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Sport

  • Huit milliards de terres

     

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    En interprétant les observations réalisées grâce au télescope Kepler, la Nasa a révélé qu'une étoile sur cinq dispose d'une planète de la taille de la terre et pourvue d'eau sous forme liquide. 

    Comme il y a 200 milliards d'étoiles dans la galaxie, dont 40 milliards sont semblables au soleil, on peut donc estimer que 8 milliards de planètes sont "habitables". 

    Go to the Wow ! Comme dit le ringard pilote de salon de Cillit Big Bang !

     

    Huit milliards de putains de bordels de terres. Et habitables en plus !

    Donc, 8.000.000.000 multipliés par 7.174.830.387 (*), cela ferait dans les 56.000.000.000.000.000.000 d'âmes et consciences potentielles, bouches à nourrir, électeurs à draguer ou téléspectateurs à youtuber. 

     

    Sauvons la planète ! Yèsse ! Mais laquelle ?

     

    Bon ! Imaginons qu'il doit y en avoir un bon paquet où seules les bactéries ont encore le droit de cité, et pas mal de chemin à parcourir pour arriver à se tenir debout et se commander une grande frite andalouse sans trop bafouiller.

    Il doit aussi y en avoir un autre bon paquet qui ont été jadis habitées par une bande d'hominidés irresponsables et qui en ont rendu les atmosphères irrespirables, au point de s'asphyxier eux-mêmes. Ce qu'on appelle vulgairement suicide par réchauffement climatique.

    Biffons aussi celles qui ont beau avoir de l'eau mais qui restent aussi stériles qu'un pampers troisième âge avant usage.

    OK ? Ben bon, il doit quand même en rester quelques unes pour nous faire rêver, non ?

    Pourquoi pas une planète où les dinosaures gambaderaient encore en écrasant les fougères géantes sous leurs grosses patoches. 

    Une autre, où des gens bronzés, adorant leur soleil-étoile, dessineraient dans le sable la forme d'une pyramide en se disant : " Pourquoi pas ? En cailloux, ça aurait de la gueule ? Et ce serait pas mauvais pour le tourisme ! ".

    Et puis une autre, où un dernier carré de morts-vivants, en train de crever la gueule ouverte, assis sur leur cul de singe, entre une centrale nucléaire et une éolienne, se demanderaient encore pour qui ils vont voter en 2014.

    Une autre, encore, qui ne serait peuplée que par des blonds aux yeux bleu Marine, croyant tous au même truc éternel, parlant la même langue, ayant un seul drapeau à trois couleurs,

    et plantant partout des croix pour rappeler la mort d'un juif-palestinien vers 86 après J.-C. (Jules César).  Et où le seul réchauffement serait charismatique.

     

    Une autre, enfin, où une bande de zouaves se réuniraient dans des villes dont les noms ressembleraient peut-être à Kyoto, Copenhague ou Rio. Pour se dire qu'il est temps. Puis grand temps. Puis urgent. Puis très urgent de faire quelque chose. Pour ne pas avoir la même blague que ces cons de terriens qu'ils observent jour après jour avec un télescope qui pourrait s'appeler Kepler.

     

    Paris 2015. Sommet climatique en vue. Qu'est-ce qu'on fait ? Ben euh, chez vous c'est quand les élections ? L'an prochain ? Chez nous c'est dans deux ans. Ouais mais nous on a des Jeux d'hiver avant tout. Et nous un mondial de foot l'an prochain. On pourrait pas attendre un peu ? Et puis les typhons et les cyclones, ça ne frappe que les pauvres ! Louisianais, Haïtiens, Philippins ! Y vont quand même pas nous mettre des bâtons dans les trous. Quand on construit des cabanes pourries, faut pas venir pleurer quand y a trop de vent. Et les "Trois petits cochons", ça a été traduit dans toutes les langues, non ?

