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  • Nouveaux bus du TEC à débrayage automatique.

    "Ami étudiant. Demain tu as interro de maths. Tu n'es pas prêt. Un conseil : colle ton chewing gum sur la vitre du chauffeur de ton bus scolaire. Demain les TEC seront en grève."

     

    "Chauffeur de bus, tu as regardé la victoire des Diables rouges et jupilé toute la nuit.

    Demande aux copains de ton fils de coller des chewing gums sur les vitres de leur bus TEC habituel. Ce matin tu pourras roupiller."

     

    "Camarade syndiqué CSC employé au TEC. Tu veux te faire bien voir de ton directeur régional. Enfile une cagoule et agresse verbalement un de tes collègues du syndicat socialiste. Un simple allusion à la maman d'Elio suffira. Le lendemain, ton bus roulera. Les autres pas."

     

    "Tu veux plaquer ta copine mais tu n'oses pas. Inflige lui un Xième, ultime et fatal lapin. Sacrifie la sauce samouraï de ta mitraillette sur le pare-brise du bus. Les TEC feront le reste."

     

    Les TEC vous offrent un emploi pas toujours très sûr, mais ! Avantages extra-légaux : 25 jours de grève en moyenne par an, dont 70% le vendredi ou le lundi.

     

    http://www.rtbf.be/video/detail_statistiques-greves-tec?id=1931533

     

  • Cherchez l'erreur

    Le roi reçoit la N-VA (parti "démocratique"). Mais pas le Vlaams Belang (parti puant d'extrême droite), grâce aux voix duquel la N-VA a pourtant franchi la barre des 30%. Comme quoi l'opacité du flacon importe pour cacher le poison.

     

    La N-VA dépasse les 30% en Flandre. Mais sur le royaume, cela ne fait que 20%. Si on se passe d'eux, De Wever va kalimérer qu'on ne respecte pas le choix de l'électeur. S'il dirige la manœuvre, les 80% qui n'ont pas voté N-VA sentiront-ils leur choix respecté ? Eux !  

     

    Dimanche soir, Charles Michel, sautillait en serrant ses petits poings : " On a gagné ! On est les plus forts à Bruxelles et en Wallonie ! Encore du Nutella ! Encore du Nutella !".

    Magnette tempérait : "Attendons les résultats complets !"

    Mardi matin, résultats complets, le PS reste le premier à Bruxelles et en Wallonie.

    Charles Michel : " A pu Nutella ? Pouquoi a pu Nutella ?"

     

  • Ecologie optimiste

    "Le vert à moitié vide. Le groen à moitié plein."

  • Ne me quitte pas...

     

    " Circulaire Peeters : par la voix de Jacques Brel,

    De Haene a envoyé sa convocation en français.

    Il ne pourra donc être bourgmestre dans l'au-delà. "

  • Sondage IPSOS

    "Sondage Ipsos : résultats faussés. De Haene aurait dû mourir avant le sondage. Manque de savoir-vivre politique vis à vis de son ancien parti."

    Le détail qui tue : il reste 20 % d'indécis à Bruxelles, 24 % en Wallonie et 22 % en Flandre.

    Pour le fédéral en Wallonie :

    Les réponses "ne votera pas", "votera blanc" et "ne veut vraiment pas répondre" représentent 11% des personnes interrogées.

     

    Pour le fédéral à Bruxelles :

    Les réponses "ne votera pas", "votera blanc" et "ne veut vraiment pas répondre" représentent 8% des personnes interrogées.

     

  • Isoloir en vue

    De Wever a perdu l'nord, cacahuètes, girouette ....

    Le vent tourne, Mister Slimste et Dr Wever commencent à se contredire.

    Les syndicats flamands manifestent dans les gares pour mettre en garde les travailleurs : " Pas op ! N-VA = socio-economistich, maar zonder "socio" !"

    On verra dimanche soir. Et on verra dans cinq ans (cinq ?) ce qu'il restera de la N-VA. 

    Delperrée ose le "racisme anti-Wallon" et la N-VA ne sait plus où porter plainte.

    Quand le chat se plaint d'être appelé un chat...

     

    En Waals Brabant, pour les régionales, d'après Le Soir et Jean-Philippe de Vogelaere, les jeux seraient presque faits.

    Il nous faut élire 8 (huit) représentants au parlement wallon. En 2009, ils se répartissaient ainsi : MR 4, Ecolo 2, PS 1 et CdH 1.

    Cette année, il y a douze listes, soit 96 candidats et 96 suppléants. Et on connaîtrait déjà, presque, les noms des élus !

    Au MR: Valérie De Bue, Jean-Paul Wahl, Florence Reuter et … soit Olivier Maroy (ex-RTBF) ou Nicolas Janssen. Pour Écolo, Hélène Ryckmans de Chastre et/ou Corentin Roulin. Corollaire, au PS, Dimitri Legasse et/ou Anne Lambelin. Enfin, André Antoine, pour le CdH.

