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France

  • Bidoche ou poisson ?

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    Dimanche 23 avril :

    Chez les Sikotés, on déteste le poisson. Madame Sikotés va donc chez le boucher. Ce sera un magret rosé pour Benoit, un faux-filet à point pour François, une escalope pour Emmanuel et un steak-tartare bien rouge pour Jean-Luc. Les Tricolo-Bontain, eux, préfèrent de loin le poisson. Chez le mareyeur de Madame Tricolo-Bontain l’encornet décongelé est en promo. Ce sera donc encornet armoricaine pour tout le monde.

    Dimanche 7 mai :

    Madame Sikotés arrive chez le boucher mais il n’y a plus que de l’escalope ! Résultat Jean-Luc, François et Benoit vont encore râler… Mais ce sera escalope ou rien ! On va pas passer au poisson quand même ! N’auront qu’à faire avec.
    Chez son poissonnier, Madame Tricolo-Bontain tire la tronche. Encore de l’encornet ! qui vont dire… Ben ouiche, mais dimanche passé ils ont adoré, alors, on remet ça ! Espérons que la bestiole céphalopode ne goûte pas trop l’escalope… Et s’ils râlent trop, en juin je leur fais des tripes ! Chiche ?

    Lundi 8 mai :

    Chacun aura sûrement encore un peu faim et tirera la tronche sauf peut-être Emmanuel, repus et souriant aux anges... Désormais, et pendant cinq ans, ce sera vraisemblablement escalope à tous les repas. Et pour tout le monde !


    Ah ! Oui ! Ce lundi, c’est aussi l’anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Mais bon, ça c’est tous les ans depuis quarante-cinq.


    (Jean-Charles Perrault de La Fontaine)

  • Respirez. Tout va bien.

     

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    Un château de sable en granit, que les marées épargnent.

     

     

    J'en suis intimement convaincu, la peinture restera l'acte de poser une pâte plus ou moins épaisse, plus ou moins colorée, sur une surface plus ou moins lisse, plus ou moins blanche, à l'aide d'un instrument plus ou moins fin.

    Le résultat dépendra des yeux dans la tête au bout du bras qui porte la main qui tient l'instrument qui va de la pâte à la surface.

     

    Et l'écriture… ?

     

    Étale.

    La plage des lutins. Le dos tourné au soleil, ce fumeur de juin.

    Le dos aussi tourné à l'église et au cimetière marin. Toujours plus romantique de mourir en mer plutôt que dans un métro en sueur.

    L'écran géant de l'horizon, full HD, 3D, Dolby et tout le bazar, reproduit fidèlement  les couleurs naturelles d'une mer étale où le ciel se mire, comptant ses rides absentes en plissant son front bleu.

    Sur la toile marine, de poussives voiles tentent de se gonfler, offrant leur peau laiteuse aux caresses indolentes d'un vieux vent paresseux.

    Quatorze heures.

    Le soleil est à l'aplomb et laisse son plomb méridien fondre sur le dos d'une horizontale sirène irlandaise rougissant à vue d'œil. Les seins dans le sable.

     

    Mon cul collé au granit se soulève enfin pour se dégourdir les fesses. Jusqu'aux orteils.

     

    Trempette.

    La vaguelette de cette marée galante capte les rayons solaires sur les millions de paillettes de mica argenté en suspension dans sa scintillante transparence aquatique. Et les orteils se font orpailleurs, trieurs d'argent content.

    Le splash métronomique de l'unique vague éboulante achève l'illusion d'hypnose graphique initiée par les rythmes horizontaux des plissements marins et parallèles.

    Se concentrer sur l'instant. Regarder l'océan en se préparant déjà à le regretter bientôt. 

    Bien ouvrir les yeux pour y laisser entrer l'espace. Et se sentir grandir en s'en emplissant. Tout en sachant que la mémoire imparfaite n'en rendra que parcimonieusement la monnaie.

     

    Noirmoutier, cette pointe de Vendée perdue dans un coin occidental de l'Hexagolande. 

    Cette petite langue tirée à l'Amérique, et qui, en passant, lèche le cul de la Bretagne. 

    Ce petit pays de pins parasolaires ombrant des murs immaculés aux volets bleus. Ces toits orangés par la tuile romaine. C'est de la Provence posée face à l'océan. Une Provence plane, embeurrée de caramel salé et pastellée d'indolentes trémières.

     

    L'esprit vacant, à la lèvre une chanson, un estomac qui digère la sizaine d'huîtres prétexte à toute balade vélocipédique qui se respecte. 

    L'esprit divaguant écoutant le ronron des pneus changer de ton en passant de l'asphalte, au rimel déjà fondant, au sentier sableux. Des roues qui se parlottent. 

    - Sans moi tu ne saurais où aller. C'est moi qui dirige !, dit celle de devant.

