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Médias

  • Dans le journal du 11 octobre...

    Il y a des jours où la lecture de mon journal préféré m'offre plus de sujets interpellants que d'habitude...

     

    A la "une" : " Longtemps sous-financée, l’aide à la jeunesse devient une priorité pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci a débloqué 11,3 millions pour le secteur dans son budget 2017, ce qui fait de l’aide à la jeunesse la compétence la plus refinancée de l’exercice budgétaire. "

    Et sur la même page : " Les partenaires fédéraux se sont par contre entendus pour faire près de 900 millions d’économies dans les soins de santé. "

    Deux montants tellement dissemblables. On ajoute triomphalement 11 millions d'un côté et de l'autre on en coupe froidement 900.

     

    Pinnochio

    " Et c’est Didier Reynders qui crée la surprise. Devant les journalistes, il déclare : « Pour ce qui me concerne, les négociations sont bouclées. Les discussions sur les réformes structurelles se poursuivent, mais nous avons jusqu’à la fin de l’année pour les déposer au Parlement. »

    Quelques secondes plus tard, Kris Peeters, le vice-Premier CD&V s’exprime à son tour. Et pour lui, le budget… n’est pas bouclé. « Nous avons déposé des propositions visant à une fiscalité plus équitable, il ne s’agit pas de les prendre à la légère. »

    Reynders qui ment en direct puisque ce matin, rien n'est fait ! Mais bon, on ne s'indigne même plus pour ça. En revanche l'électeur belge lamda grimpe au plafond quand ce bouffon de Trump dérape.

     

    B-Fast (Fast = rapide !) ou B-Wait ?

    " Dévasté par le passage de l’ouragan Matthew, Haïti avait demandé l’aide de la Belgique et l’envoi d’experts de l’équipe fédérale d’intervention. Au début de la semaine passée, des médecins et des ingénieurs étaient prêts à s’envoler pour la mer des Caraïbes. Autorisation qui leur aurait finalement été refusée.

    Interrogé entre deux réunions budgétaires ce lundi, Didier Reynders (MR) a démenti l’information. « Il n’y a pas de refus » , a-t-il déclaré à Belga. Selon le ministre des Affaires étrangères, des pourparlers sont en cours pour voir comment acheminer le matériel, via un avion français (7 h de vol) ou un bateau néerlandais (5 jours de traversée), en coordination avec les Nations unies. « Il y a une volonté d’aider Haïti » , insiste le chef de la diplomatie."

    Nouveau pieux (?) mensonge puisque qu'il apparait qu'il a en fait obligé les équipes de secours d'urgence (?) à attendre un transport groupé international qui dépend du bon vouloir des Nations Unise et de l'U(rgenc)E...

     

    "En Flandre et à Bruxelles, un musulman sur cinq comprend les actions menées par l’ « Etat islamique », selon une enquête menée par VTM Nieuws et Humo. Cette dernière révèle également que plus de la moitié des musulmans interrogés trouvent que les non-musulmans ne sont pas assez compréhensifs envers leur communauté."

    Et ils s'en étonnent ! Dans les 2/3 y a-t-il des membres du 1/5 ?

     

    " Champignons : les espèces du Sud débarquent

    L’amanite des Césars, elle, fait le bonheur des casserolleurs aux palais fins. Ce champignon, originaire des régions méditerranéennes, continue son chemin vers le nord, comme en Ile-de-France. On en trouve encore rarement en Belgique mais quelques spécimens ont toutefois été observés, en Gaume notamment."

    Décidément, si les champignons s'y mettent aussi... Sale temps pour FEDASIL !

     

    " La direction (d'ING) a accordé une rémunération complète à ses travailleurs pour la journée du 3 octobre. Suite à l’annonce de la suppression de 3.158 postes, de nombreux employés avaient quitté lundi dernier la banque en cours de journée. « La direction a reconnu qu’ils méritaient leur salaire car l’émotion était forte » ...

    Qui a dit que les Hollandais n'étaient pas généreux ?