     

    Et pendant ce temps-là, la flamme olympique se balade dans l'espace et l'équipe de France-Hollande va au Brésil. On vit vraiment sur la planète foot. Un monde fou, foot, foutre.

     

     

    (*) http://www.populationmondiale.com/#sthash.1b3PNl9v.dpbs

     

  • Petits sous, gros sous


    Le zigue s'appuie le dos à la pile de caddies de chez Colruyt. Une soirée debout, ça use, ça casse.

    À son cou pendouille une espèce de porte-badge avec un prénom. Je me dis : "Encore un qui va essayer de me fourguer un truc vaguement charitable."

    Puis, entre ses doigts je distingue des petits blocs de Post it blancs. Ah ! Oui ! C'est le week de 48 81 00 ! Je lui demande s'il n'a que des "Ducobu", avec "Kid Paddle" à l'arrière. Pas de coffret collector ? " Non, je n'ai que ça ! " . Et moi de me méfier…

    Bêtement… À force de lire les arnaques dans les faits divers et les mises-en-garde bien-pensantes sur le Net, la psychose s'installe. Des Post it Cap48 tombés du camion ?

    Mais je me reprends : " Donnez m'en pour dix euros !"

    Il est tout content. En sortant, il me remerciera encore deux fois, le zigue. Avec son inimitable sourire de bénévole heureux. Un des 10.000 sur qui l'opération peut compter.

    Autre bénévole de l'opération, Marouane Fellaini, qui prête sa tignasse de diable rouge à la bonne cause. Cette semaine, Le Soir révélait qu'à Manchester United, il allait gagner 32.500.000 € par an en mouillant ses maillots. Amusant, Cap48 2012 n'a récolté que 4.320.183 €. Soit - quand même ! - le double de ce que Ronaldo gagne par mois au Real Madrid.

    Non, je ne m'indigne pas. Je compare. Nuance !

    Tant qu'on y est Ellen Johnson, présidente du Libéria, palpe 5.600 € par mois, alors que notre Kim (Clijsters, pas Sandra !) en touchait 684.080. Mais Mimi Mathy en croque entre 250.000 et 300.000 par épisode de Joséphine. À côté de cela, les deux ans d'indemnité ( 270.000 ) de Stefaan De Clerck, c'est de la rigolade. Mais n'amalgamons pas indignation et comparaisons !

    4.320.183 € pour Cap48 2012, donc. Alors que nos poupousses chéris (près de 2 millions en Belgique) nous ont bouffé pour 227.000.000 € de croquettes en 2008. De quoi lancer un Cat's 48 en leur serrant un peu la ceinture !

    Puisqu'on est au rayon bien-être animal (Salut Laurent, tu vas bien ?) Onkelinx a tranché dans le vif. 

    Dès le 1er janvier 2018, fini la castration à vif des porcelets. Le sujet me touche. En effet, dans l'hypothèse - fort improbable selon moi - d'une possible réincarnation des âmes, je pense à mon caractère de cochon. Et là, je trouve une raison de dire  : " Merci ! Laurette ! Tu m'auras peut-être évité ça ! " . Par ailleurs, aucune trace d'une plainte de Gaia sur la rituelle circoncision à vif de porcelets humains. Qui, eux, ne seront pas abattus après douze mois d'élevage intensif. Et devront vivre avec le séquelles de ce stress physiologique. Mais, encore une fois, n'amalgamons que ce qui peut l'être.

     

    Comme l'argent et le sport. Par exemple.

    Le Comité Olympique et la Fifa ne peuvent confier l'organisation de leurs grand-messes qu'à des pays prêts à mettre - pour des tas de raisons plus ou plus mercantiles - le paquet d'oseille à côté des tresses de lauriers.

    Résultat : il n'y aura peut-être pas de neige à Sotchi, au bord de la mer Noire, pour les jeux d'hiver de l'an prochain. Mais peu importe. Poutine voulait ces jeux dans son jardin d'hiver. Et ce que Poutine veut, l'olympisme angélique le lui donne.