    - Pauvre sotte, sans moi tu n'irais nulle part !, lui répond celle de derrière.

    - Calmez-vous vieilles folles, dit le cycliste. C'est moi qui pédale et c'est moi qui conduit ! 

    L'esprit s'écroulerait ou tournerait en rond si la vie qui passe ne lui insufflait pas juste ce qu'il lui faut de vitesse pour rester en équilibre et avancer…

     

    Mais les roues n'écoutent déjà plus, l'une évitant les pièges du sentier, l'autre chassant un caillou imprudent qui traversait sans regarder.

     

    Par endroits, l'air s'imprègne furtivement des exhalaisons suaves du genêt maritime.

    Qui lui ne pique pas de la feuille, contrairement à l'ajonc. Parfois aussi, les troènes en fleurs laissent s'échapper des bouffées plus familières. Juste avant le passage de la cisaille du coiffeur de haies qui leur rectifiera les épis printaniers. Plus loin, c'est l'estran qui souffle son haleine entre les murs d'une impasse au nom iodé.

     

    En quinze jours de soleil et de vent, le marais s'est remis à travailler. Les petites pyramides blanches croissent lentement sur les œillets des salines. Les champs de patates ont changé de couleur, dépouillés de leurs "bonnottes".

    Respirez. Tout va bien.

    Le cormoran est à sa place sur le rocher. Noirs tous les deux.

    Gilbert, le ravaudeur de filets, est à la sienne, entre "Ouest-France" et son rosé,  sur un tabouret, au comptoir du "Mistral Gagnant". Gris, toujours un peu.

    Respirez. Tout va bien.

    Ce soir le soleil rouge se posera sur le blockaus de la pointe.

    Respirez. Tout va bien.

     

     Noirmoutier, le 25 juin 2015

     
  • Cantonales : le mutisme de 40 millions de Français

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    Cantonales 2015 : une autre lecture.

     

    Ayant demandé à un ami français "au-dessus de tout soupçon" (Merci Charly !) ce qu'il pensait du taux d'abstention, il m'a répondu ceci : 

     

    "C'est pas brillant, mais c'est classique ici pour ce type d'élection.  Et je trouve le chiffre de participation élevé car on nous demandait de voter pour une institution dont les compétences ne sont pas définies. Nous avons été voter  pour dire non ("ou oui" N.D.L.R.) aux extrêmes, plus que par conviction face a l'institution départementale ... "

     

    Ceci dit, il m'a aussi apporté la réponse à une question qui me turlupinait depuis quelques jours. Et que les médias n'évoquent jamais. A savoir, que représentent exactement les 50, et des faflottes, pour cent d'abstentions ?

     

    Pour voter, en France, il faut avoir sa carte d'électeur et donc s'inscrire dans des délais prescrits par la Loi. Il faut considérer qu'environ la moitié des Français en âge de vote accomplissent cette démarche. Ce qui fait implicitement déjà 50 % d'abstentionnistes avant de commencer la partie. 

    Pour les cantonales, il faut en plus retrancher Paris et Lyon. Soit 51.700.000 Français en âge de vote, moins Paris et moins Lyon, cela fait 50.800.000, moins la moitié de non inscrits, 25.400.000, moins les 50 % d'inscrits qui sont restés chez eux et l'on arrive à 12.700.000 Français qui ont voté.

     

    C'est donc sur cette base qu'il faut apprécier les 30 % de la droite, les 25 % de l'extrême droite et les 22 % du PS (puisque, paraît-il, le PS ne représente plus la gauche).

     

    On pourrait donc dire que près de 40 millions Français ont choisi officiellement de la fermer. Et qu'ils ne viennent pas martyriser les zincs des "bars du commerce et des sports réunis" en allongeant leur anisette de leurs larmes amères. En démocratie, s'abstenir c'est peut-être râler, mais ce n'est pas choisir.

    Et, en fin de compte, seuls les choix restent inscrits dans les tablettes de l'Histoire.

     

    Sous-question pour les habitants du trigone : Que se passerait-il en Belgique si le vote n'était pas officiellement "obligatoire" ? On peut cauchemarder .... Ou rêver, cela dépend de la manière dont on fait son lit.

