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Comme ça, en passant... - Page 5

  • Dans le journal du 11 octobre...

    Il y a des jours où la lecture de mon journal préféré m'offre plus de sujets interpellants que d'habitude...

     

    A la "une" : " Longtemps sous-financée, l’aide à la jeunesse devient une priorité pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci a débloqué 11,3 millions pour le secteur dans son budget 2017, ce qui fait de l’aide à la jeunesse la compétence la plus refinancée de l’exercice budgétaire. "

    Et sur la même page : " Les partenaires fédéraux se sont par contre entendus pour faire près de 900 millions d’économies dans les soins de santé. "

    Deux montants tellement dissemblables. On ajoute triomphalement 11 millions d'un côté et de l'autre on en coupe froidement 900.

     

    Pinnochio

    " Et c’est Didier Reynders qui crée la surprise. Devant les journalistes, il déclare : « Pour ce qui me concerne, les négociations sont bouclées. Les discussions sur les réformes structurelles se poursuivent, mais nous avons jusqu’à la fin de l’année pour les déposer au Parlement. »

    Quelques secondes plus tard, Kris Peeters, le vice-Premier CD&V s’exprime à son tour. Et pour lui, le budget… n’est pas bouclé. « Nous avons déposé des propositions visant à une fiscalité plus équitable, il ne s’agit pas de les prendre à la légère. »

    Reynders qui ment en direct puisque ce matin, rien n'est fait ! Mais bon, on ne s'indigne même plus pour ça. En revanche l'électeur belge lamda grimpe au plafond quand ce bouffon de Trump dérape.

     

    B-Fast (Fast = rapide !) ou B-Wait ?

    " Dévasté par le passage de l’ouragan Matthew, Haïti avait demandé l’aide de la Belgique et l’envoi d’experts de l’équipe fédérale d’intervention. Au début de la semaine passée, des médecins et des ingénieurs étaient prêts à s’envoler pour la mer des Caraïbes. Autorisation qui leur aurait finalement été refusée.

    Interrogé entre deux réunions budgétaires ce lundi, Didier Reynders (MR) a démenti l’information. « Il n’y a pas de refus » , a-t-il déclaré à Belga. Selon le ministre des Affaires étrangères, des pourparlers sont en cours pour voir comment acheminer le matériel, via un avion français (7 h de vol) ou un bateau néerlandais (5 jours de traversée), en coordination avec les Nations unies. « Il y a une volonté d’aider Haïti » , insiste le chef de la diplomatie."

    Nouveau pieux (?) mensonge puisque qu'il apparait qu'il a en fait obligé les équipes de secours d'urgence (?) à attendre un transport groupé international qui dépend du bon vouloir des Nations Unise et de l'U(rgenc)E...

     

    "En Flandre et à Bruxelles, un musulman sur cinq comprend les actions menées par l’ « Etat islamique », selon une enquête menée par VTM Nieuws et Humo. Cette dernière révèle également que plus de la moitié des musulmans interrogés trouvent que les non-musulmans ne sont pas assez compréhensifs envers leur communauté."

    Et ils s'en étonnent ! Dans les 2/3 y a-t-il des membres du 1/5 ?

     

    " Champignons : les espèces du Sud débarquent

    L’amanite des Césars, elle, fait le bonheur des casserolleurs aux palais fins. Ce champignon, originaire des régions méditerranéennes, continue son chemin vers le nord, comme en Ile-de-France. On en trouve encore rarement en Belgique mais quelques spécimens ont toutefois été observés, en Gaume notamment."

    Décidément, si les champignons s'y mettent aussi... Sale temps pour FEDASIL !

     

    " La direction (d'ING) a accordé une rémunération complète à ses travailleurs pour la journée du 3 octobre. Suite à l’annonce de la suppression de 3.158 postes, de nombreux employés avaient quitté lundi dernier la banque en cours de journée. « La direction a reconnu qu’ils méritaient leur salaire car l’émotion était forte » ...

    Qui a dit que les Hollandais n'étaient pas généreux ?

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    Interdiction Nationale de Grafiti

    Pour Pierre-Olivier Rollin, les fresques apparues ces dernières semaines à Bruxelles sont là pour faire réagir. " Ce n’est pas l’art qui fait scandale, c’est la société qui se scandalise à un moment. C’est révélateur de l’état d’une société. On fait beaucoup de débats, beaucoup d’interviews pour quelques fresques et on est beaucoup plus passif vis-à-vis des 3.200 licenciements d’ING. Qu’est-ce qui est le plus grave ? Dessiner une bite sur une paroi ou licencier 3.200 personnes ? "

     

    En dernière page ...

    "Le poète doit être un professeur d'espérance" (Jean Giono).

