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Belgique

  • Le déficit du doute

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    A.F.S.C.A. : Attention Fipronil Sous Coquile Avenante

    Ces derniers jours, un peu plus que les autres peut-être, je tente de me rassurer en cochant les rares certitudes qui me permettent d’avancer dans la vie. Du style « je n’aurai jamais tous les jours vingt ans », ou « je ne serai jamais Félicien Rops, ni Albert Londres, Gaston Roelandts (ça c’est pour emmerder les jeunes !) et encore moins Che Guevara », toutes ces places étant déjà occupées…

    La seule chose dont je sois aussi à peu près sûr, et quasiment certain, c’est que les œufs sortent du trou de balle des poules.
    Pour le reste, … les questions se pressent tout en bousculant ma confiance déjà bien branlante. Lisez « ébranlée », petits filous…

    Vivre plus longtemps en bonne santé ne coûte-t-il pas plus cher à la sécu que mourir plus jeune de malbouffe ?

    Qui vole un œuf industriel, vole-t-il un bœuf bio ?

    Le bar de ligne (donc sauvage) qui grille sur ma plancha n’a-t-il pas été pêché près d’un élevage pollué de saumons mous ?

    Si je cuis un œuf contaminé dans une fausse poêle Téfal ® avec de l’huile de palme non équitable et une tranche de jambon d’Ardennes flamandes ai-je plus de risque de voir mon taux de mauvais cholestérol péter le plafond que si je mange un œuf bio frit au beurre de la ferme d’à côté avec du jambon de Piétrain certifié bio de chez  bio ?

    D’ailleurs, comme dit mon voisin, « A part le prix, qu’est-ce qui te prouve que c’est bio ? ».

    Et les bilans énergétiques sur les produits alimentaires ? Qui me prouve que mon yaourt édulcoré fait vraiment 56 Kcal aux 100 g ? Qui me dit que le gars qui calcule ça ne s’est pas trompé d’échantillon, ou n’a pas tapé sur la mauvaise touche de son clavier un vendredi à 17 h 29 et que, à cause de lui, je vais encore prendre 0,753 g de plus sur la balance demain matin à jeun ?

    Ce petit chimiste batave de mes deux becs Bunsen qui a introduit du Fipronil dans le pourougicide utilisé à l’insu de leur plein gré par des braves gens qui, la conscience tranquille, élèvent 100.000 poules dans leur jardin d’Eden… Ce fils de p…lanteur de tulipes et de tireur de caravane réunis a donc remis une couche de doute sur la tartine de Nutella ® de mes déjà pénibles incertitudes.

    Et de me perdre dans un océan pollué de conjectures industrielles…

    La viande de cheval roumain découverte dans les lasagnes Spanghero était-elle vraiment du cheval ?

    Dieu est-il bio ? Ben tiens, tant qu’on y est à nous faire croire n’importe quoi.

    Donald Trump n’est-il pas l’arrière-petit-fils caché d’Oliver Hardy ?
    Et n’aurait-il pas péché avec la femme de Kim Jong-il pour donner naissance à Kim Jong-un, ce qui expliquerait bien des inimitiés et des traits communs de caractère ?

    A quelle date l’homme est-il passé de l’âge du fer à celui du bronze ?

    Que se passe-t-il dans une boîte de saucisses TV Zwan ® la nuit qui suit la date de péremption ?

    J’en étais là quand Michelle m’a dit : « Tu sais, le Fipronil, ils ont découvert ça par hasard. C’est un producteur d’œufs qui a changé de labo. Il a envoyé ses œufs en Allemagne, là où la détection du Fipronil fait partie des routines d’analyses. Alors qu’en Belgique, il faut vraiment le chercher pour en trouver. Donc ma bonne dame… Ben oui, ben non on ne nous dit pas tout… Et ce qui est grave, ils ne nous disent pas tout parce que eux-mêmes ne savent pas encore tout.
    Allez, bon appétit ! Et comme disait mon médecin : « La vie est une maladie mortelle, de toutes façons tu n’en sortiras pas vivant ! »
    Rendez-vous au JT de 13 heures pour la suite des bonnes nouvelles !

  • Courbe de gausse

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    Chers Zamies & Zamis, et Zamis/mies de vos Zamies/mis.