     

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  • Cinquante nuances de printemps

     

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    (Patch de Claire Wilmotte)

     

    Le printemps, la belle affaire.
    Cette saison printentieuse qui donne son nom aux espoirs les plus fous.
    Qui promet tout et puis se casse. En congés pliés.
    OK. Si tu vis en Gaspésie où si tu es un elfe islandais. Pas un d'Aquitaine.
    Mais chez nous !
    Un SMS : " Les Ets. Van 't Ferfoet vous rappellent qu'il est temps de procéder à l'entretien de votre tondeuse à gazon. "
    Les bouchers trépignent d'impatience à côté du gros sac de 50 kilos de poudre orange indispensable à la marinade universelle qui va donner au spiering le même goût que le contrefilet de génisse et la tranche de gigot.
    "Tiens ! C'est l'printemps ! Ça sent la chipolata cramée !"
    Le printemps qui est à l'espoir ce que la Saint-Valentin est à l'amour. Une étiquette à paillettes.
    Comme les œufs de Pâques, cela fait déjà six semaines qu'on solde les tulipes chez Carrefour.
    Un ciel gris à foutre la trouille à un forsythia atrabilaire, à donner des idées noires à un crocus hollandais.
    Une heure de sommeil en moins.
    Les abeilles pattes en l'air par milliers.
    Après le "printemps arabe" de 2011, osera-t-on parler d'un "printemps français" pour évoquer la victoire des gars de la Marine et de la droite aux départementales ?
    Et d'un "printemps palestinien" pour qualifier le coup de force de Netanyahu ? Je doute fort.
    "Trou la la ! L'printemps, l'amour, les p'tits zoizeaux, les fleurs,…".
    Et cette petite pute criminelle de chaudasse de mésange charbonnière qui cogne du bec à pas d'heure sur tous les doubles vitrages du quartier.
    Et les Français, encore eux, qui, via Le Figaro littéraire, choisissent Marc Lévy, d'Ormesson et Musso comme écrivains préférés … devant Amélie Nothomb.

    Et ces milliers de coques, de pétoncles et de palourdes qui vont passer l'arme à gauche pour cause de grande marée exceptionnelle.
    Et les gars de Charlie qui parlent pognon.
    Ouais bon ! C'est pas la joie ce matin.
    Et pourtant !
    Deux pages sur les Snuls qui nous préparent un retour pour la fin de l'année.
    Et le "Carnet du samedi" de Pierre Bouillon, dans Le Soir.

    C'est pas des bonnes nouvelles, ça ?

    Ben justement, en parlant de Bouillon, revenons aux elfes islandais.

    "Il paraît que 62% des Islandais croient en l’existence des elfes, des fées et des lutins. Cela fait sourire, comme ça, mais ceci complique méchamment la vie des… travaux publics.
    En 2013, la construction d’une autoroute a été suspendue sous la pression des amis des elfes. Le problème, c’était une roche de 70 tonnes. Il fallait la déplacer pour dérouler l’autoroute. Mais le bloc de pierre avait été repéré comme une «église elfique». Après des mois de polémique, le rocher a été poussé plus loin, sous la sourcilleuse surveillance des amis des lutins.
    Le cas ne serait pas rare. Et il arrive souvent à l’autorité en charge des routes de retarder un projet pour laisser « aux elfes le temps de déménager ».

    D'ici à ce qu'on annonce que c'est un drone piloté d'outre-tombe par Michel Daerden qui a fissuré Doel et Tihange... il y a un pas que nous ne franchirons pas.


    Ainsi, tout n'est donc pas perdu. Et un pas perdu, dix de retrouvés. C'est ainsi qu'on avance !




  • J'ai été Charlie...

    Je suis sur Facebook, mais je n'y vais jamais.
    Je suis pour la démocratie mais je vais voter parce qu'il faut bien.
    Je serais bien allé manifester dimanche, mais il y avait déjà assez de monde sans moi.
    Je suis croyant, mais je ne pratique pas. Mais je serai "enterré à l'église", on ne sait jamais.
    Je mangerais bien "bio" mais est-ce du vrai "bio" ? Et une fois que c'est cuit, on ne voit pas de différence.
    Je vais à la messe de temps en temps. Aux mariages et aux enterrements. Et j'y communie.
    La transsubstantiation, non, je ne vois pas ce que vous voulez dire …
    A quoi ça sert de s'intéresser à la politique, c'est tous les mêmes.
    Je trouve que le suffrage universel devrait être plus sélectif. Comme le tri.
    A quoi ça sert de lire un journal, puisque que j'ai le JT d'RTL deux fois par jour et les infos sur Nostalgie.
    Je suis pour les droits de l'homme de certains hommes.
    J'achèterais bien chez les petits producteurs, mais on trouve aussi bien chez Delhaize. Et puis il y a le scanning, le parking, le standing.
    Je remarque d'ailleurs que chez Aldi, on voit moins de pauvres qu'avant.
    Je roulerais bien dans une plus petite voiture, mais je ne m'y sens pas en sécurité. Et puis, le réchauffement climatique, et les gaz à effet de serre, est-ce bien sérieux ?
    Fukushima ? Oui, bien sûr, mais Tihange n'est pas au bord de la mer !
    J'allais en vacances en Tunisie du temps de Ben Ali, mais maintenant le pays est moins sûr.
    Je donnerais bien à "Médecins sans frontières" si j'étais certain de savoir où va vraiment mon argent.
    Je donnerais bien à la "Fondation contre le cancer", mais je n'ai pas le cancer.
    Je ne suis pas raciste, mais il faut avouer que tout serait mieux s'ils acceptaient de vivre comme nous.
    Je ne m'abonnerai pas à Charlie-Hebdo. Parce que j'ai des choses plus importantes à lire. Et puis, c'est très français ce truc.
    Je suis belge mais faut bien dire que je me sentirais encore plus belge sans les Flamands.
    Je n'ai pas cherché à acheter Charlie-Hebdo mercredi parce que de toutes façons il n'y en avait plus à onze heures.
    Mais le week-end passé, j'ai été Charlie.
    Faut bien vivre avec son temps quand même.
    Allez, le week-end prochain arrive. Enfin un vrai week-end. Avec du foot !