    Le Mondial de foot 2022 aura lieu en été au Qatar où, pour que les joueurs ne soient pas obligés de courir par de températures inhumaines, on va construire des stades climatisés. Mais bon ! Tout en sachant cela on a choisi ce pays où coule le pétrole et la sueur des travailleurs-esclaves venus d'ailleurs. 

    Et tout ceci n'empêchera pas des milliards d'écrans plats de fonctionner à pleins tubes lors des retransmissions négociées au poids du platine.

    Mais soyez tranquilles, les jeux d'hiver 2022 n'auront pas lieu à Marrakech. Pourtant, il y a des montagnes tout près. À Dubaï, peut-être. Là où une réplique grandeur nature d'Albertville ne devrait pas trop poser de problème. Qui sait,  l'Afganistan recevra peut-être un jour le Mondial de beach volley féminin ? Les Talibans sont plus riches qu'on ne le croit. La Corée du Nord aura son grand prix F1. Puisque Séoul va perdre le sien. Et on parle même d'un prochain départ du Tour de France du Qatar. Merckx Eddy y lobbyrait intensément.

    Allez, " Vive le sport ! " . Je vais chercher quatre pistolets. A pied ! Oeuf corse ! 

  • N'ayons pas peur des mots...

    " N'ayons pas peur des mots ! "

    " Appelons un chat un chat ! "

     

    En un mot comme en cent, plus les gens s'expriment moins bien, moins ces gens sont très indulgents avec les mots utilisés par les autres.

    Me suis-je bien fait comprendre ?

     

    Exemple : Quelle est la différence entre deux bombes à Boston et une canette de Canada Dry ?

    Les premières ont le bruit, le pouvoir destructeur et aveugle du " terrorisme ", mais n'ont pas été posées et actionnées par des " terroristes ".

    La seconde contient un liquide qui a la couleur de l'alcool, etc. Mais ce n'est pas de l'alcool.

    L'émocratie communicationelle qui dirige, non seulement les peuples, mais, par ricochet électoral, leurs dirigeants, oblige chaque preneur de parole à marcher sur des oeufs.

     

    Comme ces gens qui ne mettent jamais les pieds dans une église, hors mariages et enterrements, et qui s'indignent du passage des " vacances de Noël " aux " vacances d'hiver ".

     

    Des mots, des mots.

     

    Comme le nouveau débat sur les cours de morale à l'école. Il paraîtrait que ces cours de morale ne sont pas neutres, qu'ils seraient trop laïques. Lisez " engagés ". Et c'est parti pour en encommissionnement de poils-de-cutteurs. Cours de morale neutre ou cours de morale laïque ?

    " Laïc ", suivant le dico, ne signifierait donc plus " indépendant des organisations religieuses " ? " Neutre " ne voudrait-il plus dire " neutre ".

    Et la ministre Simonet, qui n'a pas peur des mots, ose : " Un jeune ne peut pas vivre dans le déni de ce qu'il est. " Klette Simonette ! Tout ça pour, en passant, justifier le maintien des cours de religion dans l'enseignement officiel.

     

    Des mots qui parfois prennent de la hauteur -n'ayons toujours pas peur des mots- en une nuit. Ainsi, le mardi soir, le gardien de but japonais du Standard bredouille, au micro d'un Fred Wasseige toutes louanges dehors, quelques récurrents  bouts de phrases en français.

    Et, le mercredi matin, Le Soir publie, entre guillemets, la citation de ces propos : " J'étais sorti un peu frustré du match de vendredi… où nous avions certes gagné. Aujourd'hui, j'ai pu exploiter ma vitesse au sol pour venir en aide à mes partenaires (???). Maintenant, il reste à faire fructifier ce 10 sur 12… "

     

    Comment dit-on "Assimil nocturne" en japonais ?