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  • Expliquez-moi

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    Le stylo à "bile".

     

    Expliquez-moi pourquoi on dit "une bombe atomique" et "une centrale nucléaire".
    Expliquez-moi pourquoi une société privée a besoin d'un bourgmestre wallon pour "payer une facture" à l'épouse d'un ministre congolais.
    Expliquez-moi pourquoi c'est la même société pharmaceutique (GSK.Bingo) qui vend un vaccin incomplet en octobre et qui fournit on médicament anti infectieux (Augmentin) en janvier parce que son vaccin anti grippe incomplet n'a pas fonctionné.
    Expliquez-moi pourquoi l'Arabie Saoudite organise un festival international du film alors que les salles de cinémas sont interdites dans le pays.
    Expliquez-moi pourquoi les fissures des réacteurs nucléaires belges grandissent sans changer de taille.
    Expliquez-moi pourquoi on n'a pas directement utilisé la bonne loupe pour examiner lesdites fissures.
    Expliquez-moi pourquoi la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption s'appelle LiCoCo et pas Li(vilain)CoCo.
    Expliquez-moi pourquoi les militaires déployés dans les "endroits sensibles" nous ont déjà coûté 1,86 millions de plus que s'ils restaient au chaud au mess de la caserne . Prime de risque ? Fallait faire caissière chez Delhaize, alors ! Non, s'cusez, mauvais exemple…
    Expliquez-moi pourquoi un certain Antonio Castanha, responsable de 20% de la déforestation de l'Amazonie, ait pu passer aussi inaperçu qu'un vulgaire braconnier pendant autant d'années. Ce monsieur et sa bande boutaient le feu aux forêts d'état avant de défricher et de revendre, ou louer, les parcelles à des fermiers. Peut-être trop discret, non ? Ou alors, la caméra aérienne n'avait pas le bon objectif, comme pour les fissures Doel-Tihange !
    Expliquez-moi pourquoi un ministre libéral flamand fustige la corruption au Congo juste avant qu'un ex-ministre libéral wallon soit accusé de corruption d'un haut-fonctionnaire congolais.
    Expliquez-moi pourquoi je me suis abonné à Charlie Hebdo alors que je peux consulter le meilleur de son contenu sur le "net". (1)
    Expliquez-moi pourquoi le JT de la RTBF n'a passé aucune séquence sur l'absence de Guy Verhoofdstadt aux funérailles de Claudy Criquielion. Alors qu'ils lui avaient consacré cinq minutes pour sa participation Ô combien non-importante à un rallye de voitures anciennes dont tout le monde se tape la droite pour voir si la gauche dort encore.
    Expliquez-moi pourquoi un ministre wallon décide tout à coup que le petit éolien est plus rentable que l'éolien traditionnel que ses collègues socialistes ont pourtant poussé à mettre  en place. Contre vents et marées.
    Expliquez-moi pourquoi l'Europe est aussi intransigeante avec la Grèce alors qu'elle permet à la France (non, pardon, à Hollande) de rester endetté deux ans de plus.
    Expliquez-moi pourquoi j'ai plus de doutes en refermant mon journal qu'en l'ouvrant.

    (1) Ceci dit nous avons envoyé un chèque mi-janvier à Charlie, et pas de nouvelles depuis !

    Il suffisait de l'écrire, le facteur vient de déposer Charlie dans ma boîte, sous emballage super anonyme.

  • Anne Liégeois

    Anne Liégeois  (6 mars 1948 - 22 février 2013)

     

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    Merci à son époux, Albert Moxhet, pour la page Wikipédia qui lui est dédiée :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Li%C3%A9geois

     

    Voici quelques dessins réalisés pour une expo sur La petite ville de Limbourg en province de Liège.

     

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  • On ne nous apprend pas...



     

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    On ne nous apprend pas.

     

    Le jour des funérailles de sa mère, un ami athée dit a son père croyant : 

    "Si c'est moi qui ai raison, et qu'il n'y a rien après, on ne se reverra pas. 

    Mais si c'est toi qui a raison, on se reverra, et c'est moi qui aurai l'air con… "

     

    L'esprit encombré (pollué ?) de moments littéraires, théâtraux, ou cinochiens,

    on ne sait rien de ce qui se passe vraiment dans la tête de ceux qui partent.