     

    Comme je vous le disais, il y a à manger et à boire, et à réfléchir jusqu'au Soir ... de demain...

  • Surréalités

    Deux petits nouveaux s'ajoutent à l'album...

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  • Fleurs

    Roses des champs et fidèles à leur tâche
    Les coquelicots
    Rosissent les talus blonds
    Des îles sous l'orage
    Éphémères soies garance
    Ébouriffées par un nord-ouest
    Qui moutonne une mer en transe
    Braises virevoltantes
    Consumées avant l'âge

    Roses des villes
    Les trémières
    Guerrières
    Roseur aux joues et fleurs au fusil
    S'inclinent sans fléchir
    En rêvant sous la pluie
    D'un vent moins audacieux
    Qui laisseraient en paix
    Leurs tiges sentinelles
    Au pied des volet bleus


    Demain sur le chemin
    De rouges confettis flétriront au soleil
    Demain sur les pavés
    De roses et molles corolles
    Attendront le balai

    L'été est un farceur
    Demandez-le aux fleurs

     

     

  • La mort du fleuve

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    Nourri par les rus bruns qui engrossent ses rivières

    Le fleuve repu traine sa lourde panse

    Ondulant du derrière

    Entre des rives mornes

    Grises d'indifférence

    Monstre roux se riant des barrages

    Lombric liquide cherchant le bout d'un tunnel qu'il ne doit pas creuser

    Courant imperturbable et sans colère se pressant vers la mer

    Il entraine avec lui des fétus d'espérance

    Des lambeaux de printemps

    Des trainées de limon

    Messages morts-nés

    Bouteilles pour la mer

    Arrachées aux vallées

    Tout là-haut en amont

    Têtu comme l'Ardenne d'où il descend

    Force impassible

    Insensible aux humains

    Désespéré lucide

    Inéluctablement

    Conscient de son destin

    Le fleuve se suicide

    Une écluse à la fois

  • Pluviose

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    Le dos du fleuve chairedepoule sous les baisers picotants

    des gouttes tombées d'un ciel eau de vaisselle

    Un cormoran rêve de Bretagne rasant la houle fluviale qui n'a d'orientale

    que la direction

    Tiret noir

    Encre de chine d'un tire-ligne vite dissoute dans la grisaille

    La pluie liquéfie la moindre velléité du paysage immobile

    Le ciel fait la moue à la terre qui se noie

    Aucun pinceau à l'horizon pour déposer la goutte colorée

    qui irradierait la grande feuille détrempée

    Même les péniches semblent ne plus savoir où elles s'en vont

    Le temps vague vaque faisant semblant de s'occuper les aiguilles

    Les gris se fondent sans conviction

    Connaissant d'avance le résultat de leur cafardeux mélange

    Même la mélancolie se fait endorphine

    Pour empêcher les façades de plonger dans leur reflet

    A l'horizon brumisé les frondaisons s'estompent

    Comme les oiseaux fripés

    La vie revient se nicher dans les branches intérieures de l'âme

    Où la morosité sait se sécher les plumes et se briquer les yeux

    Douce résilience de l'esprit qui se nourrit d'un rien

    Puisant dans l'air humide les mots qui lui font chaud

    L'esprit souffle à l'oreille de l'âtre imaginaire qui ronronne en son cœur

    Timide flambée évaporeuse de toutes les tristesses

    Seul sous le vieux béret qui goutte dans son cou

    Le vieil homme sourit

    On le prend pour un fou

  • Grognonnages

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    Etait-ce vraiment une bonne idée d'aller piocher dans le vocabulaire ferroviaire pour baptiser les contrôleurs aériens ?

    En les appelant "aiguilleurs du ciel" n'allait-on pas leur instiller une propension à la grève ?

    "Gardiens du ciel" alors ? Ben pas vraiment non plus. C'est leur donner la mauvaise idée de garder les passagers prisonniers de leur bon vouloir. Et en matière d'actualité... le rapport "gardiens-prisonniers" est assez déconseillé.

    C'est comme baptiser les gouvernements de sobriquets en rapport avec les couleurs qui les composent.

    Prenez du bleu, du bleu, du jaune, du noir, de l'ocre, de l'orange et encore du jaune. Vous trouvez que ça fait "suédoise" vous ?

    Essayez, vous aurez un truc de la famille des "cacas d'oie". Pas ragoûtant.

    Et pourtant, si l'on observe la gouvernance de la Belgique fédérale, nous avons bel (bbof !) et bien (reboff !) un superbe gouvernement "caca d'oie".

    Et quand c'est le nez fort de Charles Michel que l'on enfonce dans cette matière odorante, tout ce que l'intéressé trouve à dire c'est : "C'est pas moi, c'est l'oie !"