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    Interdiction Nationale de Grafiti

    Pour Pierre-Olivier Rollin, les fresques apparues ces dernières semaines à Bruxelles sont là pour faire réagir. " Ce n’est pas l’art qui fait scandale, c’est la société qui se scandalise à un moment. C’est révélateur de l’état d’une société. On fait beaucoup de débats, beaucoup d’interviews pour quelques fresques et on est beaucoup plus passif vis-à-vis des 3.200 licenciements d’ING. Qu’est-ce qui est le plus grave ? Dessiner une bite sur une paroi ou licencier 3.200 personnes ? "

     

    En dernière page ...

    "Le poète doit être un professeur d'espérance" (Jean Giono).

     

    Comme je vous le disais, il y a à manger et à boire, et à réfléchir jusqu'au Soir ... de demain...

  • Pubs licites.

    images-1.jpeg

    Si les publicitaires nous prennent pour des cons, il y a vraisemblablement une raison à  ça.

    Le cuisinier Knorr : " Pour moi, ce qui est le plus important, ce sont mes bottes en caoutchouc. " . Eh ! oui, pour aller dans le jardin de son petit producteur cueillir les plus beaux potirons, avant de rentrer chez lui pour préparer, dans une petite casserole, des millions de litres de soupe…

    Et asteur, vlatipa que Monsieur Propre (vous savez, l'Uncle Ben's albinos en images de synthèse) a une vraie grand-mère costaude tout droit sortie des confitures "Bonne-Moman", à moins que ce ne soit des cafés "Grand-Mère". Sans oublier Mamy Nova... M'est avis que les agences de pub doivent avoir un élevage, un conservatoire plutôt, de mémés prêtes à l'emploi. Les piles fournies avec !
    Entre parenthèses, une des trois sympas mémés bretonnes de Tipiak (Pîîîrrrat' !) est décédée. Avis aux candidates !

    C'est comme le petit bonhomme Beurre tout blanc tout triste qui rencontre la bonhommette Planta toute jaunette. Œuf corse, on ne dit pas que son joli prénom est Margarine. Tout ça pour annoncer que maintenant on met du beurre dans la margarine. Pardon, dans la Planta. Toute sa vie, Jules, mon papa, qui était agent d'inspection à l'Office National du Lait et de ses Dérivés, a pourchassé les fraudeurs qui trafiquaient le bon beurre en y mélangeant, notamment, de la… margarine. T'en fais pas papa, ça ne durera pas. Ch'sais pu quelle marque italienne a essayé avec de l'huile d'olive et ils se sont plantés. A quand le beurre de palme ?

    Quand on pense qu'Uncle Sam a réussi à retourner l'image d'un ancien esclave (Uncle Ben's) pour en faire sa marque de fabrique. "Mon oncle ce négro !". Ouais, mais Banania était passé par là bien avant. "Mon grand-père, ce tirailleur sénégalais  !".

    Dans le fond, c'est mon ami Etienne qui a raison, lui qui me disait : "Tu regardes encore les pubs à la télé, toi ?" Ben ouitche Etchènne, c'est comme la politique les pubs. Si moi je les regarde pas, elles, en revanche, me zyeutent avec gourmandise. Profitant de la moindre inattention de ma part.

    Sans parler du "placement de produits", plus insidieux. Le long métrage des Schtroumps en regorge. (1)
     
    Même une série policière française, tournée à Lyon, annonce la présence de "produits placés" dès le générique. Et qu'est-ce que je fais moi, gros con ? Eh ! ben je les cherche ces produits placés. Bingo, messieurs les markettos !
    Et je t'entends cher Etienne : "Tu regardes encore des séries à la télé, toi… ?".
    C'est vrai que sur France Musique et France Culture, le risque est moins grand...

    (1) http://placementproduits.com/les-schtroumpfs-font-dans-le-placement-de-produit/

  • Le calendrier des pensionnés

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    Décembre. Un mois. A quoi ça tient. Hier c'était ZoDiSo. Jour du soleil.
    Aujourd'hui, MaLuMo est entamé. Lundi, jour de la lune. Maandag. Monday.
    Lune en grève. Pas de marée ?

    Les copeaux de Jean-Louis dans le fumoir. Du chêne et des fruitiers.
    Fument. Les magrets se patinent doucettement. Ils se mordorent en rêvant de Noël.