    Facebook serait-il devenu le dernier salon où l’on se gausse ?


    http---i.huffpost.com-gen-2714370-images-n-POOP-EMOJI-ICE-CREAM-628x314.jpgTrump twîîîte une bafouille à l’emporte-pièce de +/- 140 signes et nous nous gaussons.

    F.F. (François Fillon) ment comme dealer pris avec dix pacsons dans chaque poche et l’on se gausse.

    Des mandataires wallons du club « pas vu pas pris - pas su pas nous » se rejettent des balles pourries et nous nous regaussons.

    Les humoristes s’en donnent à gausse-joie et nous partageons. Même que nous, Wallons ou Belges d’expression plus ou moins française nous avons même tendance (doux euphémisme) à publier plus sur ce fou furieux de Donald T. et ce discret prestidigitateur de F.F. que sur nos Publifions régionaux.

    Peut-être parce que, là, nous avons peut-être voté pour eux, ou que le fille de la copine est MR, et que la voisine chez qui la gamine fait du babysit est PS ou que le patron du neveu est CdH… Ou peut-être simplement parce que nous avons honte…
    Toujours est-il que nos quelques vrais magouilleurs et ceux qui les ont casés, eux, haussent les épaules devant notre gaussisme quasi-inoffensif.


    images.jpgDevant les dérives de Trump, les Américains descendent dans leurs rues et pétitionnent à tout va. Même les Roumains manifestent contre l’amnistie programmée de leurs corrompus.
    Mais nous, non, nous nous gaussons. En remplaçant joyeusement l’Internationale par l’Intercommunale, et en reforwardant du Kroll à tout va. 

    Et après… Quand la lassitude aura usé cette courbe de gausses, quand toutes ces gausseries auront trouvé un nouveau terrain de jeux… ? Hein ? Quand les commissions spéciales auront commissionné ?

    1.jpgTant que tous les gaussistes d’aujourd’hui ne se rassembleront pas par milliers à Namur, ou devant les sièges des partis, les présidents et ceux qu’ils ont placés aux juteuses places refuseront toute tentative réelle d’y voir clair.
    Pour les patrons de la politique, les réseaux sociaux sont de la rigolade tant qu’ils ne remplissent pas les rues de vociférations. Le chaos ? Non, l’écho !
    Et ne comptez pas sur les syndicats (très muets ce coup-ci !) pour catalyser le mouvement. Non, ils ont apparemment d’autres chats à cacher, eux aussi.

    Tous ceux qui sont si près de leurs sous quand il s'agit d'aider les migrants semblent soudain s'en foutre quand ils tombent dans la poche des parvenus sans états d'âme qu'ils ont élus ! 

    Sinon, il vous restera des yeux pour pleurer ou des clics pour vous gausser.
    La démocratie ce n’est pas que le jour des élections. Et ce jour-là, quand tous les gausseurs et les dégoutés auront choisi l’abstention ou le vote extrême, il sera trop tard.

  • Françwès & Djozef, Nameùrwès todi pres'

     

    J'ai tenté de ressusciter "Djozef èt Françwès", en utilisant les santons de Paul Rensonnet, avec des dialogues d'époque.

    Voici les deux premiers face à face.

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    Nameùrwès, todi pres' ! (1)

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    Djozèf et Françwès sont au départ des caricatures humoristiques de personnages namurois imaginées par Jean Legrand, et qui paraissent dans le journal « Vers l’Avenir » après la Seconde Guerre mondiale.
    Comme tous les Namurois, ils sont lents, tellement lents qu’ils doivent enfermer leurs escargots ou les tenir en laisse ! Ils promènent leur bon sens et leur savoir vivre « tot doûcemint » dans les rues de Namur, préoccupés par « l’pleuve èt l’solia ». Deux nostalgiques d’un temps passé où l’on prenait le temps de vivre, de méditer et de « r’waîti passer les batias ». Tellement lentement qu'on dit de Djozèf "qu'on ne voit qu'il marche que quand il s'arrête"!
    Djozèf est grand, peut-être parce que sa mère habitait rue Haute-Marcelle. Penché en avant, il progresse, les pieds en dedans. Sous sa tignasse ébouriffée, son gros nez rouge et une écharpe démesurée. Il va s'appuyant sur un parapluie mal ficelé.
    Quant à Françwès, il est petit et dodu. Il faut savoir qu'il est né rue Basse Neuville. Et "Todi sès mwins è s'potches" (toujours ses mains en poches), il suce sa pipe en terre d'Andenne.