     

    Qui se sentent partir.

     

    Ont-ils l'impression de se rapprocher d'un mur ? Ou de l'entrée d'un tunnel ?

     

    Ou d'un passage inconnu dont la vie à sa fin ouvre enfin le secret ?

     

    On ne sait pas si le temps s'élargit alors qu'il diminue.

     

    On ne sait pas si l'envie leur prend de se montrer magnanimes.

     

    Et, s'ils le font, si ça leur fait du bien.

     

    Ni ce qui compte encore pour eux.

     

    Ni si  quelque chose compte encore.

     

    On ne sait pas si l'orgueil est soluble dans ces moments

     

    de suprême humilité.

     

    S'il est encore temps de réparer des torts, d'apaiser le bouillonnement 

     

    de préjudices anciens, de cimenter certaines fissures, 

     

    d'étancher la soif d'excuses de certains malmenés… 

     

    Ou de se contenter de guetter du donjon d'improbables pardons …

     

    On ne sait pas si les regrets résiduels s'effacent d'eux mêmes.

     

    Ou si c'est encore à nous de donner l'ultime coup de gomme.

     

    On ne sait pas si l'esprit devine qu'il se sentira plus léger 

     

    au moment de brûler certaines rances rancunes. 

     

    On ne sait pas si le vieil inacceptable devient plus fréquentable

     

    quand on lui fait enfin une place à table.

     

    On ne sait pas si l'on se dit qu'avoir rempli sa mission de passeur

     

    nous a rendu meilleur.

     

    Passeur d'amour. Passeur de savoir. Passeur de colères. 

     

    Passeur de gènes, enfin.

     

    Un patrimoine plus ou moins utile qui prospère dans les yeux des enfant

     

    qui nous tiennent la main.

     

    Et que c'est bien ainsi. Et que cela suffit.

     

    Ou bien qu'il est grand temps de changer deux ou trois choses.

     

    Ou bien s'il l'on s'accepte enfin. Tout nu de vérité.

     

    On ne sait pas si les vieilles croyances ressortent de leur placard,

     

    secouent leurs oripeaux et repartent à l'assaut, profitant du doute d'un instant.

     

    Ou si le vide absolu se montre enfin plus rassurant.

     

    On ne sait pas si la peur change de couleur.

     

    Si elle se fait amie.

     

    On ne sait rien des branches auxquelles on se raccroche.

     

    On ne sait pas si l'on veut être seul ou entouré d'amis.

     

    On ne sait rien. On ne nous a que mal appris à attendre ce moment.

     

    En espérant qu'un ressort de l'esprit nous sorte la notice d'un

     

    déclic programmé d'une boîte à malice.

     

    On ne sait rien. On ne veut pas savoir.

     

    Tant qu'il semble rester suffisamment de temps.

     

    Et eux, s'ils le savent, le gardent bien pour eux.

     

    On ne nous apprend pas la langue particulière de ces moments si sourds.

     

    Moments lourds de malentendus, de malentendement.

     

    Ou légers de complice transparence.

     

    Où les mots semblent ne plus avoir cours.

     

    Où la grammaire devient une pression de main.

     

    Où les regards feuillettent le dictionnaire des yeux.

     

    Quand la mémoire déborde. Quand le disque se fait tendre.

     

    Quand la vieille imprimante délivre ses feuilles vierges.

     

    Tirant ses dernières cartouches d'encre sympathique.

     

    Silence immaculé peuplé par les voix blanches des sentiments muets.

     

    Quand on ne s'entend plus mais quand on se comprend.

     

    Enfin.

  • Deux poids démesure.