    Le porc de Piétrain rêve de pierre de Gobertange. En voisin.
    Encore 9 pilules et c'est Noël.

                                              ***
    C'est amusant, les piquets de grèves ne "filtrent" pas les gars de la RTBF qui viennent les filmer...


    Grève rue de la Loi . Le journaliste RTBF télé demande à une cycliste: - Vous êtes venue travailler à vélo ? - Oui ! - Pourquoi ? - Paske en voiture ça ne passe pas ! - Et à vélo, ça passe ? - Oui.
- Donc vous croyez qu'en voiture ça n'aurait pas passé ? - Tout à fait !

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    Nathalie Maleux : - Aucun vol au départ des aéroports. Nous rejoignons Quentin Waarlop à Zaventem. - Hmmmmwais Nathalie on assiste ici à une scène surréaliste. Sur le tableau d'affichage que vous pouvez voir derrière moi, tous les vols sont supprimés.... - Et dans les autres aéroports comment ça se passe ? ...
    Donc, on envoie un zig à Zaventem où on sait d'avance il ne se passe rien pour lui demander comment ça se passe ailleurs. Astableef !
C'est pas de l'hyper-giga-méga non-info, ça !
En presse écrite, quand on envoie un journaliste dans un endroit où rien ne se passe, il revient à la rédaction et n'écrit rien. Au JT dès qu'on lance un "envoyé spécial" à Foufigny-les-Morpions il FAUT qu'il passe en direct.
Exemple encore ce midi avec la prise d'otage à Gand : Le gars se trouve à trois rues de là (et il le répète !) en dehors du périmètre de sécurité. Il se lance comme pour révéler un scoop avec mouvements de caméra etc (du vécu quoi !) puis il revient à son point de départ en reculant jusqu'à la banderole de la police. Tout ça pour dire qu'il ne sait rien de ce qui s'est passé, ni le pourquoi, ni le comment. Astableef !

  • CQFD

    Vous êtes au volant, englué dans une file, quelque part entre le début et la fin d'un bouchon.

    Disons "entre Tervueren et Groot-Bijgaarden". Soudain, la belle voix grave de Pierre Collard-Bovy, interrompt celle, non moins belle, de Freddy Mercury : "Nous vous signalons que suite à une perte de chargement un bouchon de trois kilomètres est en formation sur le ring extérieur de la capitale, entre Tervuren et Grand-Bigard." 

    "Merci Pierrot ! Mais je suis déjà en plein dedans!"

    Ce matin, un entrefilet dans Le Soir :

    "Le taux le plus faible de création et de perte d’emplois en 10 ans

    C’est De Standaard qui l’annonce: selon une étude de Dynam, une collaboration de l’ONSS et de la KUL, le nombre de nouveaux emplois est au plus bas depuis dix ans. Les douze derniers mois (premier semestre 2014 et dernier semestre 2013), 166.000 emplois ont été créés, contre 250.000 avant la crise. Mais dans le même temps, moins d’emplois ont été perdus: 147.000 jobs, aussi le taux le plus bas depuis dix ans. Cela donne une création nette de 19.000 emplois. Mais la (sic) peu de création et perte d’emplois en même temps est un mauvais signal, selon les auteurs de l’étude, car le marché de l’emploi stagne. Pour eux, «que des emplois disparaissent est le jeu normal de l’économie; ce n’est pas un problème en soi, pour autant que suffisamment d’emplois soient créés par ailleurs».

    Certes, cette information chiffrée est éclairante. Mais les conclusions !

    "Mais la (sic) peu de création et perte d’emplois en même temps est un mauvais signal, selon les auteurs de l’étude, car le marché de l’emploi stagne." 

    Traduction : si plus que tu vires du monde et moins que tu embauches c'est pas bon du tout ça !

    «que des emplois disparaissent est le jeu normal de l’économie; ce n’est pas un problème en soi, pour autant que suffisamment d’emplois soient créés par ailleurs».

    Traduction : CQFD !

    Il en va de l'info trafic comme des études économiques réalisées à grand frais par les bureaux  privés et les hautes écoles.

