Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Esprit, conscience & Co(rps)

     

     

    images-1.jpegLe corps.

    Ce merveilleux ensemble d'eau, de nerfs, de tuyaux, de glandes, de muscles, qu'un microbe de passage ou un simple surdosage hormonal peut dérégler.

     

    L'esprit.

    Ce système micro électrique et chimio émotionnel capable de se laisser abattre par les effets corporels d'une ridicule attaque microbienne et, même, de produire la nano énergie suffisante à l'activation du surdosage hormonal qui va faire merder le corps.

     

    La conscience.

    La faculté de se rendre compte de sa propre et fabuleuse impuissance devant ces cochonneries de microbes et ces putains d'hormones dont la complexité gouverne notre vie.

     

    L'âme.

    Va te faire mettre cent grammes à sec sur le coin du bureau. T'as pas compris que c'était déjà assez le foutoir interne avec les trois autres sans venir me parler de bien ou de mal !

     

    La vie.

    Les aventureuses copulations aléatoires du corps, de l'esprit et de la conscience.

     

    Le bonheur.

    Question suivante.

     

    Pour qu'une journée se situe -disons- correctement dans la moyenne positive, il suffit que l'un ou l'autre de ces impondérables- vienne mettre son grain de sel dans la soupe matinale pour désafadir la perception que nous avons de l'ensemble :

    "Putain ! Les p'tits bonheurs ! Les p'tits zoizeaux, les fleurs, … Et le soleil qui se couche !  Se sentir bien, carper le diem ! Elle est pas belle la vie, mon vieux Milou ?"

     

    À l'opposé, si le grain de sel se transforme en sable, le corps peut entraîner l'esprit dans une spirale où la conscience perd pied.

    Un faux mouvement. Un élancement. Une douleur inconnue. Et vlash ! Il n'est plus libre Max !

    "A quoi ça sert de traîner cette vieille carcasse inutile victime d'acharnement très empathique. Aimer. Être aimé, surtout. Et supporter tout ça parce qu'on est aimé.

    Comment s'aimer soi-même si l'on ne supporte pas de se supporter juste pour pas faire de peine aux ceux qui vous aiment ?"

    Foutu grain de sable, qui sème la panique dans les neuro-transmetteurs de l'angoissé chronique, de l'hypergigacondriaque (con surtout !), lesquels taquinent le centre de la mélancolie pour achever de déséquilibrer le monsieur. 

    Il suffira du JT de midi pour transformer le grain de sable en "tempête du désert", et se coiffer le crâne d'un "dôme d'acier"  imperméable aux rockets de la pensée positive lancée depuis les  territoires occupés (le fauteuil d'à côté) par une personne chère qui ne vous veut que du bien.

    Etats d'âmes ou coup d'état d'esprit ? Corps à corps de l'esprit et de la conscience.

    Endoctrinement endocrinien ? Vite vite, sortir de cette apnée-prison dont on scelle soi-même les barreaux. Ôter le bouchon de la piscine d'où le bleu s'est taillé.  Chercher une voix amie au bout du sans fil.

    S'entendre dire que c'est juste un mauvais jour. Que le soleil ou la pluie seront là demain. Et, en général, ça marche… Pour un jour, évidemment.

     

     

  • A quoi bon ?

     

    À quoi bon écrire tout ça ?

    L'Occident est en vacances.

    Les pieds dans l'eau.

    Il boit son petit rosé dans un verre mal rincé,

    aux relents d'anisette.

    Le dilemme du jour se résume à "entrée+plat ?" ou "plat+dessert ?".

    Les pieds dans l'eau.

    Chaque matin, la laisse de mer comptabilise

    les dépôts des vaguelettes médiatiques.

    Ce matin, un maillot jaune italien, une main d'enfant de Palestine,

    un débris d'avion malaisien ou algérien, un bout de drapeau incendié, une banderole  "Assassins !", …

    Juste de quoi polluer un peu plus la plage de l'Occident en vacances.

