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  • Gauche ou mal à droite ?

     

    portrait tumbir jaco.jpgSi des hommes de gauche, déçus par la gauche actuelle, et qui souhaitent plus de progressisme, s'en vont vers l'ouest. 

    Et si des hommes de droite, estimant la droite actuelle trop tiède et cherchant un conservatisme plus radical, s'en vont vers l'est.

    Combien ces gens ont-ils de chance de se rencontrer au milieu d'un océan pacifique ?

     

    Ça ne date pas d'hier.

    La droite, du latin "dextra", d'où, "dextérité".

    La gauche, du latin "sinistra". Sans commentaire.

    Les Romains étaient-ils déjà de droite ?

     

    Plus sérieusement, la division droite et gauche est née pendant la Révolution française. Quand les tout nouveaux députés de l’Assemblée de 1791 ont dû se décider sur le rôle du roi. Certains voulaient que le roi conserve des droits : les conservateurs. D’autres souhaitaient que ses droits soient limités : les partisans du changement. Pour se distinguer, les conservateurs se sont assis à la droite du président de l’Assemblée et les autres, à sa gauche.

    La droite et la gauche étaient nées. 

    La droite est attachée au statu-quo, à la conservation. La gauche aspire au changement. On est de droite dans les milieux riches ou aisés, pour préserver ses richesses. Et on est  de gauche dans les milieux moins favorisés, pour espérer une vie meilleure. Ceci en général.

    Jusque là tout était simple. Il y avait ceux qui avaient. Et ceux qui voulaient avoir.

    Grosso modo, la gauche travaillait pour gagner sa vie, et la droite perdait la sienne à faire travailler son argent. 

    Mais, la frontière entre la droite et la gauche, ce n'est jamais que la photographie d'un moment.

    Un instant d'évolutionnisme. 

    Sous un couvert d'universalisme, la nature est viscéralement source de toutes les inégalités.  Et les gens du petit monde de droite seraient apparemment les premiers écologistes. " Laissons l'éco-système humain suivre son cours ". Sélection des meilleurs, élimination des plus faibles. La compétition naturelle permet donc au mieux-né, au mieux-armé, non seulement de survivre, mais de prendre les décisions. Les meilleures. Quant au bon gros peuple de gauche, pas de chance, il est du mauvais côté du guichet. Mais avec le temps, il trouve ses défenseurs. Un peu comme dans un jeune couple, quand la belle-mère intervient pour réveiller le partenaire non-dominant. 

    Et, quand un parti défenseur de la gauche parvient enfin au pouvoir, il intervient aussi. Pour rétablir un certain équilibre des chances. Mais, vu de la droite, il fausse le jeu naturel. Pourquoi changer ? Les gens bien. Bien pensants, instruits, raffinés, propriétaires, bosseurs infatigables et tout, voudraient tellement que les gens de gauche, socialistes, barakîs assistés, incultes, vulgaires, paresseux, gaspilleurs et profiteurs restent à leur place. A gauche ! Au pied ! Au panier !

    Et c'est là que le suffrage universel intervient. Il faut prendre parti.

    Et quand le parti est pris, il faut le vendre.

    Les partis de droite s'efforcent de persuader qu'il faut avoir peur de la gauche.

    Parce que la droite a peur de tout. Surtout de ce qu'elle peut perdre au profit de la gauche. En espèces ou en image.

    Alors, elle crée de la peur là où la gauche crée de l'espoir.

    La peur de tout ce qui peut faire peur. Surtout la peur de changer.

    Le seul moment où la droite est pour le changement, c'est quand la gauche est au pouvoir.

    Au début, la gauche rassemble dans l'espoir. L'espérance de tout ce qui peut ressembler à un peu de mieux-être. Et puis les temps changent. Parfois il arrive qu'un citoyen du peuple de gauche réussisse. C'est-à-dire qu'il gagne beaucoup plus que ce dont il a besoin pour vivre décemment. Mais s'il reste solidaire de la gauche, alors la droite crie au scandale. Au traître. Comment peut-on réussir et rester de gauche ? Faisant référence à certains, qui, sans idéal, quittent parfois la gauche quand ils commencent à en avoir trop pour vivre simplement. 