    Tous vous disent que vous êtes dans la merde, alors que vous en avez déjà jusqu'à la cravate.

    Et les journaux en rajoutent une couche, vraisemblablement pour vous signaler que ce n'est vraiment pas le moment de penser à ouvrir la bouche...

     
  • Et voici le JT...

    Il m'arrive souvent de brocarder la façon de parler le français au Journal Télévisé (belche).
    Et parfois, plus particulièrement, les jeunes journalistes de la "gente" féminine, comme ils disent, à tort (1).
    Quoique, ces derniers temps les recrues ont plutôt tendance à se poildementoniser sérieusement. Question de couvées, sans doute…
    Il faut dire qu'en matière de lieux communs et autres expressions aussi vides que toutes faites, le JT est un véritable réservoir.
    Mais, bon, mettons-nous à leur place.
    Voici des gens qui sortent de l'univ' ou de l'IHECS et qui ont été nourris au petit lait du langage "formaté" de générations de journalistes et de leurs expressions usuelles.
    Je me souviens qu'adolescent, étant fan de la revue de presse de la RTB/radio, j'étais fasciné par l'expression "selon notre consœur La Libre Belgique" ou "selon notre confrère Le Soir"? Sais pas pourquoi et allez savoir !
    Toujours est-il que lorsque j'ai eu l'occasion d'écrire des papiers dans les gazettes, je n'ai eu de cesse de parvenir à caser cette expression mythique. Symbole, vu mon jeune âge, de mon accession à la cour des grands. Sans doute.
    Et l'on devine que bon nombre de jeunes communicateurs rêvent de placer de-ci, de-là, un "récurremment", une "redondance", un "peu ou prou", des puissants "phéromones", l'un ou l'autre "paradigme" ou "algorithme", et la "résilience" qui va avec. Ah ! Pas oublier "éponyme", ni "esperluette", non plus !
    Y a pas à dire, ça pose son mec, mais ça oblige le téléspectateur à appuyer sur la pause de son Voocorder, le temps d'aller vérifier le sens caché de ces mots barbares sur la tablette, désormais à portée de main à côté de la télécommande. Et moins lourde à manier que le Petit Larousse en couleurs.
    Mais bon, les jargons ont toujours été les meilleurs protecteurs des castes, à part qu'ici on est dans la communication de masse… Et quelles masses ! Souvent à la masse, si pas à la ramasse…
    Je connais une femme à journée qui se plaît à fourrer des "récurrent" partout où elle peut. Et même où elle ne peut pas. La proximité avec "récurer", peut-être. Allez savoir !
    Parce que nos bonnes présentatrices et -teurs de JT devraient se rendre compte que si le "faire comme" n'est pas à la portée de toutes les bourses, le "dire comme" est, lui, une manière pas chère de croire se distinguer.
    Comme il y a un quinzaine d'années, quand nos animateurs radio se sont mis à utiliser à tour de micro les "bien évidemment" et autres "tout à fait" piqués sur les chaînes hexagonales.
    En attendant, nous devons bien subir, le plus stoïquement possible, le bombardement quotidien d'expressions que la vitesse, la paresse ou le manque d'imagination et de saines lectures, tentent d'excuser. Allez savoir, aussi !

    Notés sur le calepin (2), posé à demeure, entre la tablette et les télécommandes :