    Les terroristes ont tout compris.
    Tuer du caricaturiste ne suffit pas.
    Il faut aussi "casser" du juif.
    Parce que certains médias et les gouvernements européens font le reste.
    En donnant plus d'importance à l'attaque d'une synagogue qu'à la discrimination quotidienne des "arabes" dans nos villes, en ménageant Israël, en craignant toujours plus d'être taxés de pseudo-antisémitisme, ils illustrent à chaque occasion
    le "deux poids deux mesures" qui font le lit des recruteurs islamistes.
    Qui entretiennent la haine de ceux qui n'ont plus que leur dieu à aimer.
    Action-réaction !
    Aucun génocide n'est tolérable.
    Mais tant que l'ombre culpabilisante de la shoah, utilisée comme un patch universel par les Israéliens, paralysera l'inconscient collectif, aucune solution ne sera possible.

    Certains instrumentalisent trop souvent le nécessaire "devoir de mémoire", pour négliger certains "devoirs de l'histoire".

    Ne pas oublier de lire l'édito de Maroun Labaki, ce lundi dans Le Soir :


    " Après Copenhague, restons nous-mêmes, ne cédons rien
    Cinq semaines après Paris, les attaques de Copenhague confirment la réalité de la menace qui pèse sur l’Europe. Et sa nature très complexe. Le meurtrier présumé de la capitale danoise était-il plus ou moins inspiré, guidé ou téléguidé par Daesh (le groupe «Etat islamique»)? En tout cas, il avait des racines aussi au Danemark.
    Les attentats de Copenhague ne changent cependant pas la donne. Ils ne doivent donc pas affecter nos choix. Plus que jamais, nous devons, en Europe, résister à la peur, refuser le rejet des autres, les amalgames, les slogans, les âneries.
    L’Europe, ce sont des sociétés ouvertes, libres, démocratiques, où l’on jouit de la liberté de religion et de la liberté d’en rire, du respect de Dieu et du respect de l’irrespect. Tel est notre modèle, poli par l’Histoire. Telles sont nos valeurs. Nous devons en être fiers et les chérir.
    Depuis les attentats de Paris, bien des choses ont été dites, et le plus souvent avec intelligence, sérénité et même générosité. En France, c’est Marine Le Pen et ses frontistes au front bas qui se sont en réalité retrouvés dans les cordes…
    Poursuivons dès lors dans la même voie, qui nous a grandis. La tâche est énorme.
    Il faut bien sûr assurer la sécurité dans nos pays – mais toujours en veillant à nos libertés.
    Il faut porter le fer dans les sables du Moyen-Orient, où Daesh nous a déclaré la guerre (ainsi qu’à d’autres, notamment arabes). S’y engager davantage? S’y aventurer au sol? Ces questions doivent être posées.
    Il faut redoubler d’efforts pour relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. On ne le dira jamais assez: les violences faites aux Palestiniens sont à l’origine de tant de haine dans le monde arabo-musulman…
    Enfin, last but not least, il faut prendre à bras-le-corps les problèmes de nos villes métissées, donner chair à ce «vivre ensemble» resté incantatoire, rattraper ces jeunes perdus entre deux cultures, sans repères et sans espoir.
    La tâche est énorme, c’est incontestable. Mais restons nous-mêmes. Ne cédons rien."


  • De la positivité de la blanquette.

    "J'aime les dimanches, parce que, ce jour-là, les autres n'en secouent pas une."
    (Jean Pathie).

    "De l'influence de la blanquette dominicale sur la pensée positive à travers les âges" (réflexions dominicales d'un épicurien à l'ancienne).

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    D'abord une pensée émue et non moins positive à Félicie, l'adorable maman du commissaire San Antonio. Ben quoi ! On a chacun son immaculée conception !

    La cocotte est en fonte. Le gras est de canard, et le laurier de Valensole y grésille déjà. Le veau a moins de six mois. Les carottes sont bio (bjo, pour les amis d'outre Heer-Agimont). Le thym vient du jardin de Michelle. Et les champignons sont blancs, revoilà le printemps, est-ce normal maman ? L'air embaume déjà avant le plongeon synchronisé de l'oignon des Cévennes (pas trouvé de grelots, les gilles ont tout pris !) et de l'ail rose de Lautrec. Non, pas de lardons. Ils regardent You Tube avec Chromcast dans la pièce d'à côté. Reste plus qu'à rouler les boulettes -petites, petites- et à mouiller avec le bouillon. Une demi-heure avant de servir, j'ajouterai les champignons de Lutèce juste cuits dans le jus de citron.