    A ce moment, ça devient plus confus pour l'électeur. C'est la valse des étiquettes. La canadadraillisation de la politique.

    Alors on trouve des socialistes qui veulent faire croire qu'ils ne sont pas encore au centre.

    Des libéraux qui disent que la gauche n'est plus assez pauvre pour être socialiste.

    Des néo-nantis qui s'affichent de gauche à droite. Des indépendants aisés déguisés en ouvriers. Des vieux ouvriers qui restent à gauche par tradition, tout en ayant un petit patrimoine fructifiant. Des professions libérales avec le coeur penché à gauche. Des bourgeois gentilshommes écologistes.  Des chômeurs qui ne se contentent plus de peu. Des libéraux qui trouvent que c'est déjà de trop.  Des nantis congénitaux qui sentent leur futur menacé. Des étudiants gauchistes passés aux affaires. Des fils de gauche qui deviennent des pères de droite. Mais aussi des paires de droite qui font  des enfants de gauche. Des pauvres, enfin, qui ont compris que la terre était ronde et que fatalement en allant toujours plus à gauche on se retrouvait à la droite de la droite.

    Bref, le souk une nuit sans lune, le boxon enfumé, l'opacité du Nutella sur le pain noir, la foire aux faux-semblants, le salon des illusions. 

    Alors ? Gauche ou droite ? Conservateur ou progressiste ? Solitaire ou solidaire ? Traditionaliste ou créatif culturel ?

    L'électeur, désormais non-voyant daltonien, n'a plus qu'à voter -ou pas- selon ses émotions. Pour élire des gouvernements ni vraiment de gauche, même s'ils en ont la couleur, ni vraiment de droite, même s'ils se disent rassurants.

    De toute façon, l'électeur, qu'il soit rose clair chic ou bleu marine blaser, vert solidaire ou gros rouge qui fait tache, place finalement ses économies dans la grande banque commune. Et ce faisant, il a déjà, inconsciemment, insidieusement, implicitement, voté depuis longtemps.

     

  • Phrasettes

    A Bruxelles, on dit un " best tof ".


    Procrastiner, c'est prendre son courage à demain.

    Le Coran : est-il raisonnable d'interpréter littéralement aujourd'hui en Occident, un texte écrit en Arabie au VIIe siècle ? C'est pas l'évangile, quand même !

    Le prostatique qui vient enfin de réussir un beau jet crie-t-il : "Hipipipourra !" ?

    Le capital est intéressant, certes.
    Mais c'est l'intérêt qui est capital.

    Le rêve, c'est un cadeau qu'il ne faut pas déballer.

    L'agenda de l'an passé est un paquet de dates séchées.

    Au JT : Un échec est toujours cuisant et un ouf de soulagement.
    Les tsunamis, les déluges, les avalanches y sont toujours "véritables".

    La perfection est de ce monde.
    La preuve, on peut être parfaitement malheureux, mourir parfaitement
    de métastases parfaitement formées…

    Comme la vie semble simple quand on ne doit pas la vivre soi-même.

    À partir d'un certain âge, le temps commence à sembler plus long entre deux repas qu'entre deux orgasmes.

    À la fin de certains repas, on se sent grassasié.

    Quand on dit : " On n'a que le bien qu'on se donne ", c'est en général pour s'excuser du mal qu'on est en train de se faire.



  • Facebook, l'aller-retour...

     

     

    P1020986.jpg

     

    Ouwais ! J'ai repiqué à Facebook. Ou, plutôt, c'est Face qui m'a repiqué.
    Une piqûre de rappel qui fait déjà mal à la fesse droite de mon emploi du temps.
    Bêtement ? Allez ! Disons oui ! Bêtement !
    La rechute, bêêête et brutale. Comme le gars qui shoote à fond les crampons dans le chapeau au milieu du chemin. En sachant : 1) qu'il y a un pavé de Paris-Roubaix caché dessous ledit couvre-chef et 2) qu'il est en espadrilles (made in France & cousues main à Messanges-Landes).