    Le 16 rue de la l'Oie en aura déjà bien entendu en matière de démocrottes, mais là ...

     

    (Parenthèse.)

     

    imgres.jpgJ'en étais là dans mes grognonnages, quand Michelle a passé la tête : "C'est l'heure !"

    Et nous sommes  partis au Caméo voir "Demain". (Tant qu'il en était encore temps, c'est à dire à encore l'affiche et ... pas trop tard pour les habitants de notre planète !)

    Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, à la sortie j'ai piqué un journal "gratuit" que je ne connaissais pas : "Le bienvenu". (1)

    Ce matin j'ai donc ouvert ce "Journal populaire de solidarité" (N° indispensable, comme ils disent...).

    Huit pages très bien écrites (Martine Vandemeulebroecke est derrière... ainsi que tout le secteur associatif) pour démonter les clichés les plus répandus sur les migrants et les réfugiés.

    Et je me suis dit : "Qui va prendre la peine de lire tout ça ?".

    Ceux qui se nourrissent de simplismes ? Ceux qui ne vont jamais à messe mais qui défendent notre occident chrétien contre les invasions barbares ?

    J'ai embrayé avec l'interview éclairée et éclairante (vite mes Ray-Ban !) de Jean Tirole, prix Nobel d'économie, dans "Le Soir".

    Et là je me suis redit : "Y a-t-il une de nos politiques têtes dépensantes qui va lire ces deux pages et s'en inspirer ?"

    Je crois plutôt que Charles Michel aura préféré apprendre par cœur ce que De Wever a dit de lui. Pour demander à Ducarme de réagir par un coup de gueule susceptible et sanguin qu'il pense être de la polémique... Pour eux, le long terme, c'est ce qu'on va dire d'eux au JT du soir.

    Idem pour "Demain" ce film admirable qui pose des questions, y répond et redonne espoir tout en lançant l'alarme.

    Qui parmi nos responsables des énergies, de l'agriculture et de l'éducation a eu la bonne idée d'abandonner son smartphone et ses électeurs pour aller s'asseoir deux heures devant ce film ?

    Qui parmi nos braves nymbies pourfendeurs d'éoliennes aura fait de même ?

     

    L'information est là, mais pour qu'elle perce l'épaisse couche de crasse ignorante de la paresse humaine il faudra peut être attendre qu'il soit trop tard.

    "Mais allez hein fieu ! Qu'est ce que tu viens encore nous faire chier avec tes trucs pessimistes ?  C'est des Diables Rouges, de la Jupiler, Plus belle la vie et des Tops Chefs qu'il nous faut. On ne vit qu'une fois ! "

     

    On ne crève qu'une fois aussi... la gueule ouverte en criant "We are the champions !"

     

    (1) https://lebienvenu.be/

  • "Bonjour, vous allez bien ."

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    "Bonjour, vous allez bien ?"

     

    Dites ça au conducteur en montant dans le bus. Putain sa tête. Il vous regarde d'abord comme un extra-tec-rèstre, puis ébauche un sourire et répond un "Çavaèvous ?" surpris, venu d'ailleurs. De loin, en tout cas.

     

    "Vous verrez, Namur est une ville agréable. Plein de belles boutiques et de restaurants. Et il s'y passe toujours quelque chose...". Certes, certes...

     

    Venant d'un village où se passer de voiture relève du militantisme, nous sommes devenus des habitués de la ligne TEC namuroise "n° 5".  En plus avec le "Pass 65+" à 35 € par an... nous ne sommes pas fous !

    Côté Sambre, terminus Les Hayettes (Salzinnes). Côté Meuse : Plomcot (doit-on prononcer le "t" ?) ou Beez (prononcez Bé, c'est plus sûr !). Au centre, la gare.

    Quand on est habitué à faire ses courses en bagnole avec Classic 21 dans les oreilles, le bus 5 c'est  le choc des rencontres. Le 5, c'est d'abord les nombreux "banlieusards" qui s'en servent pour aller, comme patients ou visiteurs (la joie quoi !), de la gare à une clinique. Sainte-Elisabeth (la chic) à un bout et Saint-Camille (la populaire), à l'autre. Fronts soucieux. Regards perdus dans la forêt des questions.

    Ouais, bon, lors d'un de mes premiers voyages j'ai rencontré Jacqueline, la maman de Benoit Poelvoorde. Elle souriait. Je lui ai dit "C'est vous ?". Elle a éclaté de rire et a répondu "Oui, c'est moi !". Mais ça c'était le cadeau de bienvenue des TEC. Le cèpe du débutant en octobre dans le bois. En temps normal les gens parlent peu, ou entre eux.