    "Tout le monde sur le même pied d'égalité". (Le gauche ou le droit ?)
    "Le tri sélectif". (Par opposition au tri fourre tout ?)
    "Les quatre coins de l'hexagone". (En langage quadrilatère ?)
    "Un but partout. Egalité parfaite !". (En êtes-vous certain ?)
    "Il ne ferait jamais de mal à une mouche". (Moi, oui !)
    "Une tension palpable". (Mettez des gants, quand même !)
    "Une véritable hécatombe". (C'est comme à peu près le contraire d'une fausse catastrophe ? Savez-vous que le véritable et antique sens d'hécatombe, est le massacre de cent bœufs ?)
    "Une véritable ovation". (Bon, est-ce qu'ils gueulaient ou pas ? A force d'abus d'hyperlatifs, on se doit de placer du "véritable" partout.)
    "Un "Ouf !" de soulagement". (De quoi d'autre selon vous ?)
    "La foule s'était déplacée en masse". (500 selon la police, et ce que vous voulez selon les organisateurs…)
    "Un lourd tribut". (Ah ! Ces obèses africains…)
    "Une longue saga". (C'est comme "Plus belle la vie", mais avec une fin !)
    "Un écrin de verdure" (Toujours en avoir un sur soi quand il s'agit de caser un château, un ru, une expo en plein air, etc.)
    "Il s'isole seul en tête". (Ben, tant qu'à faire…)
    "Un tir décroisé". (Est sensé désigner un tir oblique ou diagonal, donc croisé… Mais de toute façon "décoché")
    "Un précieux sésame" (Ben oui, pour un billet d'entrée tiré à deux mille exemplaires, ça n'a plus beaucoup de sens…)
    "Un nid douillet". (Vous savez, pour cocooner, ou coucouner, ou ce que vous voulez, bande de pervers… Et c'est encore plus douillet quand c'est petit. Comme quoi !)
    "Notre plat pays". (Même quand il s'agit du Namurois ? Voyons Hadja !)
    "Une bonne fois pour toutes". (Et une mauvaise foi pour tous ?)
    "C'est magique !" (A propos de tout et n'importe quoi.)
    "Un savoir-faire qui se transmet de génération en génération". (Et sans en sauter une, si possible !)
    La palme allant au super énervant : " Comme vous pouvez le voir derrière moi !" (Certes ! Nous le voyons. Et même mieux que vous-même !)
    Ou : "Ils sont actuellement réunis dans le bâtiment que vous pouvez apercevoir derrière moi." Cela veut dire qu'on ne saura rien de bien neuf, et donc qu'il n'était pas nécessaire de déplacer journalistes et techniciens pour filmer une envoyée spéciale papotant devant une façade.
     
    Et à côté de ces tics, tocs, et autres clichés, il y a ces fotes, ces fosses notes, moins pardonnables.
    Ces "vestiges mis à jour" au lieu de "au jour".
    Ces pélérinages au lieu de pèlerinages.
    Ces "Elle n'est pas prête de réussir…" et qu'on n'est pas près d'oublier.
    Ces "Lui aussi, il n'est pas net." (Sinon je ne suis pas non plus une fois content !)
    Et ce  "il était vêtu d'un sweet shirt". (Même si ce genre de vêtement n'est bon qu'à "sweater". Transpirer, en grand-breton. Différent du Tea-Shirt, porté uniquement à l'heure du thé. Tant qu'on y est…)
    Mais aussi, un "dî djî" (D.J.). Voyons mon petit De Brigode, pourquoi pas un "dé djé" ? Il est vrai que vous avez déjà osé "Vim Wenders" !
    Arrêtez aussi, astableef !, les langues de Vondel, de Shakespeare, de Voltaire et de Gœthe ! Nous sommes au XXIe siècle savez-vous !

    Et, ketchup sur le mac'do, à propos du taximan violeur à Bruxelles : "Il se faisait passer pour un faux chauffeur de taxi." (Les faux gendarmes déguisés en pompiers n'y ont vu que du feu !)

    Mais bon, OK,  c'est facile de critiquer ceux qui bossent quand on est bien installé, le cul calé dans un fauteuil Ikéa.
    C'est, en effet, autre chose face caméra, micro en main, avec machin qui parle dans l'oreillette, des badauds qui essayent de faire un "petit coucou" et les techniciens dilettantes qui rêvent de la pause-sandwich en se balançant des vannes…
    Comme quoi, le langage, c'est bien avant les études de journalisme que ça s'apprend. Pas sur le tas, le trouillomètre à zéro, en s'adressant aux gens assis devant leur poste.

    Sans rancune les gars (garces ?) ! Qu'est-ce qu'on deviendrait sans vous ?


    (1) Par opposition à l'agent de police ? Ou à la gent ailée, si la fliquette vole à votre secours ?
    (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Calepin

  • Ils l'ont dit à la télé !

    Ils l'ont dit à la télé !