    Les santons de Paul

    P1080378.jpgPaul Rensonnet, (2) eut l'idée d'immortaliser les personnages de Jean Legrand sous forme de santons et de les ajouter à sa crèche.
    Ces petits santons sont faits de terre wallonne. Ils ont été amoureusement et facétieusement façonnés et peints méticuleusement par ses doigts. Accessoirement ex-frère des écoles chrétiennes, ce "santonnier wallon", comme il l'a fait imprimer sur sa nécro dans l'Avenir, a eu aussi le mérite d'être mon prof de pédagogie à l'école normale de Malonne. Et quel prof. Un de ceux qui emplissent les cœurs plutôt que les têtes.
    Paul, qui est parti en juillet, et qui comme tout bon santonnier a cassé tous ses moules avant de s'en aller, revit ainsi à travers ses petits personnages.

    Street art

    P1130929.jpgEnfin, sur la place d'Armes, au pied de la Bourse, les très photographiés "Djozef et Françwès", d’après les personnages créés par Jean Legrand, sont des sculptures de Suzanne Godard, réalisées par les Ateliers des Arts du Feu, décembre 2000. Donc bien longtemps après les santons de Paul Rensonnet.

    (1) "Namurois toujours prêts" - et non, "pressés" !

    (2) http://commecaenpassant.blogs.lalibre.be/…/paul-le-santonni…

  • Ô bon peuple !

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    « Josette : Qu’est-ce qu’il y a après le CETA ? - Ben halloween, tiens ! »


    Le problème avec le « bon peuple », cette fameuse majorité silencieuse, c’est qu’il ne prend position -et encore parce qu’on l’y pousse- qu’au moment des élections.
    Entre deux élections, il ne sort de son désintérêt pour la politique que lorsqu’un gros titre, à la une de journaux télévisés, vient le provoquer. Alors il réagit dans le style pour/contre, on/off ou blanc/noir.
    Voyez avec le CETA, cela fait des mois que l’on en parle dans les journaux. Pas les gazettes, s’entend. Mais qui se souciait alors du travail d’Hélène Rijkmans, de Philippe Lamberts (" Hé Josette ! Encore des fouteurs de merde d'ECOLO (s) !") ... et d’autres élus wallons ? Ben oui, s’informer c’est ça…
    Mais dès que Magnette, voyant qu’aucune des remarques wallonnes et justifiées n’avait été prise en compte depuis plus d'un an, a osé dire « niet », on a d’abord entendu : « Mais qu’est-ce que ce foutu Wallon, socialiste en plus, et Carolo de surcroit, vient encore nous les briser avec ses postures de coq ! Il va encore casser l’image de la Belgique à l’étranger ! » . Pire que Wilmots à l’Euro de foot !
    Evidemment pour une fois, le « bon peuple » se rangeait du côté de certaines éminences qui, préférant se préoccuper de la durée de conservation de la tarte au riz, et aux ordres des associations patronales, avaient signé les yeux baissés. Quand même, notre image !
    Mais dès qu’à l’étranger on a encensé Magnettix comme un héros, alors on a bombé le torse. Ben tiens, l'image, hein !
    Et maintenant que les Wallons ont signé, les mêmes en parlent comme « un gentil Popol rentré dans le rang ». Iconoclastée l'icône !
    Ô majorité silencieuse, toi qui prends pour argent comptant tout ce que les auditeurs déversent au micro de Benjamin Maréchal. Affirmations non recoupées, mais écoutées chaque jour par tes 543.560 paires d’oreilles non préparées, donc non critiques.
    Toi qui ne lis que les gros titres. Enfin quand tu sais les lire… Parce que « bon peuple » qui aimes tout ce qui est simple à comprendre, n’oublie pas que tu comptes dans tes rangs 580.470 illettrés en Flandre . Et tu ne sais pas non plus que 10 % de la population francophone du pays ne sait ni lire ni écrire…(1). Toi dont les rangs s'enorgueillissent -quand même- de 760.920 lecteurs de Sud Presse.
    Toi qui comptes 130.000 malades d’Alzheimer (- Tiens Josette, André Cools n’est pas sur les listes cette année ?). Sans compter les 165.000 Belges atteints de démence …
    Toi qui as déposé 5,8 % de bulletins blancs ou nuls dans les urnes au dernier scrutin .
    Ô bon peuple qui détient le suffrage universel et qui en use au gré de ses émotions, de ses petits intérêts à court terme.
    Ô bon peuple qui compte aussi une majorité des 5 millions d’utilisateurs belges de Facebook, qui adore « Plus belle la vie », « Touche pas à mon poste » , « L’amour est dans le pré », « Le grand cactus » et « Danse avec les stars ». Toi qui fais pencher la balance des alliances électorales.
    Rendors-toi en paix, ô brave et bon peuple. La jungle de Calais est rasée, le CETA est signé, les élections ce n'est qu'en 2018 et 2019 et les Diables rouges reprennent du poil de l’enfer. Et la menace...