    La suite, vous la connaissez, on n'a rien fait de mieux depuis la disparition des iguanodons de Bernissart, dont par ailleurs, on n'a jamais vraiment su ce qu'ils allaient foutre dans cette mine de charbon perdue du côté de Blaton.

  • Le sens de la vie

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    Extrait de "La pensée positive à travers les âges", grand recueil (non illustré) de coups de pied au cul supposés nous faire avancer le cœur joyeux à la bouche une chanson sur le chantier de grande randonnée qui mène inexorablement à la fin d'une période plus ou moins longue initiée par nos irresponsables de parents et qui s'appelle, qu'on le veuille ou non, "la vie".

    "Le sens de la vie.
    Quand on plonge au fin fond du fond du trou du cul des choses, la vie n'est rien qu'un putain de foutu sens unique sans issue agrémenté d'un sacré paquet de non moins putains de sens interdits." (Ikke Mî)


    P.S.: OK, il y a aussi une berwètée de sacrés putains de bon moments. Alors profitons-en avant qu'ils ne soient plus que des souvenirs.

  • Au quatorze de février

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    À tous ceux qui ont la chance de s'aimer vraiment.

    Mais aussi...

    À tous ceux qui n'ont plus qu'un vieux chien à aimer.
    À tous ceux que même un chien n'aime plus.
    À tous ceux qui vont mourir d'amour aujourd'hui.
    À toutes celles qui croient être aimées parce que c'est le jour.
    À tous ceux qui vont faire semblant.
    À toutes celles qui savent qu'elles n'auront même pas droit à leur fleur.
    À tous les arbres gravés d'un cœur oublié qui grandit dans leur écorce.


    À toutes les lettres prisonnières d'un ruban noué.
    À toutes les Yseult de banlieue et tous les Romeo de supérette.
    À tous ceux qui regardent l'eau un parpaing dans les mains
    parce qu'une pétasse est allée voir ailleurs.
    À tous les réceptionnistes des hôtels de passe.
    À tous les cœurs à prendre.
    À tous les cœurs épris.
    À tous les pris qui croyaient prendre.
    À tous les lapins posés et aux râteaux ramassés.
    À toutes les Bonnie qui attendent leur Clyde.
    À tous les cœurs tatoués et aux peaux ridées qui les supportent.
    À toutes les boniches victimes d'un Bonny menteur.
    À tous les vieux garçons condamnés au célibat à perpétuité par erreur d'appréciation.
    À tous les cœurs artificiels qui battent dans les cliniques.
    À tous ceux qui se sont trompés d'histoire d'amour.
    À tous les trompés.
    À tous ceux qui l'ignorent.
    Aux bulles qui font tout pardonner.
    À tous les désantabusés.
    À celles qui aiment sans compter.
    À ceux qui ne comptent plus.
    Aux enfants des amours aujourd'hui éclatés.
    Aux chiens orphelins qui hurlent sur les tombes des maîtres adorés.
    Aux vers de terre et à leur étoile.
    À toutes les Muntaz Mahal qui n'auront jamais leur taj.
    À Valentine de Kaboul en string sous sa burka.
    À Natacha de Donetz en pleurs dans les gravats.
    À Mohamed de Guantanamo qui ne pense qu'à sa Mecque.
    À Aïcha de Gaza qui voudrait juste vivre ce jour de l'autre côté du mur.
    À toutes les chandelles mortes pour un souper.
    À tous les soutiens-gorge rampant au bas des lits.
    À tous les canapés qui n'auront pas servi.
    À tous les fleuristes et à tous les cuistots épuisés qui ne baiseront pas ce soir.
    À Antoine et Cléopâtre.
    À Jésus et Marie-Magdalène.
    À Mickey et Minnie.
    À toi et à moi.
    À Master Card et à Visa.
    Bonne fête.