  • Le statut de la liberté

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    Si le rire est une arme, faut pas s'étonner que des cons se croient en perpétuel état de légitime défense.

    Rire de tous ? Peut-on ?
    Rire de tout ? Doit-on ?
    Et faire rire de tout ? Et faire se moquer de tous ?
    Oui, à condition que nous faisions partie du tout et de tous.
    Mais rien n'empêche ceux que cela dérange de rire, à leur tour, et de faire rire aussi aux dépens de ceux qui se moquent de tout et de tous. De nous.
    Mais chez ces gens-là, on ne rit pas Monsieur, on flingue. Hélas.

    Dans les années '70, j'avais posé une devinette à un ami, au demeurant croyant mais sage, ex-journaliste au "Pourquoi-Pas ?" et père d'un de nos grands écrivains-philosophes contemporains : " Tu sais ce qu'a dit le soldat romain à Jésus le vendredi saint ? Hé ! Toi ! Ton week-end, tu peux faire une croix dessus ! "
    L'ami avait souri, puis m'avait dit : " Ne raconte pas cela devant n'importe qui. Il y a encore des gens qui ne peuvent pas comprendre… "
    C'était il y aura bientôt cinquante ans.

    Ce qui est arrivé à Charlie Hebdo est paradoxal.
    La plupart de ceux qui pleurent ou s'indignent aujourd'hui ne le lisaient pas. Il n'en avaient que les échos des clashes. Charlie, c'est comme la statue de la liberté dans le temple du capitalisme. Pas touche au symbole. Même si c'est surtout là-bas celui de la liberté d'entreprendre.
    Cela dit, le journal satyrique, dont le lectorat, la diffusion et le nombre d'abonnés devenaient critiques, avait, en novembre 2014, lancé un appel au secours. Ils tiraient en même temps la barbe du prophète et le diable par la queue.
    Où étions-nous tous ce jour-là nous qui manifestons aujourd'hui et qui "soutenions" moralement l'esprit Charlie sans sortir les 2,50 € de notre poche amidonnée ?
    Nous étions la forêt et nous nous abritions derrière quelques arbres dont on fait les crayons. Nous, rigolant dans la tranchée de la résistance. Eux sur le parapet, crayonette au canon. Rigolards et insolents malgré les flics qui les "protégeaient".
    Dans une France traditionaliste, républicaine et laïque, mais aussi religieusement imprégnée d'intolérance sans être catholiquement pratiquante, Charlie est le sale gamin qui se cure le nez et balance ses boulettes tous azimuts. Charlie se bat simplement contre la bêtise bien-pensante et conformiste en utilisant l'arme blanche de l'humour noir. En fait, Charlie dérange -beaucoup de monde- par procuration en donnant de la voix à ceux qu'on n'écoute pas. Parce qu'ils n'osent pas le dire où n'en ont pas le talent.
    Charlie est la république. Charlie n'est pas la France.
    En attaquant Charlie, la barbarie s'en est prise à la république. Et tout à coup, c'est la France qui a peur dans ses profondeurs. Il en est qui n'attendaient que ça pour laisser leur haine ignorante et amalgamante s'exprimer. Oubliant que Charlie se bat contre "tous" les intégrismes. Le leur y compris.
    L'horreur, réelle ou de circonstance, exprimée par tous les politiques fait réfléchir.
    Mais la récupération est toujours là pour sauter en marche dans le train de l'horreur.
    Et un certain ex-président en profite pour une opération "blanchiment de casseroles", lui-même qui avait puisé dans le bestiaire répulsif idéologique du FN pour tenter de se faire réélire.
    En Belgique, même De Wever est pris la main dans le tweet en bavassant sur la liberté d'expression.
    Si les assassins d'hier pensaient participer à une épuration de l'esprit critique, ils auront tout juste commis l'horreur d'un rigolocauste, terme que, je l'espère,  n'auraient pas désavoué ceux à qui ils ont cru ôter la voix.
    Mais si aujourd'hui nous sommes tous des Charlie choqués et unis sous la bannière des Lumières, interculturellement fusionnés contre la bêtise de certains représentants de l'espèce humaine, n'oublions pas que rien n'est jamais gagné.
    Que la démocratie ne se résume pas à l'élection de représentants politiques. Et que nos libertés ne sont pas viables sans une armée de journalistes libres d'enquêter et de s'exprimer. D'exprimer ce que nous sommes parfois incapables de dire, par manque d'informations et de temps.
    Le premier geste citoyen ne serait-il pas tout simplement d'acheter un journal. Acheter, c'est choisir de ne pas se laisser gaver. Parce que c'est l'heure. Parce que c'est gratuit.
    Longue vie à la presse.