    « Quoi, la menace ? Quelle menace ? Josette, mets-toi sur Facebook, mouyardidju ! »

     


    (1) ils sont analphabètes. alors que l’illettrisme touche toutefois un public bien plus large, en témoignent les dernières statistiques Pisa, qui dévoilaient que 28 % des jeunes de 15 ans ne comprenaient pas ce qu’ils lisaient…

     

  • AU PAYS DES TRAVAILLEURS PAUVRES

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    AU PAYS DES TRAVAILLEURS PAUVRES

     

    Dans le journal aujourd'hui :

     

    "Sur les 1.740.000 travailleurs de Bruxelles et de Wallonie, 1.044.000 mettent de l’argent de côté, 504.600 s’en sortent tout juste (ils présentent un « risque de basculer dans la pauvreté » selon Solidaris *), 139.200 jouent avec leur découvert bancaire (ils sont « pauvres » selon Solidaris) et 52.200 avouent ne plus s’en sortir (« très pauvres »)."

    Nous parlons bien ici des gens qui travaillent, j'insiste ! (* Solidaris est la mutualité socialiste)

     

    Dans le journal du 11 octobre :

     

    "Les 10 % des Belges les plus riches détiennent 85 % des actions cotées, 82 % des actions non cotées et autres participations, 86 % des obligations et 62 % du patrimoine immobilier (hors résidence principale). "

     

    Mais certains ne lisent pas le journal...

     

    Pour combler, en partie, le déficit budgétaire, seul le CD&V propose de taxer les plus-values des opérations boursières (**).

    Donc, N-VA, Open VLD et MR (dans une moindre mesure), s'opposent à "tracasser" les 10% de Belges directement concernés par ces plus-values boursières, et préfèrent "racketter" un peu plus ceux qui ont déjà du mal à s'en sortir. Même si cela semble simpliste, c'est, grosso modo, le résumé de la philosophie actuelle d'un gouvernement qui, en plus de se montrer piètre gestionnaire, cache ses préférences capitalistes derrière un "tax shift" de pacotille. Et le MR de protéger mollement son électorat francophone privilégié en laissant à la N-VA et au VLD le rôle des durs de service.

     

    (**) Cette taxe s’applique sur les plus-values réalisées sur les ventes d’actions, qu’elles soient cotées en Bourse ou non, ainsi que sur les produits dérivés (options, warrants…).

  • Dans le journal du 11 octobre...

    Il y a des jours où la lecture de mon journal préféré m'offre plus de sujets interpellants que d'habitude...

     

    A la "une" : " Longtemps sous-financée, l’aide à la jeunesse devient une priorité pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci a débloqué 11,3 millions pour le secteur dans son budget 2017, ce qui fait de l’aide à la jeunesse la compétence la plus refinancée de l’exercice budgétaire. "

    Et sur la même page : " Les partenaires fédéraux se sont par contre entendus pour faire près de 900 millions d’économies dans les soins de santé. "

    Deux montants tellement dissemblables. On ajoute triomphalement 11 millions d'un côté et de l'autre on en coupe froidement 900.