    J'esplique.
    Pour les besoins d'une publication sur mon blog "Comme ça en passant" (saine lecture si l'en est ;-), j'ai eu l'idée (saugrenue ?) de cré&er une page "Belgovie- Cap Gras Nantis", un mélange de Télévie et de Cap 48 destiné à recueillir les dons spontanés des titulaires des grosses fortunes maousses planquées dans les laveries des purgatoires fiscaux grand-ducaux ou de Nassau. Mais pour ce bien faire, il me fallut (sans "s") réactiver mon compte Facebook "en dormance" depuis mon coup de sang de 2012.
    C'était pile ou Face ! La roulette Zuckerberg ! Tu mets un "J'aime" dans le barillet, tu fais tourner et bang ! T'es mor…du ! Et bien profond.
    Burkazons-nous la Face ! Corde au cou et cendres sur la tête. Bourgeois de Calais même combat.
    Paske quand tu ré-ouvres la porte du "Bistrot d'enFace" c'est reparti ! Tu ne te sens plus et y t'en monte une, comme disait ma voisine ménopausée depuis une semaine.
    "Tiens qui revoilà ! Hé Zuckerberg, tu mets un verre à Jacques pour moi, et tu remets ceux des autres en couleurs !" Et allez-y que je te "J'aime" et que je te "Je commente".
    Là, au comptoir, ils sont tous là ceux que t'as plantés il y a deux ans en claquant la porte. Faut dire qu'il y en a qui se sont même pas retournés. Ni quand t'es parti. Ni quand t'es revenu ! Comme quoi !
    Il y a Une Tell qui reste scotchée à son tabouret et au foot à la télé. L'autre, qui continue à publier n'importe quoi, du moment que ce soit rose avec plein de petits cœurs. Et la courageuse qui continue à prosélyter pour la "pensée positive". Et celle qui ne peut pas voir une photo de toutou malheureux sans "Partager" à tout vent.
    Et celui qui pense qu'un islamiste se cache derrière chaque poil de barbe ou dans chaque paire de babouches.
    Bien entendu, il y en a quelques uns avec qui le fil invisible du Wifi (Oui m'fi !) n'avait pas été sectionné et qui me fréquentaient (infidèlement Mark) sur Google+. Et qui n'avaient pas oublié l'existence substantifique des courriels et autres mails. Ni même de la presque ancestrale carte postale affranchie d'un timbre choisi avant la dernière glaciation.
    Il y a aussi des Faceurs ("Amis" inconditionnels du petit "f" blanc sur carré bleu), des amis que l'on retrouve de plain pied, sans avoir besoin de se réapprivoiser. Et qui reprennent la conversation là où on l'avait laissée en 2012. Tranquille Emile, cool Voordepoel !
    Allez rendons à Zuckerberg ce qu'il nous pique en douce. Cette mécanique perverse est tellement bien huilée que son addiction est même socialement bien vue.
    Ouwais ! Allez ! Y en bien des qui disent "Wais, ben bon, euh, je suis dessus, comme ça, mais je n'y vais pas souvent !". De toutes façons les raconteurs de craques sont vite repérés. Sauf s'ils regardent en douce par le trou du judas, en silence.
    Allez, c'est pas tout ça, comme on est dimanche, faut que je "Partage" avant les pistolets.
    Ah ! oui, au fait, il n'y a toujours pas de mention "J'haine", avec le pouce vers le bas.
    Mais c'est vrai, mâssie grosse bièsse, en langage binaire de "Face", détester, c'est "J'aimer" par défaut. Donc chez Face, pour protester, il faut fermer sa gueule.

    * Illustration : acrylique sur toile de Leo Sallustio.

  • Courses à Givet (suite)