  • Bonne sat(année) !

     

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    Soit-(mé)disant.



    Aux flics new yorkais, soi-disant défenseurs de tous, qui continuent à boire leur scotch "Black & White" dans deux verres séparés.

    Aux islamistes, sionistes, christianistes qui se croient les meilleurs parce qu'un soi-disant dieu les aurait choisis.

    À toutes les gens de mauvaise foi qui croient qu'il suffit de commencer une phrase par "Ma foi !" pour sortir une soi-disant vérité.

    À ces Wallons soi-disant écologistes qui n'ont plus voté ECOLO parce que leurs panneaux photovoltaïques ont rapporté moins de sous que prévu.

    À la presse française, soi-disant éclairée, de gauche comme de droite, qui aura fait une pub monstrueuse au bouquin de Zemmour sans l'avoir lu entièrement.

    À ces soi-disant citoyens qui s'offusquent des 300.000 € qu'a coûté  "The Passenger" d'Arne Quinze, pour Mons 2015, mais qui ne disent rien quand Eden Hazard gagne 1.400.000 € par mois.

    À ces soi-disant Belges unitaristes qui confondent drapeau belge et maillot diablement rouge.

    À ce soi-disant message royal d'espoir diffusé pendant qu'un jet de la défense nationale brûlait le carburant de la nation au bénéfice des royales vacances de quelques-uns. Vingt heures de vol (vol ?) à 10.000 €… Ben ouais, ça fait 200.000 €, plus le billet d'Elisabeth. En "economy" ? Pas si sûr… OK, c'était sur la dotation… Mais qui paye la dotation… ?

    À ce soi-disant premier ministre d'un gouvernement qui respecte soi-disant le choix de l'électeur en ne mettant le capital à contribution qu'à raison de 7 % des sacrifices exigés. Avec 20 députés sur les 63 élus francophones, le MR était-il "le" choix de l'électeur ?

    À ces électeurs français soi-disant cartésiens qui ont voté Hollande parce qu'ils en avaient marre de Sarkozy, et qui sont prêts à voter Sarkozy parce qu'ils en ont marre de Hollande.

    À la N-VA, soi-disant "infréquentable", qui va réussir à faire péter ce qui reste d'une soi-disant Belgique.

    Au soi-disant compromis "à la belge" qui, in fine, se résume à coller du papier peint tricolore sur des lézardes incolmatables.

    À ce soi-disant geste charitable de Belfius qui a offert un chèque de 118.544 € à Viva For Live, pour faire oublier que le gouvernement fédéral a payé 1 à 2 milliards d'euros de trop en octobre 2011 en déboursant alors 4 milliards d'euros pour sauver Dexia Banque Belgique, aujourd'hui devenue Belfius.

    À Willy Borsus, ex-soi-disant Monsieur Propre du gouvernement wallon, qui a offert un beau et médiatique chèque de 100.000 € à Viva For Live. Un soi-disant beau geste pour cacher ce que le fédéral vlaamsebleeuw va ôter de la poche des plus démunis (moins 9 millions pour le fond social mazout, moins 62 millions d'allocations d'insertion, cela vaut bien un petit chèque !). Par comparaison, le déplacement du couple royal et des ministres au mondial brésilien avait, pour mémoire, coûté 500.000 €. Mais quand il s'agit des Rouges, diable !, rien n'est trop beau.

    Enfin, à ces climatosceptiques, soi-disant mieux informés que les experts, pour le temps précieux qu'ils font perdre à la planète.

  • Grammar nazi



    "Estropier un mot, c'est dessiner une moustache à La Joconde." (Djinsé Pu Khî).

    J'aime pas faire le pion. Mais c'est plus fort que moi. Quand je pense que des profs de français se brisent figurément le séant à faire entrer les normes et les beautés de notre langue dans le lobe temporal de nos chères petites têtes brunes, et qu'il suffit qu'un journaliste fiche tout cela par terre à une heure de grande écoute... je deviens un "grammar nazi" ! (1)

    Jacter à l'angliche

    A la caisse : - Deux bouteilles de "Djé Bî" sivouplé !
    La caissière (moqueuse) : - Vous voulez dire "Jî Bî !
    Ma femme : - Non du "Djé Bî" ! C'est comme "Carrefour", avant c'était Gî Bî !
    La caissière: - ?????
    On comprend que les Français préfèrent le Villiam Laussonnes, ou plus simplement le calva.