     

    Pinnochio

    " Et c’est Didier Reynders qui crée la surprise. Devant les journalistes, il déclare : « Pour ce qui me concerne, les négociations sont bouclées. Les discussions sur les réformes structurelles se poursuivent, mais nous avons jusqu’à la fin de l’année pour les déposer au Parlement. »

    Quelques secondes plus tard, Kris Peeters, le vice-Premier CD&V s’exprime à son tour. Et pour lui, le budget… n’est pas bouclé. « Nous avons déposé des propositions visant à une fiscalité plus équitable, il ne s’agit pas de les prendre à la légère. »

    Reynders qui ment en direct puisque ce matin, rien n'est fait ! Mais bon, on ne s'indigne même plus pour ça. En revanche l'électeur belge lamda grimpe au plafond quand ce bouffon de Trump dérape.

     

    B-Fast (Fast = rapide !) ou B-Wait ?

    " Dévasté par le passage de l’ouragan Matthew, Haïti avait demandé l’aide de la Belgique et l’envoi d’experts de l’équipe fédérale d’intervention. Au début de la semaine passée, des médecins et des ingénieurs étaient prêts à s’envoler pour la mer des Caraïbes. Autorisation qui leur aurait finalement été refusée.

    Interrogé entre deux réunions budgétaires ce lundi, Didier Reynders (MR) a démenti l’information. « Il n’y a pas de refus » , a-t-il déclaré à Belga. Selon le ministre des Affaires étrangères, des pourparlers sont en cours pour voir comment acheminer le matériel, via un avion français (7 h de vol) ou un bateau néerlandais (5 jours de traversée), en coordination avec les Nations unies. « Il y a une volonté d’aider Haïti » , insiste le chef de la diplomatie."

    Nouveau pieux (?) mensonge puisque qu'il apparait qu'il a en fait obligé les équipes de secours d'urgence (?) à attendre un transport groupé international qui dépend du bon vouloir des Nations Unise et de l'U(rgenc)E...

     

    "En Flandre et à Bruxelles, un musulman sur cinq comprend les actions menées par l’ « Etat islamique », selon une enquête menée par VTM Nieuws et Humo. Cette dernière révèle également que plus de la moitié des musulmans interrogés trouvent que les non-musulmans ne sont pas assez compréhensifs envers leur communauté."

    Et ils s'en étonnent ! Dans les 2/3 y a-t-il des membres du 1/5 ?

     

    " Champignons : les espèces du Sud débarquent

    L’amanite des Césars, elle, fait le bonheur des casserolleurs aux palais fins. Ce champignon, originaire des régions méditerranéennes, continue son chemin vers le nord, comme en Ile-de-France. On en trouve encore rarement en Belgique mais quelques spécimens ont toutefois été observés, en Gaume notamment."

    Décidément, si les champignons s'y mettent aussi... Sale temps pour FEDASIL !

     

    " La direction (d'ING) a accordé une rémunération complète à ses travailleurs pour la journée du 3 octobre. Suite à l’annonce de la suppression de 3.158 postes, de nombreux employés avaient quitté lundi dernier la banque en cours de journée. « La direction a reconnu qu’ils méritaient leur salaire car l’émotion était forte » ...

    Qui a dit que les Hollandais n'étaient pas généreux ?

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    Interdiction Nationale de Grafiti

    Pour Pierre-Olivier Rollin, les fresques apparues ces dernières semaines à Bruxelles sont là pour faire réagir. " Ce n’est pas l’art qui fait scandale, c’est la société qui se scandalise à un moment. C’est révélateur de l’état d’une société. On fait beaucoup de débats, beaucoup d’interviews pour quelques fresques et on est beaucoup plus passif vis-à-vis des 3.200 licenciements d’ING. Qu’est-ce qui est le plus grave ? Dessiner une bite sur une paroi ou licencier 3.200 personnes ? "

     

    En dernière page ...

    "Le poète doit être un professeur d'espérance" (Jean Giono).

     

    Comme je vous le disais, il y a à manger et à boire, et à réfléchir jusqu'au Soir ... de demain...

  • Grognonnages

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    Etait-ce vraiment une bonne idée d'aller piocher dans le vocabulaire ferroviaire pour baptiser les contrôleurs aériens ?

    En les appelant "aiguilleurs du ciel" n'allait-on pas leur instiller une propension à la grève ?