    Et quand une flopée d'Africaines montent à la gare et qu'un vieux Namurois ose, pour lui seul : "È bé on dîreuf' qui ça a brûlé véci !" (*), les rares qui comprennent n'y voient pas de racisme.

    Aux heures de pointe, les navetteurs des parkings de dissuasion et les students.

    Aux heures creuses, les smartphones se font plus discrets. Des vieux. Des pauvres, ou presque. Des sans-âge aux yeux fixes. L'une ou l'autre bourgeoise sans permis de conduire. Rarissimes bobos aux cheveux gris-blanc. Beaucoup de femmes voilées ou pas. Des enfants. Beaucoup de caddies au skaï défraîchi. Et on se dit que la fracture sociale n'existe pas que dans les journaux.

    Au retour, le numéro 5 s'arrête place de l'Ange. L'arrêt de toutes les tentations ! Pensez. Derrière vous, les cafés Delahaut, les pralines Galler jouxtées de Léonidas (toujours le mélange des genres !) et la "Maison Saint Aubain" (fromages et charcuteries de haut vol). En face, les chocolats Neuhaus. Mais ceux qui vont vers la clinique ne descendront pas ici. On les attend ailleurs. Là où sont déjà leurs pensées.

     

    "Bonjour, vous allez bien ?"

     

    Essayez aussi avec la caissière de chez Aldi, ou la vendeuse de fromages et le boulanger marocain du marché. On ne sait jamais. Le pouvoir des mots de tous les jours est parfois étonnant.

     

    "Ouièvous ?"

     

    "Ben jusqu'ici, ça a l'air d'aller...".

     

    (*) " Eh bien on dirait que ça a brûlé ici !"

  • Du bon usage de Photoshop.

    J'ai enfin décidé d'approfondir -un peu- le mode d'emploi de Photoshop Elements.

    Voici quelques petits exercices de débutant.

     

     

    Lire la suite

  • Journées grises

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    (Photo Antonio Fogli ; Mornimont - 1974)

     

     

     

     

     

     

    J'aime les journées tristes

    Comme des regards noyés

    Où les larmes du ciel

    Troublent en s'épanchant

    Les lunettes des fenêtres

    Où le temps s'agenouille

    Pour mieux se faire prier

    Traînant son espadrille

    Gonflée de lourde pluie

     

    La pensée engourdie

    Se calfeutre de laine

    En tournant pas à pas

    Les pages d'un vieux livre

    Cherchant entre les lignes

    La lumière des mots

    Pour ouvrir un chemin

    Serpentant dans l'ennui

    J'aime ces journées grises

    Des jours ton sur ton

    Que l'esprit arquencielle

    De ses tendres crayons

    Des jours violoncelles

    Des jours aux joies pastelles

    Des jours sans hirondelle

    Pour frôler le balcon

     

     

  • Petits pays, petits esprits, grands politicards...

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    A gauche, les 160 m2 en question.

     

    A Tournai, les politicaillards sont en train de s'étriper à propos de l'élargissement de l'Escaut. Travaux nécessaires à l'établissement d'un parcours plus efficace entre Paris et le nord de l'Europe.

    En fait, il est question de raboter le quai Saint-Brice de 8 mètres, et ce sur une longueur de  20 m de long. Oui, vous lisez bien : 160 mètres carrés ! Une poignée de citoyens, le MR (Marghem en tête) et le CdH se battent pour 160 m2 nécessaires à une liaison européenne stratégique pour le transport propre et durable !

    Ne venez pas me dire que la Belgique est un pays surréaliste. Non, le surréalisme est essentiellement poétique. Et c'est le salir que de coller son nom à toutes les bizarreries et autres dysfonctionnements politiciens de notre pays. Et n'ajoutez pas non plus, comme à la télé,  un "plat" à "pays", sinon je risque l'AVC.

    Et pendant qu'on se bat pour quelques ares à Tournai, on apprend que d'autres petits chefs faussent le fonctionnement de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire grâce à l'incapacité d'un haut fonctionnaire à gérer les conflits de personnes.

    Et ici, il ne s'agit pas d'un bout de terre à garer les autos, mais de la sécurité de millions d'êtres humains.

    Et qui sont les supérieurs de ce haut fonctionnaire ? Une certaine Marie-Christine-Electrabel-Marghem (qui ferait tout -et elle le fait déjà- pour redevenir mayoresse de Tournai) et un autre incertain Jan Jambon pour qui certaines fissures ne semblent pas "significatives".

    Décidément il y a des démissions qui se perdent.

    Et foutez la paix au surréalisme et au plat pays. Ils n'y sont vraiment pour rien !