    Lalsacienne.pngAh ! La mémoire… Retour aux courses (sources ?) à Givet !
    Comment ai-je pu oublier les émincés de gésiers confits Fleury-Michon, le quinoa gourmand de Tipiak (Bretagne)… ?
    Et les biscuits Chamonix orange, que ma fille m'a tendus, avec un sourire en coin : "Tiens c'est pour maman !". Comme si …
    Chamonix orange ! Jadis de l'Alsacienne, et maintenant de LU, et désapprouvés en Belgique.
    Rien qu'en imaginant l'emballage, je décolle. Je ferme les yeux et je sensth-1.jpg d'abord la touche du glaçage qui colle un peu au palais, puis la pâte du biscuit qui s'effondre sur la langue, libérant l'onctuosité du fourrage et une saveur amère d'orange en marmelade…
    Souvenir d'un moment de luxe pour nous qui, enfants, nous contentions de viser, l'air de rien, les "Biarritz" belges dans la grande boîte mélange de Delacre. Et encore, seulement quand il y avait des "gens" en visite à la maison.
    De là, il n'y a qu'un pas pour plonger dans la panade. Sans rouvrir les yeux.
    Orange pressée, banane mûre écrasée avec un biscuit Delacre "L'écolier"… Des "biscuits de soldats", comme on disait.
    Moi, j'étais trop grand quand la "panade" a fait son entrée dans l'univers des mamans responsables formées à "La goutte de lait", ancêtre de l'ONE. Mais marraine Denise de Falisolle, ma tante, en préparait pour mon cousin Pierre. C'est là que j'ai goûté.
    Puis, père à mon tour, j'ai sacrifié au rituel. Les Betterfood avaient remplacé les gros "Ecolier", mais le goût n'avait pas changé. Si j'en voulais une béquée, il fallait que je goûte en cachette, en préparant, parce que ni Barbara, ni Gilles n'en laissaient dans leur assiette. Ou alors, c'est qu'ils couvaient quelque chose.
    Même que Barbara a "replongé" dedans en pleine adolescence.

    images-1.jpegQue l'on nourrisse son corps de "pluma de belotta iberica" ou de cassoulet Spanghero, le résultat à l'arrivée est toujours aussi immonde me direz vous.
    Certes.
    Mais la centaine de grammes de ce porc issu de cochon noir, nourri aux glands (belotta), servie grillée et rosée, dégustée et commentée, aura rendu notre esprit meilleur que la louche de saucisses-haricots tomates engloutie distraitement en vitesse.
    Mâcher, mâchouiller, machinalement. L'esprit ailleurs. Pendant que la panse s'emplit en rêvant de satiété.
    Le goût exhausté qui fait qu'un cassoulet Zwan est pareil à des ravioli Buitoni, laisse l'esprit hors-jeu. Parce que ce jeu n'en vaut pas la chandelle, l'esprit, mis en veille par l'odeur dès avant la première bouchée, botte en touche et fait roue libre.
    En revanche, choisir les produits en imaginant déjà leur future élaboration, ou lire l'énoncé d'un plat à la carte d'un resto, en écoutant les conseils d'un maître d'hôtel, sont des démarches cérébrales qui mettent l'esprit en éveil dès avant la première odeur échappée de la cuisine. La suite n'est qu'une question d'attention et de respect.
    Fermer les yeux, se concentrer sur l'huis clos de la bouche.
    Le cracottement ou la caresse des consistances. La lutte ou le mariage des saveurs. Leur évolution. Le dépistage d'une épice où d'un condiment. Des moments de méditation qui rendent la déglutition accessoire. Fermer les yeux empêche la main, et la fourchette qu'elle tient, de s'empresser de préparer la deuxième bouchée que la "mâchine" réclame déjà. Alors que les mâchoires sont encore au turbin.
    Essayez avec le café du matin.
    La première gorgée. Les yeux fermés. Comme le journal encore plié.
    Laisser le temps à l'esprit d'écrire ce qu'il ressent sur la feuille blanche de la première pensée du jour.
    Puis une deuxième gorgée. Moins brûlante, mais sur des papilles déjà décapées par la première. Une autre sensation. Un autre plaisir. Essayez, les yeux fermés.
    Ce n'est qu'un bon moment à passer.