    "Gardiens du ciel" alors ? Ben pas vraiment non plus. C'est leur donner la mauvaise idée de garder les passagers prisonniers de leur bon vouloir. Et en matière d'actualité... le rapport "gardiens-prisonniers" est assez déconseillé.

    C'est comme baptiser les gouvernements de sobriquets en rapport avec les couleurs qui les composent.

    Prenez du bleu, du bleu, du jaune, du noir, de l'ocre, de l'orange et encore du jaune. Vous trouvez que ça fait "suédoise" vous ?

    Essayez, vous aurez un truc de la famille des "cacas d'oie". Pas ragoûtant.

    Et pourtant, si l'on observe la gouvernance de la Belgique fédérale, nous avons bel (bbof !) et bien (reboff !) un superbe gouvernement "caca d'oie".

    Et quand c'est le nez fort de Charles Michel que l'on enfonce dans cette matière odorante, tout ce que l'intéressé trouve à dire c'est : "C'est pas moi, c'est l'oie !"

    Le 16 rue de la l'Oie en aura déjà bien entendu en matière de démocrottes, mais là ...

     

    (Parenthèse.)

     

    imgres.jpgJ'en étais là dans mes grognonnages, quand Michelle a passé la tête : "C'est l'heure !"

    Et nous sommes  partis au Caméo voir "Demain". (Tant qu'il en était encore temps, c'est à dire à encore l'affiche et ... pas trop tard pour les habitants de notre planète !)

    Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, à la sortie j'ai piqué un journal "gratuit" que je ne connaissais pas : "Le bienvenu". (1)

    Ce matin j'ai donc ouvert ce "Journal populaire de solidarité" (N° indispensable, comme ils disent...).

    Huit pages très bien écrites (Martine Vandemeulebroecke est derrière... ainsi que tout le secteur associatif) pour démonter les clichés les plus répandus sur les migrants et les réfugiés.

    Et je me suis dit : "Qui va prendre la peine de lire tout ça ?".

    Ceux qui se nourrissent de simplismes ? Ceux qui ne vont jamais à messe mais qui défendent notre occident chrétien contre les invasions barbares ?

    J'ai embrayé avec l'interview éclairée et éclairante (vite mes Ray-Ban !) de Jean Tirole, prix Nobel d'économie, dans "Le Soir".

    Et là je me suis redit : "Y a-t-il une de nos politiques têtes dépensantes qui va lire ces deux pages et s'en inspirer ?"

    Je crois plutôt que Charles Michel aura préféré apprendre par cœur ce que De Wever a dit de lui. Pour demander à Ducarme de réagir par un coup de gueule susceptible et sanguin qu'il pense être de la polémique... Pour eux, le long terme, c'est ce qu'on va dire d'eux au JT du soir.

    Idem pour "Demain" ce film admirable qui pose des questions, y répond et redonne espoir tout en lançant l'alarme.

    Qui parmi nos responsables des énergies, de l'agriculture et de l'éducation a eu la bonne idée d'abandonner son smartphone et ses électeurs pour aller s'asseoir deux heures devant ce film ?

    Qui parmi nos braves nymbies pourfendeurs d'éoliennes aura fait de même ?

     

    L'information est là, mais pour qu'elle perce l'épaisse couche de crasse ignorante de la paresse humaine il faudra peut être attendre qu'il soit trop tard.

    "Mais allez hein fieu ! Qu'est ce que tu viens encore nous faire chier avec tes trucs pessimistes ?  C'est des Diables Rouges, de la Jupiler, Plus belle la vie et des Tops Chefs qu'il nous faut. On ne vit qu'une fois ! "

     

    On ne crève qu'une fois aussi... la gueule ouverte en criant "We are the champions !"

     

    (1) https://lebienvenu.be/

  • "Bonjour, vous allez bien ."

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    "Bonjour, vous allez bien ?"

     

    Dites ça au conducteur en montant dans le bus. Putain sa tête. Il vous regarde d'abord comme un extra-tec-rèstre, puis ébauche un sourire et répond un "Çavaèvous ?" surpris, venu d'ailleurs. De loin, en tout cas.

     

    "Vous verrez, Namur est une ville agréable. Plein de belles boutiques et de restaurants. Et il s'y passe toujours quelque chose...". Certes, certes...