    Quant aux 86 qui comptent pour du beurre, ils n'ont qu'à se consoler avec l'idéal olympique : " L'important n'est pas de…".

    Allez motiver l'électeur avec ça ! 

    "Monsieur A. Cesseur sera souffrant, le dimanche 25 mai de 8 à 14 heures. Signé : Dr. Constant Plaisant"

     

    En lisant le tract résumant le programme du Parti Populaire en 7 points (1) : j'ai été intrigué par le dernier : "Fin des certificats verts pour les éoliennes". Et pour le photovoltaïque ? Cela m'a amené à un lien intéressant : "Mais qui sont les anti-éoliens ?" (2). C'est long à lire, certes, mais le forum qui suit est un exemple de ce que certains lobbies réalisent comme prouesses … de mauvaise foi. Ceci, bien entendu selon le côté vers lequel on penche ;-).

     

    Ceci dit, pour établir un bon programme populiste, il suffit de suivre les instincts naturels de la bête humaine : tolérance zéro contre l'insécurité, stop à l'immigration, réduction des impôts, non à la Turquie en Europe, suppression du décret inscriptions, non aux éoliennes, etc. Tout ce qui fâche. Comme le "scrupulum", ce petit caillou dans la sandale.

    Qu'est ce que le populisme, sinon dire tout haut ce que certains essayent de s'interdire de penser tout bas ? Tout bas ? Parce que c'est très bas.

     

     

     

    (1) http://www.partipopulaire.be/documents/flyers_priorites.pdf

     

    (2) http://www.iewonline.be/spip.php?article6263

  • Le cri bleu

    P1020980.jpg

    J'ai retrouvé cette peinture sur verre,

    réalisée quand j'avais 17 ou 18 ans.

    Avec un fond d'émail chipé à ma mère.

    Avec un couteau emprunté à mon frère. 

    À l'envers du couvercle vitré du

    présentoir aux articles de parfumerie qui

    servait de comptoir au

    magasin "vins-tabacs-liqueurs-

    casquettes-

    de ma grand-mère et néanmoins

    marraine.

    Peinture au couteau (100/50 cm).

  • La mort du goût

     

    Unknown-3.jpeg

    Il n'y a jamais eu autant d'émissions radio-télé traitant de la bonne bouffe. De bons bouquins culinaires à vous faire baver sur le plastron, de magazines spécialisés (1), de chroniques, de guides gastronomiques, de cours de cuisine, d'ateliers.

    Et pourtant ...

     

    L'autre jour, en vacances dans le beau pays de Hollande (en France donc) je me la jouais  "bon-papa-sait-tout" face à mes petits-enfants. 

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    En leur offrant une bonne vieille boîte de bonbons "La Vosgienne", je m'étais lancé dans l'évocation nostalgique du bon vieux suc des Vosges, etc., etc. 

     

    "Damned & shame on me !" lorsqu'en retournant la boîte, je constatai qu'ils étaient, à présent, fabriqués en Espagne.

     

    Toujours en France, l'an passé, ayant lu le mot "Lautrec" (capitale tarnaise de l'ail rose) sur l'étiquette, j'achète quelques têtes d'ail. Rentré en cuisine, je lis, en tout petit, que l'ail provient en fait d'Italie, mais que le grossiste est bien installé à Lautrec.

    Grosse déception aussi en lisant (tout petits caractères) que la sauce "à" la harissa "Flambeau du Cap Bon", vendue chez mon boucher marocain, est fabriquée au Royaume-Uni. À base, vraisemblablement, d'harissa tunisienne, mais bon…

    Autre coup au cœur ! Ayant découvert en France un excellent chocolat noir "Côte d'Or" fourré citron-gingembre, je le cherchai en vain en Belgique. Rien ! Sauf chez Intermarché ! Un coup d'œil à l'emballage m'apprit qu'il était fabriqué à … Hambourg.

    Unknown-1.jpegDernière pour la route. Comme beaucoup de gourmands, je me laisse parfois berner par le look des étiquettes qui fleurent bon le terroir. Mais, méfiant quand même, je les lis aussi ces étiquettes (2). Ainsi, dans un Carrefour d'Outre-Quiévrain, j'ai remarqué que le cassoulet de Castelnaudary "Reflets de France" était fabriqué par la société Spanghero. Vous savez, ceux qui ont permis à une lasagne de remporter le Prix de l'Arc de Triomphe, en la dopant avec du bourrin roumain. 

    Après recherches, il s'est avéré que les cassoulets de Castelnaudary "Nos régions ont du talent" (Leclerc) et "Patrimoine gourmand" (Cora) provenaient, eux aussi, des  chaînes de fabrication spanghériennes.

    Bonne nouvelle quand même ! Même s'ils appartiennent aujourd'hui au groupe Kraft Foods, les cachous Lajaunie sont toujours fabriqués à Toulouse et les pastilles Vichy à Vichy.

     

    On comprend que depuis 2010, les Français aient fait inscrire le "repas à la française" au patrimoine immatériel de l'humanité (3) ! 