  • Les vacances à domicile

    Hier, en ouvrant le frigo, je me suis cru, tout cru, en vacances. C'était comme dans le motorhome (camping car, à la rigueur, mais surtout pas mobilhome !) en plein mois de juin.
    Faut dire qu'il nous -Barbara, Mimi et moi- avait pris la "zinne" d'aller faire les courses à Givet. Soit le coin de l'hexagone le plus proche de chez nous.
    Faut dire aussi qu'au départ les motivations étaient louables : remplacer les réserves constituées lors du dernier séjour, et gravement en voie d'épuisement.
    Il s'agissait surtout de produits "lights", comme le chocolat-Poulain-en-poudre-tout-prêt-qu'il-n'y-a-plus-qu'à-rajouter-l'eau-chaude (40 kCal pour une tasse), mais qui se mélange très bien aussi au yaourt et au fromage blanc "maigres". Comme aussi la mayonnaise en tube Bénédicta "10 % de matières grasses". La moins dégueulasse de l'espèce. Sans oublier les petits carrés frais 0% "Elle-et-Vire", aux fines herbes et à l'ail. Ni la cancoillotte de Franche-Comté, 4% mat.gr. Et la limonade Fizz Taillefine aux fruits rouges. Sans oublier le jus de légumes bio Paquito (au bon goût de betteraves rouges) la moutarde Savora, les raviers de carottes râpées, les trios de purée de légumes Bonduelle (sans graisse) et les cachous Lajaunie (sans sucre). Tous des petits bonheurs introuvables en Belgique.
    En route, on a parlé de régimes -donc de bouffe par défaut- et de diététiciennes sympas et pas culpabilisantes.
    À l'arrivée -c'était déjà ainsi en septembre din l'Nord- plus de "Poulain Ligne Gourmande" en rayon (1).
    Mais pour le reste, tout était bien là.
    Évidemment, on n'a pas pu résister à faire, en plus, l'emplette d'une tende de tranche de charolais, et de l'onglet qui allait avec. Le ravier de queues de porc en promo a sauté à jambons joints dans le caddy. En caddimini ? Vite suivi par une paire de magrets "label rouge" du Sud-Ouest. Une tranche de tripes mode de Caën a aussi pris le train en marche. On n'allait pas lui dire non.  Et comment se passer du saucissons de cheval à l'ail, vulgairement appelé "biroute d'indien" ! Misère à poil, à côté des cancoillottes, il y avait du roquefort "Papillon", le préféré de Mimi, et un saint-félicien fleuri et tendre comme une première communiante. Enfin, une première communiante de notre temps. Vous savez, les petites mariées froufrouteuses et rougissantes… Rayon surgelés le Trio (diététique) Bonduelle -courgettes, petits pois, brocolis- n'était pas loin de la poëlée de pommes de terres au cèpes et... à la graisse de canard, qui a demandé pour venir passer le week-end en Belgique. (C'est gras le confit ?). Juste à côté une nouvelle variété de macarons : mandarine, chocolat blanc, caramel beurre salé, … Bon, juste pour goûter… Près des caisses comme on approche de Noël, notre charette a accepté d'héberger quelques étuis de "Sarments du Médoc", chocolat noir-mandarine.
    Et dans la voiture, en rentrant, on a recommencé à parler de régimes, de rapports psychologiques à la nourriture. Tout ça avec le coffre bourré-congestionné de boustifaille bien pensante.

    product-899896.jpg(1) Aux dernières nouvelles Mondelez (ex-Kraft Foods) qui avait racheté Cadburry, lequel avait racheté Poulain, a décidé d'arrêter la fabrication du Poulain Ligne Gourmande en poudre au grand dam de la clientèle française. Pour mémoire, c'est le même groupe qui possède Côte d'Or, mais aussi Carambar, Cachous Lajaunie, La Pie qui Chante, Pastilles Vichy, Les pastilles Suc des Vosges, etc…

  • Belgovie - Cap Gras Nantis

     

    Le chauffeur : "Mossieur Frère, combien est-ce vous avez donné pour le Télévie cette année ?"

    Albert Frère (1) : "Hin ! Hin ! Hin ! (rires Fraternels). Je suis LE propriétaire du Télévie ! Keuf ! Keuf ! Keuf ! (Toux cubaine) ..."

    Le chauffeur : "Et vot' avion Flacon, à 25 millions de dollars, croyez qui vont vous l'reprendre ?"

    Albert Frère : "Falcon, pas flacon, pâle con ! Hin ! Hin ! Hin ! Didier et Bart m'ont dit que c'était Juncker qui était visé ! Pas moi ! Toute façon, il sera déclassé avant que ces sales gamins de merde osent y toucher... Keuf ! Keuf ! Keuf !... "

    Le chauffeur : "Fumez pas trop, Mossieur Frère, même les havanes, paraît que c'est cancérophile..."