     

    RTL ne brosse pas toujours la couronne dans le sens du poil. Si la chaîne télé autant privée que populaire aime picorer les niousses tombées de la table de Læken, elle ne se contente pas que des miettes de brioche. Et peut même parfois se montrer vache … par défaut.

    Ainsi, ce 4 avril, rendant compte de la remise du premier agneau pascal à notre roi par les autorités des abattoirs d'Anderlecht, elle a "laissé" passer cette phrase historique de notre Flupke "the" Quick Premier : "Les enfants vont être contents… Il a l'air bien frais !" (sic) a apprécié notre bon sire en admirant la bête dépiautée. Comme quoi, quand Mathilde n'est pas là, on se demande s'il y a un abonné sous la couronne que vous avez demandée. Il ira loin ce garçon-là. Pourrait ben même devenir un jour roi… Et dire merci pour les pandas au président chinois par un : "Je remercie la Chine pour ce geste fort !" (resic). Ouais. A part qu'ici, c'était pas une parole en l'air. C'était écrit dans le discours...

     

    Après avoir eu droit à quelques "La foule s'est déplacée en masse" *, de la part des préposés aux JT, voici une autre sortie mémorable dans la sombre histoire de la vierge phosphorescente de Jalhay, petit village sis non loin de Spa-Francorchamps.

    Il restait, évidemment quelques crédules-incrédules, après que l'univ' de Liège ait analysé la statue et conclu à une émission lumineuse due à la composition de la peinture qui la recouvrait.

    La preuve par le curé de la paroisse qui a déclaré à toutes les chaînes télé : "Il faut quand même reconnaître que la vierge n'était lumineuse qu'en présence de fidèles… En effet, quand personne n'était dans la pièce, elle n'était pas blanche… ". Va-t'en vérifier ça… Et un ange, blanc comme un Russe d'avant Lénine, passa…

     

    (*) Quand les badauds s'amassent en foule on peut s'attendre à tout... 

  • Deux dents contre...

    "Dans les écoles "pas chics", les profs ont des élèves difficiles.

    Dans les écoles "chics", les profs ont des parents difficiles."

     

     

    Que ceux qui pensent que j'ai une dent contre le JT-RTBF se rassurent.

    Ils ont raison.

    Un rayon de soleil hâtif et on envoie une équipe à la mer pour nous faire participer au scoop du jour : il fait beau, mais l'eau est encore fraîche ! Point. Comme si le bulletin météo ne suffisait pas.

    Heureusement que cette séquence nous a quand même aussi appris qu'à la mer il y avait du sable à châteaux, des "cuistax" à pédales, des moules à frites, des crevettes à croquettes et des cornets à crème glacée. Ça c'est de l'info !

    Mais pas un mot sur les futurs et inévitables bouchons du retour.

    Une fois les clichés rangés dans la boîte à gants.

    À titre de comparaison, Le Soir s'est contenté d'un communiqué Belga de huit lignes.

    Et une autre dépêche Belga de neuf lignes pour nous dire que les sauts en parachute avaient repris à Temploux, alors que le JT y consacrait une longue et vide séquence à but lacrymogène avorté.

    Ne venez pas me dire qu'il faut bien remplir le journal. Ce ne sont pas les bons sujets qui manquent. Mais bon, c'est tellement plus facile de suivre les saisons et leurs sujets qui ne mangent pas de pain, et qui ne fâchent personne. (Quoique !)

    En revanche, on vous résume un débat politique d'une heure en une minute dans une séquence où pour comprendre il faudrait avoir vu le débat. Logique non ? "Tu coupes où ? N'importe où coco ! Du moment qu'ils sont tous cités, le reste c'est comme tu le sens..."

    On dirait que le JT, c'est le terrain de jeux des petits nouveaux "à toutes les sauces". Les grosses têtes, se réservant les émissions "plus nobles".

    Faut dire aussi qu'il faut bien occuper la pléthore de journalistes du JT, dont certains anciens ne sortent de leurs "bureau d'études" que de rares fois sur l'année.

    Il serait instructif de comparer les effectifs (pigistes et effectifs) RTBéens avec ceux de RTL.

    Qui peut me fournir ces chiffres introuvables sur le net ?