    D'ailleurs, à quoi bon écrire tout ça ?

    L'Occident n'y peut rien.

    Pendant cinq ans, il va fêter le centenaire de 1914,15161718.

    Pour la mémoire. " Pour que plus jamais ça petit !"

    Et pendant ce temps-là, les enfants surfent sur les vaguelettes

    et les parents sur leurs tablettes.

    La guerre, c'était hier.

    Journée noire sur l'autoroute.

    "Et on n'avait qu'une bouteille d'eau pour quatre ! Ch'te dis pas !"

    À quoi bon … ?

    Les éditos des journalistes s'indignent déjà assez comme ça.

    Et ils le font très bien, très haut, très fort et très clair.

    Mais le Mondial est terminé.

    L'Occident est en vacances.

    Et le journal traîne, sur le comptoir du bar, ouvert à la page des mots-fléchés… et de la météo.

  • Feux d'artifices

    Une rocket aveugle,

    basique et anonyme 

    partie de Gaza 

    explose 

    sans faire de dommages

    quelque part 

    dans un champ caillouteux d'Israël (1)

     

    Un missile israélien

    intercepte une fusée palestinienne

    traçant vers Tel Aviv

    Etincelles dans le ciel

    Le dôme d'acier a fonctionné

    Journée de guerre ordinaire

    A 4 h 19 minutes de vol et 3.200 km de Belgique

     

    Un pacifique avion malaisien 

    s'envole d'Amsterdam

    Un milicien amateur

    tatoué à la vodka

    rouleur de mécanique

    pousse sur un bouton 

    Un missile téléguidé de fabrication russe

    décolle d'Ukraine

    La guerre se mélange à la paix

     

    Entre la guerre et la paix, il y a juste deux heures trente d'avion et moins de deux mille kilomètres.

     

     

    (1) Des gens prennent le temps de compter les rockets palestiniennes lancées sur Israël.

    On remarque qu'elles font très rarement des dégâts matériels et humains.

    Ils devraient noter en regard les frappes de représailles et leurs dégâts respectifs.

    Disproportion, vous avez dit … Enfin, si c'est vous qui le dites…

    Si vous tapez "représailles israéliennes" sur Google, vous obtenez 380.000 résultats.

    Si vous tapez "roquettes palestiniennes", vous avez 1.410.000 résultats.

    Vous avez dit 'disproportion" ?

     

    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Palestinian_rocket_attacks_on_Israel,_2014

     

  • Les gens couchés

    " Prendre le matin par la main pour le mener jusqu'au soir. " (Ikke Mî)

    Il est des gens couchés dont l'esprit est debout
    Cloués au lit comme des papillons
    Ils attendent un matin pour retrouver des ailes

    Il est des gens couchés qui transmettent leur force à ceux qui se promènent
    Qui donnent à ceux qui marchent la conscience de marcher

    Il est des gens couchés pour qui les aurores ne sont que des tremplins
    Et dont les horizons sont des soirs qui se couchent
    Des gens pour qui demain est une autre planète
    Qui gardent leur énergie pour vivre ce qui vient
    Des gens qui se contentent d'user le quotidien

    Des gens dont le courage est de vivre aujourd'hui
    Dont la sérénité tue les apitoiements
    Et décourage sans fin tout découragement

    Sages et disciplinés en acceptant de faire
    juste ce qui leur convient
    Sans Espagne, sans châteaux
    Et qui dosent leur foi
    Juste un jour à la fois
    Juste de quoi voler au soleil ce qu'il faut de lumière
    Et laisser à la nuit tout le temps nécessaire
    A chasser pour un jour les pensées grabataires

    Il est des gens couchés qui n'ont aucune idée de tout ce qu'on leur doit
    Et qui  s'étonnent parfois quand on leur dit merci


  • Croquis craquants : vacances 2014

     

    Cucuron

    P1030617.jpg

    À petits coups de ciseaux de plus en plus précis, le couchant découpe, plan par plan, le camaïeux des gris des croupes de la montagne.