    Albert Frère : "Regardez devant vous mon bon Palcon !"

    Le chauffeur : "Falcon, pas Balcon, vous aviez dit 'talleur pourtant Mossieur Frère..."

    Albert Frère : "Hin ! Hin ! Hin !.... Keuf ! Keuf ! Keuf !... Allo ! Poutine ? Non, passez-moi Poutine, de la part d'Albert..."

    Le chauffeur : "Pas trop longtemps Mossieur ! Après Raspoutine, vous avez Cameron sur la deux et le Catarrhe sur la trois..."

     

    On ne prête qu'aux riches ? Et le riche ne prête jamais sans intérêt(s). Le riche donne, parfois. Comme ça pour se faire plaisir. Mais le riche n'aime pas être obligé de donner.

    Même, et surtout, au trésor public.

    Lorsqu'on sait que dans les nouvelles mesures fiscales du gouvernement, la finance (& Co) n'est mise à contribution que pour 7%.

    Lorsqu'on sait que les petites gens (2) de Belgique ont donné 4.530.895 € à Cap 48 en 2013, et 9.027.731 € au Télévie 2014, on se prend à rêver.

    Puisque, le gouvernement n'ose pas trop obliger l'argent à quitter ses niches dorées, afin de ne pas fâcher ses amis friqués, pourquoi ne pas contourner l'obstacle. 

    Et trouver ainsi, plus ou moins honorablement les 8,1 milliards qui manquent pour équilibrer le budget.

    Créons un Belgovie, ou un Cap Gras Nantis, une opération de survie pour un Etat handicapé, lors de laquelle, les grosses sociétés et grandes fortunes pourraient acheter des petits cœurs rouges à 1 million d'euros ou des carnets de post-it (signés Kroll) à 10 millions les cinq pièces ?

    Et tout ça publiquement œuf corse, car l'humilité n'est pas trop leur fort.

    Hypocrisie ? Mais bien entendu ! Ils nagent dedans tous ensemble. Une eau à température idéale entre 20 (Bel) et 40 (CAC).

    Et si on créait une page Facebook "Belgovie-Cap Gras Nantis" ? 

    Trop tard, c'est fait... (3).

     

    Allez pour terminer mon petit Bouillon du samedi à onze heures :

     

    "Faut-il taxer les grosses fortunes? La réponse à ça, c’est comme le stationnement alternatif. C’est oui les jours pairs et non les jours impairs.

    L’accord gouvernemental ne le prévoit pas. Mais Kris Peeters, le vice-Premier CD&V, a lancé le bal en réclamant un geste des grosses fortunes (dans le jargon, on appelle ça ouvrir une porte.) Jan Jambon (N-VA) a aussitôt jeté que l’affaire ne figure pas dans l’accord de majorité (on appelle ça fermer la porte.) Mais dans Le Soir de mercredi, Hervé Jamar (MR), le ministre du Budget, déclare: «Why not, je ne sais pas…» (on appelle ça rouvrir la porte.) Quelques heures plus tard, le même invoque l’accord de majorité pour re-fermer une porte que la N-VA elle-même re-rouvre jeudi et que le VLD Bart Tommelein re-referme ce jour, en page 7 de ce quotidien. Ce n’est plus une porte. C’est un éventail. Et tout ceci ferait rire si ça n’était pas le 14e Vaudeville de cette législature vieille de 34jours, après les économies de Galant sur la SNCB, le non-oui-non sur le cannabis, les «foutaises francophones» de Bart De Wever, et d’autres, bien d’autres." 

    (la suite dans Le Soir d'aujourd'hui...)

     

    (1) Frère Albert, le site des gros (patri)moines : http://www.frerealbert.be/

     

    (2) Ouais, je sais, y a des "gros" qui donnent aussi, mais le "petits", eux, ne demandent pas d'attestation fiscale... 

     

    (3) https://www.facebook.com/pages/Belgovie-Cap-Gros-Nantis/579856395448475?sk=timeline