    Les mauvaises langues disent pourtant qu'il y a toujours et encore des abonnés à la permanence du week-end et qui "récupèrent" pendant la semaine. Mais ce sont des mauvaises langues. Ceci étant, leur présence le week-end passe tout aussi inaperçue que leur absence en semaine. Cool. Coule douce… Mais attention danger ! Service public pas toucher !

     

    Que ceux qui pensent que j'ai une dent contre le MR de Charles Michel se rassurent.

    Ils ont raison aussi.

    Le grand bleu, fruit des amours de la "blanke doreye" (1) de Jodoigne et de la "tarte au stofé" (2) de Wavre, a déclaré : "Nous ne participerons pas au prochain gouvernement si le décret inscriptions n'est pas purement et simplement supprimé." Punt aan de lijn (fourni gracieusement par La N-VA).

    Donc, comme le but de ce décret est depuis toujours de favoriser la mixité sociale dans les écoles, la conclusion est simple : le MR préfère les ghettos. 

    Tout comme les adversaires acharnés -certains parents et directeurs de certaines écoles- qui préfèrent que leurs chères petites têtes blondes ne ramassent pas les poux des suspectes petites têtes brunes.

    Pas étonnant que la longueur d'onde de cette Wallonie bleue corresponde à celle d'une certaine Flandre.

    S'il ne fallait qu'une définition des vrais enjeux de la campagne, c'est par ce bout qu'il faudrait commencer à chercher.

    Parti pris ? Certes, mais surtout pas celui-là !

     

     

    (1) Tarte au fromage de Jodoigne : http://www.hesbayebrabanconne.be/spip.php?article1136

    (2) Tarte au fromage de Wavre : http://www.confreriedustofe.be/notre-produit/

  • JT. Je T'aime, moi non plus.

    Mercredi passé, les chers téléspectateurs des JT-RTBF l'ont échappé belle. Ils n'ont pas eu droit à un reportage en direct de Binche sur le nettoyage des rues après le carnaval.

    J'aime le carnaval, sa signification, son côté enraciné, irrationnel. Mais voir, pour la Xième année consécutive, l'envoyé spécial de service bouffer des confettis en direct, non merci. Mais qu'est-ce qu'on apprend donc aux aspirants journalistes télé avant de les lancer, diplôme pas encore sec en poche, sur le terrain ?

    " Dis donc, quand tu sais pas quoi poser comme question, tu demandes au preneur de son. Lui, il a l'habitude !". 

    Et pour les micro-trottoirs ? "Bah ! Quand le preneur de son aura assez de matière, il te le dira !". 

    Dès lors, on a droit à des questions qui, invariablement visent à obtenir la même réponse : "Paske cè super !".  "Et pourquoi tu aimes lancer des confettis ?" "Ça vous fait quoi de vous promener quand il fait beau ?" "Et pourquoi tu es venu voir les pandas aujourd'hui ?"

    Et ceci dans le meilleur des cas. Sinon, l'interviewer de service a plutôt tendance à poser une question bateau dont la réponse est obligatoirement oui. Surtout aux enfants. Du style : "Est-ce que c'est gai de jouer dans le sable à la mer quand il fait beau ?"

    Ne parlons même pas de ce que nous avons subi hier. Au treize heures comme au 19.30. Dix choses à ne pas manquer quand il fait beau ! Et vazy que je t'enfile un short sans enlever mes chaussettes de ville. Et vazy que : "Et n'oublions pas de ressortir nos lunettes de soleil qui n'ont plus servi depuis un an. Et vazy que je gonfle les pneus d'un VTT, que je me couche sur le gazon, que je brosse la grille du BBQ, que je mange une glace, suivie d'une crasse pinte, beurk !… Télévision de service public, tu mérites mieux que ça !

     

    Vous me direz : "Mais pourquoi te ronges-tu la rate à regarder ce genre de truc ?"

    OK. Le soir, je ne regarde pas. Je mets le casque sans fil et "j'écoute" le JT en cuisinant. Eh ben ! Le JT, quelques images choc mises à part, c'est tout juste un JP d'une demi-heure. Parce que les images… Une main qui allume le gaz sous une casserole, quand le prix du gaz augmente ou diminue. Idem avec l'éternelle station-service ou le même livreur de mazout, quand le pétrole éternue. Ou ces images merdiques et tremblantes, à peine regardables, provenant d'un iPhone anonyme sur pied de guerre…

    Pour le reste, c'est de la radio !