    Le vert foncé du Lubéron s'éteint humblement pour laisser les premiers rôles à celui plus clair des oliviers qui paissent dans le soir derrière des voiles d'avoine blonde.

    Un faucon crécerelle en "saint-esprit", cerf-volant sans fil, stationnaire dans l'air sans vent, fixe on ne sait quoi de comestible et d'insouciant.

    Une paix fraîche s'installe, chassant doucement la touffeur du jour. A petits coups de balayette sous le tapis caillassier naguère encore chauffé à blanc. 

    Les amis viennent de s'en aller. Le parfum de leurs mots flotte déjà dans ce qui n'est pas encore de la mémoire. Comme une trace qui dessinerait au fusain le contours flou de son futur espace.

    Comme une sieste qui garderait imprimée l'empreinte moite d'un corps défait dans le chaos du lit.

     

    Le lendemain, sur l'asphalte encore tiède d'hier, le murmure des pneus me guide vers le café serré et la baguette dorée qu'une "fleur des îles" va me servir avec un sourire vanille.

    Par-delà le vignoble, le clocher de la cabane du curé émerge de la touffe végétale du village, tel un orgasme dressé vers un ciel espéré. Bleu. Espérément bleu.

     

    Valensole

    P1030629.jpg

    C'est un paysage. Sage. Une pause. Horizontale et grandiose. Sans grandiloquence.

    Chaque endroit où le regard se pose est une histoire qui se compose.

    D'abord la terre. Brûlée comme celle de Sienne. Tout émaillée de graves clairs.

    Ensuite le lavandin mauvissant, vrombissant du labeur des abeilles, dont les soupirs embaumés caressent les pensées.

    Enfin la lisière blonde, hérissée de seigles mûrs.

    Et là-bas, tout derrière, se fondant dans l'azur incertain d'un jour fatigué, les dos ronds des montagnes posées comme des chiens assommés de chaleur.

    Lubéron, Lure. Ventoux qui fait mine de se dresser et qui se relaisse aller chauffé sous son poil clair. Et puis déjà l'avant-garde ses Alpes qui fronce le sourcil.

    Posés sur la rassurante psalmodie apicole, des phrases de Giono et des mots de Magnan surfent sans vague, recherchant une oreille.

    Et l'on se sent soudain utile. Utile parce que réceptif. Avec l'illusion d'être l'unique spectateur de ce paysage en prose. Juste lavé par l'orage. Désembrumé  des poisseuses vapeurs ménopausées d'une mère Provence vieillissante, l'air retrouve sa limpide infinité qui permet au rêveur de faire infiniment provision d'espace pour ses conquêtes à venir.

     

    Castelsarrasin

    P1030399.jpg

     

    Rien dans le Routard ! D'habitude, la bande à Gloagen, ne rate pas une occasion pareille. Reste l'office du Tourisme…

    "Ben non, nous n'avons rien sur Pierre Perret !"

    La jolie dame ajoute : "C'est amusant, pas plus tard qu'hier, quelqu'un du Guide du Routard est passé pour la mise à jour, et il m'a demandé si nous n'avions rien d'un peu spécial pour pimenter un peu son papier. Je lui ai dit que Pierre Perret était né ici. Il n'avait pas l'air au courant, mais ça l'a intéressé. Mais je crois que le monsieur qui est assis là devant le bureau pourrait mieux vous renseigner… ".  

    Sous-entendu : " Lui, il est de votre époque…".