    Bon, c'est vrai, De Brigode  dit bien Dî Djî pour Disk Jockey au JT. Mais c'est De Brigode. Pour rappel, c'est lui qui dit aussi Vim Wenders...
    Mais bon, De Brigode s'en fiche puisqu'il est le chouchou de 44 % des téléspectateurs.
    Un ami amateur inconditionnel de J&B persistait à prononcer Jî Bî, et ce, malgré que dans les pays anglo-saxons on lui servait toujours un Jim Beam. Bourbon qu'il exécrait.
    C'est comme "sweat shirt" qui devient "swîît (sweet) shirt". Non, c'est pas "doux", c'est pour "transpirer". Swette, quoi !
    Mais puisque tout le monde s'en fiche...

    A la télé.

    Ma voisine met de la basilique dans ses gourgettes. Et parfois du coriandre... Bon, mais c'est ma voisine, et elle ne parle pas dans le poste.
    Véronique Mouligneau-Barbier a osé dans un "chapeau" un "chantier naval de Béze". Mais dans le sujet, elle s'est vite reprise (avec un petit sourire). Et Béze est redevenu Beez ! Petite polissonne va !
    Par ailleurs, l'incorrigible Julie Morelle, continue à pincer au sang les fesses de son français, au point d'en arriver à dire "effondremont" au lieu de "effondrement".
    Elle marquera la logopédie de son "emprunte". Mais ça aussi, tout le monde s'en fiche...

    C'est littéralement une véritable épidémie !

    L'utilisation systématique de "véritable" devient une plaie verbale.
    Comme si un tsunami ne se suffisait pas à lui-même, on lui adjoint presque obligatoirement l'adjectif "véritable". Idem pour miracle, chaos, hécatombe, etc. Passons sur "magique" qui devient le bouche-trou des superlatifs, pour en arriver à l'autre plaie du JT : "littéralement". "Ils ont refait littéralement leur vie",  "la maison s'est littéralement effondrée", "il était littéralement abattu". N'est-ce pas Messieurs Jean Passe & Desmeilleurs ? Bon, "littéralement" signifie, absolument ou tout à fait, mais est-il vraiment nécessaire ?
    Autre poil à gratter, la confusion entre "victimes" et "tués". Un accident peut très avoir fait deux cents victimes sans qu'il y ait un seul mort ! Les victimes d'inondations ne sont pas nécessairement noyées... On les mettra dans le même tiroir que délit/crime et meurtre/assassinat.
    Enfin, en parlant des pompiers, il n'est pas rare d'entendre que "... les hommes du feu ont pompé l'eau des caves". A l'eau les pompiers !

    Revenons à "magique".

    Quand on ne sait plus quoi dire, on dit : magique.
    On a eu droit à la magie de Noël, à la magie de la neige (vous savez "le manteau blanc" dont on fait des boules !), mais nous n'aurons pas droit à la magie des soldes. Pourtant, ce moment, sera une nouvelle fois vraiment magique pour certains snobs sans le sou qui veulent des "marques" à moitié prix, et pour une industrie textile qui en profite pour nous fourrer de la camelote en nous faisant croire qu'on fait des affaires.
    Ceci dit, je me demande si lors des réunions de rédaction, on insistera sur le fait que "solde" est masculin, même si ce sont surtout les "gentes féminines" qui s'y ruent.
    Mais bon, si De Brigode s'en fiche...

    Bescherelle ta mère !

    On les appelle les "Grammar Nazis" (1), ces chasseurs de "fotes", infatigables et intraitables. Julie Huon leur consacre un article dans Le Soir.
    A la tête de Bescherelle ta mère (2), Sylvain Szewczyk, 22ans, Français, études en informatique. En février 2014, il lance ce qu’il pense «être une goutte d’eau dans l’océan des Internets. J’ai créé ce site pour faire rire les gens (et pour me faire rire aussi, je dois l’avouer), puis je me suis rendu compte de l’importance accordée par la communauté à la langue française. À ma grande surprise, le site est devenu très rapidement médiatisé (JT de France 2, C à vous sur France 5, etc.) et visité par beaucoup de monde.
    Fin novembre, le blogueur a fait appel au financement participatif pour lancer une série de vidéos sur le modèle de son site, des programmes courts sous forme de chroniques "partant d’un constat très simple: s’ils le disent, c’est que c’est vrai. Si i-Télé le dit, si Nadine Morano le dit, si Carrefour le dit… Ceci nous permettra de rentrer dans le détail, grâce à une écriture fine et bien plus recherchée que sur le site."