     

    Venant d'un village où se passer de voiture relève du militantisme, nous sommes devenus des habitués de la ligne TEC namuroise "n° 5".  En plus avec le "Pass 65+" à 35 € par an... nous ne sommes pas fous !

    Côté Sambre, terminus Les Hayettes (Salzinnes). Côté Meuse : Plomcot (doit-on prononcer le "t" ?) ou Beez (prononcez Bé, c'est plus sûr !). Au centre, la gare.

    Quand on est habitué à faire ses courses en bagnole avec Classic 21 dans les oreilles, le bus 5 c'est  le choc des rencontres. Le 5, c'est d'abord les nombreux "banlieusards" qui s'en servent pour aller, comme patients ou visiteurs (la joie quoi !), de la gare à une clinique. Sainte-Elisabeth (la chic) à un bout et Saint-Camille (la populaire), à l'autre. Fronts soucieux. Regards perdus dans la forêt des questions.

    Ouais, bon, lors d'un de mes premiers voyages j'ai rencontré Jacqueline, la maman de Benoit Poelvoorde. Elle souriait. Je lui ai dit "C'est vous ?". Elle a éclaté de rire et a répondu "Oui, c'est moi !". Mais ça c'était le cadeau de bienvenue des TEC. Le cèpe du débutant en octobre dans le bois. En temps normal les gens parlent peu, ou entre eux.

    Et quand une flopée d'Africaines montent à la gare et qu'un vieux Namurois ose, pour lui seul : "È bé on dîreuf' qui ça a brûlé véci !" (*), les rares qui comprennent n'y voient pas de racisme.

    Aux heures de pointe, les navetteurs des parkings de dissuasion et les students.

    Aux heures creuses, les smartphones se font plus discrets. Des vieux. Des pauvres, ou presque. Des sans-âge aux yeux fixes. L'une ou l'autre bourgeoise sans permis de conduire. Rarissimes bobos aux cheveux gris-blanc. Beaucoup de femmes voilées ou pas. Des enfants. Beaucoup de caddies au skaï défraîchi. Et on se dit que la fracture sociale n'existe pas que dans les journaux.

    Au retour, le numéro 5 s'arrête place de l'Ange. L'arrêt de toutes les tentations ! Pensez. Derrière vous, les cafés Delahaut, les pralines Galler jouxtées de Léonidas (toujours le mélange des genres !) et la "Maison Saint Aubain" (fromages et charcuteries de haut vol). En face, les chocolats Neuhaus. Mais ceux qui vont vers la clinique ne descendront pas ici. On les attend ailleurs. Là où sont déjà leurs pensées.

     

    "Bonjour, vous allez bien ?"

     

    Essayez aussi avec la caissière de chez Aldi, ou la vendeuse de fromages et le boulanger marocain du marché. On ne sait jamais. Le pouvoir des mots de tous les jours est parfois étonnant.

     

    "Ouièvous ?"

     

    "Ben jusqu'ici, ça a l'air d'aller...".

     

    (*) " Eh bien on dirait que ça a brûlé ici !"

  • Petits pays, petits esprits, grands politicards...

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    A gauche, les 160 m2 en question.

     

    A Tournai, les politicaillards sont en train de s'étriper à propos de l'élargissement de l'Escaut. Travaux nécessaires à l'établissement d'un parcours plus efficace entre Paris et le nord de l'Europe.

    En fait, il est question de raboter le quai Saint-Brice de 8 mètres, et ce sur une longueur de  20 m de long. Oui, vous lisez bien : 160 mètres carrés ! Une poignée de citoyens, le MR (Marghem en tête) et le CdH se battent pour 160 m2 nécessaires à une liaison européenne stratégique pour le transport propre et durable !

    Ne venez pas me dire que la Belgique est un pays surréaliste. Non, le surréalisme est essentiellement poétique. Et c'est le salir que de coller son nom à toutes les bizarreries et autres dysfonctionnements politiciens de notre pays. Et n'ajoutez pas non plus, comme à la télé,  un "plat" à "pays", sinon je risque l'AVC.

    Et pendant qu'on se bat pour quelques ares à Tournai, on apprend que d'autres petits chefs faussent le fonctionnement de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire grâce à l'incapacité d'un haut fonctionnaire à gérer les conflits de personnes.