    Le vieux monsieur en question avait l'air d'un habitué de la maison. Il était assis comme un touriste demandeur d'infos. On aurait dit qu'il n'attendait que ma question mettre sa mémoire en action :

    "Oui, il est né ici. La maison de ses parents, rue de l'Usine, existe toujours, mais ce n'est plus le "Café du Pont". Un café-resto-épicerie où s'arrêtaient les bateliers du canal (latéral à la Garonne). Les relations entre Pierre Perret et Castelsarrasin ? Il doit y avoir un contentieux quelque part… Quand on a proposé qu'il donne son nom à une école de la ville, il a refusé. Alors qu'il a accepté à Valence-d'Agen, pas loin d'ici. (1) Quand nous l'avons invité afin de l'introniser dans la "Confrérie des capitouls de l’oye et tastevins de Saint-Jean-des-Vignes", il n'est pas venu. On raconte aussi qu'il avait invité ses vieux potes à un concert à Paris. Et une fois là-bas, ils n'auraient eu droit qu'à un "bonjour-bonsoir" qu'ils ne sont pas près d'oublier.

    Les mauvaises langues disent que c'est sa femme Rébecca qui serait derrière tout ça. Mais, vous savez, on dit tellement de choses…"

     

    Plan en main, nous sommes partis à la recherche de la rue de l'Usine. Du port de plaisance, direction Moissac et le pont du Gandalou. Le pont du "Café du Pont". 

    Sur la voie verte, qui longe le canal d'Agen à Toulouse, nous croisons un couple. " De notre âge" aussi. 

    "La maison des Perret ? Vous brûlez !  Vous êtes à cinquante mètres. Quand j'étais jeune, j'étais leur voisine. Je me souviens, au début de ses succès, il était revenu chanter à un bal. Et même que des gens lui ont jeté des tomates ! La jalousie sans doute. Mais c'est bien triste…".

     

    Nous avons quitté le canal pour nous diriger vers l'endroit vaguement indiqué. Là, d'autres gens nous ont dit : "C'est la maison blanche là-bas !" . Mais il y en avait deux de maisons blanches ! Le 35 ou le 37 ? Sans savoir j'ai photographié les deux.

    J'ai déposé un message sur le site de "L'ami Pierrot". On verra...

     

     

    (1) Vingt-sept établissements scolaires portent son nom, dont Ans, près de Liège, en Belgique.

     

    La serveuse du PMU

     

    Elle fait partie de ces gens incertains. Ceux dont on pense instinctivement : " Celle-là, je voudrais pas me moucher dans son slip." 

    Ces gens qui feraient bien de s'essuyer les pieds en sortant de chez eux. Histoire de pas saloper le trottoir.

    Ses cheveux, encore noirs, portent l'empreinte du "pillow brushing" laissée par l'oreiller graisseux d'une nuit d'angoisse. Moite et vinassière. On devine un cul flasque flottant dans un pantalon de survêt' dont la noirceur douteuse tâche péniblement de se souvenir du temps où il s'appelait Adidas. 

    La peau du visage est à la couperose ce qu'Eva Longoria est à l'Oréal : une vitrine, une salle d'expo, un appartement témoin, une illustration pour dictionnaire médical. Au choix. 

    Dès qu'un client entre dans le bar, elle quitte sa rêverie et sa banquette pour reprendre sa place derrière le comptoir. Juste le temps d'exprimer un petit noir bien tassé. Elle ne doit laver la sous-tasse que tous les quatre ou cinq cafés. Il suffit de compter les marques de café séché déposées par les petites cuillers. A côté du sucre, et même sous le sucre.

    Cela se passe vers 7 h 30 dans le seul bar ouvert d'une sous-préfecture du Tarn-et-Garonne. 

    Trop occupés, les turfistes avalent, sans la voir, le café qu'elle leur tend.

    De retour sur la banquette, prostrée parmi les clients, elle se refait oublier.

    Jusqu'au prochain lève-tôt, jusqu'au prochain café.

    Son regard fait penser à une jauge du désespoir. Trop plein en vue. Obsolescence programmée.

    Elle est membre du club de ceux dont on se demande comment ils font pour se lever le matin. Et pourquoi ils le font. Peut-être qu'ils ne se le demandent pas. Et qu'ils se lèvent. Comme elle, chaque fois qu'un client s'approche du comptoir pour commander un café.

     

  • Fleurs de jachère

     

    À la fin des vacances, il faut pouvoir tourner la plage.