  • Le roi Fabiola

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    Comme une cent cinquantaine de "braves" royalistes flamands ont envoyé au palais un message de condoléances à l'occasion du décès de la reine Fabiola Amora y Estragon, veuve Baudouin, la maison royale d'Albert et de Paola s'est fendue d'un bristol de remerciements (en néerlandais, natuurlijk).
    Déjà que Fabiola est morte début décembre, envoyer les remerciements début février, ça faisait déjà réchauffé, mais bon, on n'a pas que ça à faire au palaccio.
    Dans la première version reçue par les "beste mensen", on y faisait état du "décès de la reine Paola".
    Laquelle est bien vivante croyez-nous.
    Suffit de demander au petit personnel du Belvédère.
    Ou à notre ex-roi Albert II : "Alberto nouméro douwé…Vaffanc… Lâche oun pocco cet aillépatte et vient finir lé skrablé da hieri… ouské tou a encora triché comme oun porco di saxo coburgo gotha… è si tou viens pas subito lé whisky  dé la sei s'appellera nada ! Capiche ?"
    Donc, Paola et Albert, pas honteux du tout (Con les piccoli centimes dé la dotation, on n'a mêmé plou les moyens dé sé payer oun bonne sécréraire !) ont envoyé une deuxième missive à ces 150 Flamands qui, croyant que Paola était morte s'apprêtaient déjà à rédiger un nouveau message de condoléances.
    Bref, sur ce deuxième bristol, il n'était plus question de "décès de la reine Paola", mais bien du "roi Fabiola". Koning Fabiola au lieu de Koningin Fabiola (ceci pour les amis d'outre Heer-Agimont , d'outre Torgny et d'outre Ploegsteert réunis).
    On vous le disait depuis toujours que c'était Fafa qui portait la culotte à Laeken.
    Lapsus significandi : le roi Fabiola. Pourfendeur des avorteurs et des contracepteurs de tout poil.
    La reine, la loi, la liberté, pom-po-pom !
    Donc, on attend avec impatience la troisième version du carton, lui-aussi envoyé à cent cinquante exemplaires.
    - "Alberto nouméro douwé ! Ouské ta ko mettu (Paola est la marraine de beaucoup de piccoli bambini di borrinaggio) les francobolli per lé cartoline ? Questi con lé visage de nostro ahuri dé roi dé fils.".
    - "Mais mon petit tiramisu, mon petit pandorro, mon petit zabaglione al maitrank, tu sais bien que c'est B.Post qui offre les timbres, voyons. Les avions de l'armée c'est fini, mais les timbres, ils n'ont pas encore pensé à nous les sucrer !"


    Un vent favorable, c'est ainsi qu'on appelle les pets fuiteurs dans les rédactions, nous a apporté la dernière mouture des ex-royaux remerciements, que nous vous offrons en exclusivité :

    "Beste mensen,
    Dank u !
    P & A. "




  • Pubs licites.

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    Si les publicitaires nous prennent pour des cons, il y a vraisemblablement une raison à  ça.

    Le cuisinier Knorr : " Pour moi, ce qui est le plus important, ce sont mes bottes en caoutchouc. " . Eh ! oui, pour aller dans le jardin de son petit producteur cueillir les plus beaux potirons, avant de rentrer chez lui pour préparer, dans une petite casserole, des millions de litres de soupe…

    Et asteur, vlatipa que Monsieur Propre (vous savez, l'Uncle Ben's albinos en images de synthèse) a une vraie grand-mère costaude tout droit sortie des confitures "Bonne-Moman", à moins que ce ne soit des cafés "Grand-Mère". Sans oublier Mamy Nova... M'est avis que les agences de pub doivent avoir un élevage, un conservatoire plutôt, de mémés prêtes à l'emploi. Les piles fournies avec !
    Entre parenthèses, une des trois sympas mémés bretonnes de Tipiak (Pîîîrrrat' !) est décédée. Avis aux candidates !

    C'est comme le petit bonhomme Beurre tout blanc tout triste qui rencontre la bonhommette Planta toute jaunette. Œuf corse, on ne dit pas que son joli prénom est Margarine. Tout ça pour annoncer que maintenant on met du beurre dans la margarine. Pardon, dans la Planta. Toute sa vie, Jules, mon papa, qui était agent d'inspection à l'Office National du Lait et de ses Dérivés, a pourchassé les fraudeurs qui trafiquaient le bon beurre en y mélangeant, notamment, de la… margarine. T'en fais pas papa, ça ne durera pas. Ch'sais pu quelle marque italienne a essayé avec de l'huile d'olive et ils se sont plantés. A quand le beurre de palme ?