    Attention mon petit Szewczyk, le verbe rentrer, qui signifie proprement       « Entrer de nouveau », est trop souvent employé à la place d’entrer. Des phrases comme Il rentre de l’air par la fenêtre, cela ne rentre pas dans ses attributions sont des exemples où le verbe rentrer est mal employé, alors qu’il est bien employé dans des phrases comme Il rentre de sa promenade, il rentre au lycée après les vacances, etc. (3)
    Bon, ben peut-être que lui aussi il s'en fiche...



    (1) ... «le mot nazi est utilisé à toutes les sauces et est entré dans nos mœurs et notre vocabulaire», tout particulièrement en anglais où «un Fitness Nazi est un bourreau de la forme physique et un Eco-Nazi un fou furieux de l’environnement». Comme le note Marie-Anne Paveau, professeure en sciences du langage à l’Université Paris 13, sur le site La Pensée du discours.

    (2) http://bescherelletamere.fr/

    (3) http://www.academie-francaise.fr/search/node/rentrer

  • Il est une fois la Belgique !

    L'ami Jean-Raoul, Nordiste devenu Normand, m'a dit un jour en parlant de la politique belge : "Faudra que tu m'expliques !" (Il n'est pas du genre à ajouter -hexagonalement : "Une fois ! Hein !")
    J'esplique donc.

    diagram+logo.jpg



    Les parti(e)s en présence et leur score aux élections de 2014  :

    CD&V - Christen-Democratisch & Vlaams (centre droit catho mais avec une aile gauche syndicale) : 11,6 %.


    cdH - centre démocrate Humaniste  (centriste qui a effacé la connotation catholique de son nom) : 5 %.

    
ECOLO - Écologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales : 3,3 %. 


    Groen!  (Ecologistes flamands) : 5,3 %.


    MR - Mouvement Réformateur (Parti libéral conservateur) : 9,6 %
.

    N-VA - Nieuw-Vlaamse Alliantie (Parti séparatiste, républicain, indépendantiste, très à droite, a récupéré beaucoup de voix de l'extrême droite flamande) : 20,3 %.


    Open Vld - Open Vlaamse liberalen en democraten ( Libéral conservateur) : 9,8 %.

    
PS - Parti socialiste : 11,6 %.


    SP.A - Socialistische Partij Anders : 8,8 %.


    Après les élections


    Très important : il faut savoir aussi que, parallèlement au fédéral, se sont mis en place : un gouvernement wallon de centre gauche (PS-cdH), un gouvernement flamand très conservateur (N-VA, Open Vld et CD&V) et un bruxellois (PS-cdH).
    ECOLO et Groen ayant disparu de tous les exécutifs.
    Laissons de côté le gouvernement germanophone pour ne pas surcharger encore un peu plus le tableau.
    La N-VA, ayant la main pour former un gouvernement fédéral, s'est alliée au CD&V et à l'Open Vld. Et le MR, vexé de n'être au pouvoir ni en Wallonie ni à Bruxelles, s'est allié aux Flamands conservateurs. Après avoir juré ses grands dieux, pendant la campagne, que la N-VA était "infréquentable". Ceci a son importance.
    En récompense pour son ralliement, le MR a donc reçu le poste de premier ministre et six portefeuilles ministériels. Laissant cependant les ministères clés aux Flamands.


    Et maintenant ?


    Ce gouvernement, on pouvait s'y attendre, a pris des mesures de droite en matière socio-économique. Demandant de gros sacrifices aux citoyens en ne mettant le capital à contribution qu'à raison de 7 % de l'effort consenti.
    En plus de cela, des révélations mettant en lumière la proximité de certains ministres (N-VA) avec des mouvement néo-nazis; des propos de ces mêmes tendant à excuser la collaboration avec ces même nazis pendant la guerre; et des propos racistes du ministre N-VA de ... l'Immigration, ont créé un climat de tension dans lequel s'est engouffrée l'opposition tant PS que cdH. ECOLO restant plus modéré.
    Devant l'injuste répartition de l'effort demandé, les syndicats, calmes du temps du précédent premier ministre PS, ont foncé dans le tas : réclamant la suppression du saut d'index des salaires, les mesures concernant l'allongement des fins de carrière, etc...
    Nous en somme là (las et las ) !
    Des grèves tournantes tous les lundis depuis le début septembre. Plus une grève générale hier. Et de lourdes menaces pour janvier.
    Un gouvernement et des syndicats, sourds ou aveugles, se méprisant les uns les autres, désinformant à qui mieux mieux (pire pire ?), et qui ne reculent pas d'un pouce. Le CD&V, seul parti du gouvernement à devoir composer avec son aile gauche, semblant disposé à accepter de taxer un peu plus le capital.
    Aucune concertation sociale ni esprit de ce fameux compromis "à la belge" en vue".
    Pendant ce temps-là, Bart De Wever, président de la N-VA, grand vainqueur des élections et bourgmestre d'Anvers (Antwerpen) a refusé de prendre part au gouvernement, préférant asséner (on ne distille pas dans cette officine) des contre-vérités assassines et tirer les ficelles.
    Le MR, seul parti francophone du gouvernement, alors qu'il ne représente que 19 des 58 sièges francophones (1) à la chambre, avale, jusqu'à présent, toutes les couleuvres, conscient que ce n'est pas demain qu'il se retrouvera au pouvoir.
    Belgique, la "nef de fous" demande reprise en main de toute urgence.
    Mais, tout ça ne nous rendra pas le Congo (air connu).