     

    Nathalie, la femme-tronc : "Nous allons rejoindre, en direct, Rachel Crivellaro qui est sur place, au 16 rue de la Loi, où se tient pour, le moment, une réunion capitale du Kern, à propos de la très contestée réforme fiscale."

    La journaliste : "Tout à fait, Nathalie, à l'heure où je vous parle, là, tout juste derrière moi, se tient une délicate réunion, sous haute tension, à propos de la réforme fiscale. J'ai à mes côtés, un des acteurs clé de cette nouvelle législation à qui je vais demander où en sont les travaux. - Monsieur le ministre bonjour ! Alors, où en sont les travaux ?" 

    Le ministre : " Ben écoutez, cette réforme fiscale étant capitale pour l'avenir du pays, vous comprendrez que, vu l'importance des enjeux, tant économiques que politiques, je ne puisse vous dévoiler le contenu de ces négociations…" Etc.

    La journaliste : "Comme vous venez de l'entendre, Nathalie, vu l'importance des enjeux, on comprendra que le ministre se montre discret afin de ne pas hypothéquer les chances d'un accord qui semble, à l'heure où je vous parle, toujours possible."

    Nathalie : "C'était Rachel Crivellaro qui, rappelons-le, était en direct du 16 rue de la Loi, où se tient à l'heure où je vous parle, une réunion capitale pour l'avenir de nos impôts. Il va de soi que si vous avez du nouveau, Rachel, vous intervenez quand vous voulez."

    Tout ça (une journaliste, un cameraman, un preneur de son, une voiture de captation, un chauffeur) pour ça !

     

    Et ces femmes-troncs qui veulent jouer les tigresses dès qu'elles peuvent se faire un invité en direct sur le plateau. Ah ! Le langage corporel. Regardez-les comme elles essayent de jouer les méchantes. Même la douce Véronique Barbier n'échappe pas au phénomène. Faut dire que l'occasion est rare, pour une fois qu'elles n'ont pas les yeux fixés sur le prompteur… Idem pour les hommes-troncs qui cuisinent à feux croisés les candidats des prochains scrutins. En s'amusant surtout à poser des questions embarrassantes et à couper le sifflet du gars en plein milieu de réponse. "Allez ! On se fait Nollet aujourd'hui !"

    Hé, De Brigode et consorts, vous êtes à la télé ! Pas sur votre égo-page Facebook ! Ici, c'est service public, pas service-volée !

     

    En parlant de prompteur, mieux vaut qu'il ou elle ne s'en éloigne pas trop. Paske alors, pour l'impro c'est la cata. Avec des "Euh !" gros comme des pages de pub sur RTL.

    Et pour les clichés ! Y a-t-il un cours "Comment placer un lieu commun dans un JT ?" à l'IHECS ?

    Délivrez-nous des tensions palpables; véritables ovations-hécatombes-boucheries-féeries; précieux sésames; nids douillets; des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération; des "bonne fois pour toutes"; des "c'est magique !" à propos de tout, et surtout de rien…

    Sans compter les fôtes du style "lui aussi il n'est pas", "elle n'est pas prête de…", "les vestiges mis à jour", les "tout le monde sur le même pied d'égalité", la "longue saga", "complètement bondé", "il s'isole seul en tête", "en se faisant passer pour de faux chauffeurs de taxis" (sic !),…

    Et l'émotion à tout prix ! Comme la petite Scouflaire qui voulait absolument arracher des larmes à un parachutiste à Temploux. Raté cocotte !

    Enfin, terminons sur une bonne nouvelle ! Les "tirs décroisés" ont presque été éradiqués du vocabulaire footbalistique. Normal : croisé c'est oblique ! Décroisé : c'est tout droit !

    Allez zou ! Je crois que je ferais bien de suivre les dix conseils du gars d'hier.

    Quoique … Mon stylo a éliminé sa bile et je me sens déjà mieux .