    Quand on pense qu'Uncle Sam a réussi à retourner l'image d'un ancien esclave (Uncle Ben's) pour en faire sa marque de fabrique. "Mon oncle ce négro !". Ouais, mais Banania était passé par là bien avant. "Mon grand-père, ce tirailleur sénégalais  !".

    Dans le fond, c'est mon ami Etienne qui a raison, lui qui me disait : "Tu regardes encore les pubs à la télé, toi ?" Ben ouitche Etchènne, c'est comme la politique les pubs. Si moi je les regarde pas, elles, en revanche, me zyeutent avec gourmandise. Profitant de la moindre inattention de ma part.

    Sans parler du "placement de produits", plus insidieux. Le long métrage des Schtroumps en regorge. (1)
     
    Même une série policière française, tournée à Lyon, annonce la présence de "produits placés" dès le générique. Et qu'est-ce que je fais moi, gros con ? Eh ! ben je les cherche ces produits placés. Bingo, messieurs les markettos !
    Et je t'entends cher Etienne : "Tu regardes encore des séries à la télé, toi… ?".
    C'est vrai que sur France Musique et France Culture, le risque est moins grand...

    (1) http://placementproduits.com/les-schtroumpfs-font-dans-le-placement-de-produit/

  • Petite musique pour manuscrit et silences

    Je m'étais arrêté dix pages avant la fin.
    Comme souvent quand un livre me plaît, que je me sens bien au chaud, ou au froid, dedans, j'essaye de repousser au maximum le moment d'en connaître la fin.
    Peur de la mélancolie qui accompagne toujours la fin d'un univers. Peur de rompre une complicité magique entre le récit, l'auteur et le lecteur ?
    Cela faisait trois ou quatre jours qu'il me narguait, posé sur un coin de table. Osera ou pas ?
    Et aujourd'hui, je l'ai achevé. J'ai même parfois l'impression que c'est plutôt le livre qui m'achève. Qui coupe le fil qui me tenait suspendu, flottant dans la pensée de celui qui l'a écrit, pour retomber éperdu dans le fatras de mes pensées contemporaines.
    Ici, le cas était encore plus flagrant.
    D'abord parce que le manuscrit n'a pas encore été publié.
    Ensuite parce que l'auteur est quelqu'un que je connais et qui m'a fait l'honneur -et l'amitié- de confier ses feuilles à ma lecture. Et qu'en le lisant, je l'entends écrire.
    C'est la deuxième fois que cela m'arrive, avec, cette fois encore, ce sentiment troublant de pénétrer dans la tête de l'autre. De visiter sa maison en son absence.
    Même si cela biaise le point de vue, cette lecture m'a procuré beaucoup de sérénité.
    Un suspense. Sans halètement. Sans otages à sauver, sans poursuites infernales, sans surhommes, sans minuterie scotchée à un pain d'explosif. Une dramaturgie douce …
    Même si l'on sent en permanence la proximité planante d'un drame indéfinissable et inévitable. Une histoire simple pourtant. Minimaliste même.
    Une histoire d'un mec qui revit son histoire, à la fois prisonnier et héros des récits du passé à qui il donne rendez-vous. Comme un type qui veut rephotographier les recoins de sa maison avant de déménager. Loin et pour toujours. Tout en sachant qu'il n'emportera aucun cliché avec lui.
    Une histoire d'amour où de longs -soi-disant- temps morts bruissent d'une intense vie intérieure.
    De faux silences audibles seulement par ceux qui écoutent avec les sonotones de l'âme. L'auteur n'insiste jamais trop. Il effleure. Il esquisse. Le lecteur prête l'oreille.
    Des personnages solides et qu'on aimerait croiser pour de vrai. Un héros dans la peau duquel il est facile de se faufiler, à la condition d'avoir suffisamment vécu.
    Un univers qu'on quitte à reculons, sans bruit, pour pas déranger.
    Merci à toi Pierre pour ces moments d'exception et d'intériorité.