     

    Singulier pluriel. On dit qu'il n'y a pas de travail. Mais qu'est-ce qu'il y a comme travaux.

     

    Faire la manche sans musique, c'est comme faire du stop déguisé en gitan.

     

    Gay comme un pinson homosexuel.

     

    À force de vouloir le tuer, c'est le temps qui vous fait mourir. À petits feux. Juste une question de légitime défense.

     

    Nationalisme : l'union fait l'atroce.

     

    Vieux mâle voyant et mal foutu cherche jeune et jolie malvoyante.

     

    Beaucoup d'hommes sont malheureux parce qu'ils croient que le bonheur ne réside pas dans ce qu'ils sont, mais dans ce qu'ils ont eu et dans ce qu'ils se croient encore capables d'avoir.

     

    Tes paroles m'ont blessé et je me vide de mes mots.

     

    Les croyants prennent trop de choses au premier degré. À commencer par la bible… et le coran.

     

     

  • Paraître. Être par...

    images-2.jpeg

    Depuis que la France a supprimé ses anciennes plaques minéralogiques, celles où les deux derniers chiffres indiquaient le numéro du département, circuler dans le tricolore hexagone se révèle moins amusant. (1)

    A la demande générale, la possibilité fut offerte aux descendants d'Hugues Capet et de Vercingétorix réunis de faire figurer, dans un petit carré situé à droite, le logo de la région et, en petit, le numéro du département. 

    Mais, et ce mais est de taille, chacun étant libre de choisir ce numéro, indépendamment du lieux officiel de résidence. 

    Finie donc la traçabilité qui sentait bon le terroir. Finis aussi les "Putaing' cong' !" prononcés "in petto" chaque fois qu'on se faisait dépasser par un Toulousaing' (Hote-Garonne - 31). Finis les "Parisien tête de chien ! Parigot tête de veau !" chantonnés à la vue horrifiée d'un soixantequinzard…

    Mais cette liberté de choix a eu, comme souvent, des effets insoupçonnés.

    Ainsi, nos amis Tarnais (81) nous ont parlé de connaissances qui, bien que résidant à Lautrec ou à Albi, se font apposer un 2A (Corse-du-Sud) ou 2B (Corse-du-Nord) histoire de dissuader les éventuels enquiquineurs ou autres délinquants ou inélégants potentiels.

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence (04), on nous a signalé le même phénomène, mais, cette fois, en utilisant le terrifiant 13 (Bouches-du-Rhône, donc Marseille).

    Les braves gens font donc tout ce qu'ils peuvent pour paraître méchants. Enfin, plus méchants qu'ils voudraient l'être…

    Paraître. Être par.

    Être redoutable par le molosse à l'autre bout de la laisse.

    Être mâle par le pare-bœuf de son tout-terrain

    ou par le tour de poitrine de sa compagne.

    Comique ! Pathétique parfois.

    Rare, en revanche, de voir des efforts déployés pour paraître doux.

    Devenus rares, en effet, les autocollants "Bébé à bord" ou "Nucléaire non merci !".

    Les temps changent c'est peur qu'il faut faire. 

     

    Un jour, ayant vu se garer, côte à côte, un 01 (Ain) et un 46 (Lot), je demandai aux deux conducteurs s'ils savaient comment on disait "L'un et l'autre" en ch'ti. (C'était l'année de la sortie du film "Bienvenue chez les …"). Lorsque je leur donnai la réponse : "01-46" (L'Ain et Lot) et devant leur incompréhension manifeste, je décidai de changer de sujet et de parler du temps qu'il allait faire. 

    Cette année j'ai remis ça avec des Belges de passage : "Comment dit-on "L'un et l'autre en namurois ?". Réponse : "01-11" (L'Ain et l'Aude). Ils ont sourit poliment en se disant que le soleil, ou le pastis, avait dû taper fort ce jour-là.

    Ouais, paraître con ça fait aussi partie du jeu.

     

    (1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_départements_français