    Et ici, il ne s'agit pas d'un bout de terre à garer les autos, mais de la sécurité de millions d'êtres humains.

    Et qui sont les supérieurs de ce haut fonctionnaire ? Une certaine Marie-Christine-Electrabel-Marghem (qui ferait tout -et elle le fait déjà- pour redevenir mayoresse de Tournai) et un autre incertain Jan Jambon pour qui certaines fissures ne semblent pas "significatives".

    Décidément il y a des démissions qui se perdent.

    Et foutez la paix au surréalisme et au plat pays. Ils n'y sont vraiment pour rien !

  • Jambon, a tort ou a raison...

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    Jambon.

    Il n'a peut-être pas tort ce mec.

    Sur le fond.

    Ben ouais, il y en certainement des qui "significativement" entonneraient bien le "Daeshke Leeuw" après chaque attentat réussi.

    Notez que dans l'autre camp, il doit y avoir aussi une majorité significative de "gentils" qui danseraient une belle gigue du ventre et remettraient bien la peine de mort et le lynchage au goût du jour après chaque capture de terroristes.

    Mais aucun parti démocratique ne s'est servi de cette possibilité d'une haine pour stigmatiser cette autre frange significative de la population.

    D'un côté comme de l'autre, allez une fois prouver ça !

     

    Il n'a pas tort parce qu'il évoque un "état de fait". Et on ne doit pas prouver un état de fait. Il dit tout haut ce que qu'il pense que certains imaginent tout bas.

    Qui peut prouver qu'une fraction significative de Belges de religion musulmane n'ont pas pensé que les attentats c'était bien fait pour la gueule des autres Belges ? Quitte, dans un deuxième temps à se rendre compte que des leurs y avaient aussi perdu la vie ?

    Et dans l'autre camp, allez prouver que de bons Belges n'ont pas esquissé un sourire en apprenant que des musulmans aussi avaient perdu la vie à Maelbeek-Maalbeek ?

     

    Sur la forme, aussi.

    Cette vieille technique des "deux pas en avant-un pas en arrière", tout en sachant que les traces des deux premiers pas resteront inscrites à jamais au marquoir.

    Vous placez bien en évidence une petite phrase assassine dans un contexte bidon, juste pour que des tripote-caca l'en sortent fielleusement.

    Triple bingo : un au parlage plus un au citage plus un au rectifiage.

    Genre : ne faite pas dire à ce que j'ai semblé vouloir exprimer que c'était ce que j'aurais pu avoir voulu signifier. Pour ses aficionados, c'est comme s'il avait dit trois fois plus fort ce qu'il s'attendaient à réentendre...

     

    Mais suffit-il de ne pas avoir tort pour avoir nécessairement raison ? Cela dépend évidemment sur quelle échelle de valeurs on se place.

     

    Raisonnons donc ! Ou, plutôt, résonnons ! Car c'est bien de caisse de résonance qu'il s'agit. Pour les radicalistes couleur N-VA (appelons un chat un chat) on vit de discours musclés et de postures outrancières. Lancez drapeaux, résonnez tambours !

    Faire l'étonné, c'est pratiquer l'angélisme que ces mêmes reprochent aux démocrates en matière d'intégration ratée.

     

    On savait depuis la constitution de cette "suédoise" (à laquelle je préfère toujours mon appellation contrôlée "Vlaamse Bleeuw") (1) que placer un ministre N-VA à l'Intérieur entraînerait fatalement ce genre de dérive.

    Et les sondages qui montrent  le redressement du Vlaams Belang (ex-Blok) ne vont pas calmer la bande à De Wever.

     

    Jambon a ses raisons que la raison ne peut restreindre. Et n'a aucune envie d'avoir le tort de s'en priver.

    Une journaliste politique notait que... "tant qu'il (Jambon) est couvert par le premier ministre, le gouvernement ne risque rien".

    Et si c'était simplement : "Le premier ministre ne risque rien tant qu'il laisse tout passer à Jan Jambon." ? Nuance... Et pendant ce temps, on oublie Panama et ses papers gras qui font tache.

     

    (1) Le "bleeuw rappelant la composante MR)