    (1) Le Flamands siégeant à du 92 sur 150 !

    Résultats des élections : http://elections2014.belgium.be/fr/cha/results/results_graph_CKR00000.html


    Composition du gouvernement fédéral : http://www.belgium.be/fr/la_belgique/pouvoirs_publics/autorites_federales/gouvernement_federal/composition_gouvernement/


    Composition du parlement fédéral :http://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=hemicycle&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/depute/Hemicycle.cfm

  • Les vacances à domicile

    Hier, en ouvrant le frigo, je me suis cru, tout cru, en vacances. C'était comme dans le motorhome (camping car, à la rigueur, mais surtout pas mobilhome !) en plein mois de juin.
    Faut dire qu'il nous -Barbara, Mimi et moi- avait pris la "zinne" d'aller faire les courses à Givet. Soit le coin de l'hexagone le plus proche de chez nous.
    Faut dire aussi qu'au départ les motivations étaient louables : remplacer les réserves constituées lors du dernier séjour, et gravement en voie d'épuisement.
    Il s'agissait surtout de produits "lights", comme le chocolat-Poulain-en-poudre-tout-prêt-qu'il-n'y-a-plus-qu'à-rajouter-l'eau-chaude (40 kCal pour une tasse), mais qui se mélange très bien aussi au yaourt et au fromage blanc "maigres". Comme aussi la mayonnaise en tube Bénédicta "10 % de matières grasses". La moins dégueulasse de l'espèce. Sans oublier les petits carrés frais 0% "Elle-et-Vire", aux fines herbes et à l'ail. Ni la cancoillotte de Franche-Comté, 4% mat.gr. Et la limonade Fizz Taillefine aux fruits rouges. Sans oublier le jus de légumes bio Paquito (au bon goût de betteraves rouges) la moutarde Savora, les raviers de carottes râpées, les trios de purée de légumes Bonduelle (sans graisse) et les cachous Lajaunie (sans sucre). Tous des petits bonheurs introuvables en Belgique.
    En route, on a parlé de régimes -donc de bouffe par défaut- et de diététiciennes sympas et pas culpabilisantes.
    À l'arrivée -c'était déjà ainsi en septembre din l'Nord- plus de "Poulain Ligne Gourmande" en rayon (1).
    Mais pour le reste, tout était bien là.
    Évidemment, on n'a pas pu résister à faire, en plus, l'emplette d'une tende de tranche de charolais, et de l'onglet qui allait avec. Le ravier de queues de porc en promo a sauté à jambons joints dans le caddy. En caddimini ? Vite suivi par une paire de magrets "label rouge" du Sud-Ouest. Une tranche de tripes mode de Caën a aussi pris le train en marche. On n'allait pas lui dire non.  Et comment se passer du saucissons de cheval à l'ail, vulgairement appelé "biroute d'indien" ! Misère à poil, à côté des cancoillottes, il y avait du roquefort "Papillon", le préféré de Mimi, et un saint-félicien fleuri et tendre comme une première communiante. Enfin, une première communiante de notre temps. Vous savez, les petites mariées froufrouteuses et rougissantes… Rayon surgelés le Trio (diététique) Bonduelle -courgettes, petits pois, brocolis- n'était pas loin de la poëlée de pommes de terres au cèpes et... à la graisse de canard, qui a demandé pour venir passer le week-end en Belgique. (C'est gras le confit ?). Juste à côté une nouvelle variété de macarons : mandarine, chocolat blanc, caramel beurre salé, … Bon, juste pour goûter… Près des caisses comme on approche de Noël, notre charette a accepté d'héberger quelques étuis de "Sarments du Médoc", chocolat noir-mandarine.
    Et dans la voiture, en rentrant, on a recommencé à parler de régimes, de rapports psychologiques à la nourriture. Tout ça avec le coffre bourré-congestionné de boustifaille bien pensante.

    product-899896.jpg(1) Aux dernières nouvelles Mondelez (ex-Kraft Foods) qui avait racheté Cadburry, lequel avait racheté Poulain, a décidé d'arrêter la fabrication du Poulain Ligne Gourmande en poudre au grand dam de la clientèle française. Pour mémoire, c'est le même groupe qui possède Côte d'Or, mais aussi Carambar, Cachous Lajaunie, La Pie qui Chante, Pastilles Vichy, Les pastilles Suc des Vosges, etc…