    Parce que, entre image, réputation et réalité… la France doit faire gaffe au tout en conserves et en barquettes. Il est une autre gastro qui ne finit pas par "nomie" !

    Quand on voit les montagnes de boîtes de mauvais (archi cuit) foie gras en conserve proposées aux chalands rien que dans les boutiques de la ville de Sarlat, ça fout le cafard. Les gens bouffent ça, aiment ça et en font une référence parce que c'est "made in Périgord". Et, pour eux, cela devient la norme. Et dire qu'on gave des canards et des oies pour produire cet espèce de pâté Zwan amélioré ! Même un éleveur d'oie du Périgord a voulu nous faire croire que son foie d'oie en boîte était mi-cuit ! Les yeux dans les yeux, en me faisant comprendre que j'y connaissais rien. "Crois moi, va t'faire, si j'te mens j'vais pas m'en faire".

     

    Il suffit aussi de parcourir le rayon conserves d'une grande surface pour en avoir confirmation. C'est pas "que" les touristes qui achètent (et mangent) ces mixtures aux noms régionalistes ronflants et au goût passe-partout.

    Progressivement, les palais -ce qu'il en reste- se sont faits au goût du réchauffé.

    Et pas mal de restos ont suivi. Ils auraient tort de se gêner puisque les clients en redemandent. 

    Pour mettre un cube de bouillon dans une casserole de légumes surgelés, Knorr a besoin d'un chef en grande tenue. Et ça marche. 

    Et la vieille ficelle de la fierté de la maîtresse de maison fonctionne toujours. 

    "C'est de toute façon meilleur que si je le cuisinais moi-même !".

    Et comme les enfants ne connaissent rien d'autre, ils mangent et tais-toi !

     

    On se pose aussi des questions quand on entend les citoyens vous donner leurs recettes…

    Sur les rochers en Bretagne : - Vous les préparez comment les berniques ?

    - Ben, un peu d'ail, un peu de persil, un peu de beurre ! C'est bon avec l'apéro !

    Sur l'estran en Charente : - Ça se mange comment les pétoncles ?

    - Ben, ail,  persil, beurre ! C'est chouette avec l'apéro !

    À Bray-Dunes sur la plage : - Vous les faites comment les couteaux et les tellines  ?

    - Ben tin ! Du beurre, d' l'ail, du persil ! Ch'est bon avec el'picon-bière !

    En forêt : - Ça se cuit comment les cèpes ?

    - Pardi ! Ail, persil, graisse de canard ! Pour l'apéro y a pas mieux !

    Au marché à Biarritz : - Vous les préparez comment vos supions ?

    - Quelleu question ! Un peu d'ail, un peu de persil, de l'huile, un peu de tômate ! C'est top avè l'apéro ! 

    Liberté, égalité, ail, persil et apéro !

     

    Ah ! L'apéro ! L'heure sacrée où, une fois les papilles euthanasiées par quelques pastis et le tube déjà encombré par les mises en gueule, le bon peuple se fiche que le foie gras tri-cuit vienne d'un canard hongrois dans une boîte périgourdine, que les carottes râpées arrivent en rampant de chez Bonduelle, avè le cassoulet toque rouge casaque noire de Spanghero, le pinard du cubi et le petit salé aux lentilles glutamatées de chez William-Saurin. On ne sent plus la différence. Et on s'en bat convivialement la gamelle avec une tartiflette surgelée.

    "Et il est où l'autre cubi Ginette ?"

     

    Il reste heureusement des familles pour lesquelles décider son menu en faisant son marché est une démarche naturelle. Où le monsieur fait ses confitures sans rougir. Des maisons où le fourneau n'est pas qu'un accessoire du four à réchauffer, et sert à autre chose qu'à faire bouillir l'eau des pâtes.  On en connaît. Et c'est p'têt bin pour ça aussi qu'on les aime.

    Il reste des mères, des grands-mères, pour transmettre le goût du goût.

    Il reste aussi des chefs dont les cuisines sont encore des ateliers et non des réchauffoirs. 

    Des restos, où le poulet de Bresse "label rouge" ne se fait pas ultravioler par des micro-ondes avant de finir sous une lampe à infra-rouges en attendant le client.

    Il reste aussi des marchés et des artisans de bouche. 

    Hélas, quand on est en devoir d'écrire quatre fois "il reste", c'est que l'autre restant s'est déjà barré …

     

     

     

    Unknown-4.jpeg(1) Dont le nouveau "Beef", encore difficile à trouver en Belgique : http://www.beefmagazine.fr/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (2) Bien vu : http://gourmandisesansfrontieres.fr/2011/12/zoom-sur-les-marques-distributeurs-mdd/

     

    "Nos régions ont du talent", pas jeter le bébé avec l'eau du bain : http://www.e-leclerc.com/espace+nos-regions-ont-du-talent/nos-regions/article+edito+216848+labels-et-logos

     

    En voyant cette pub, comment croire au cassoulet industriel ? : http://vimeo.com/58087439

     

    Le cassoulet dans toute sa noblesse : http://www.confrerieducassoulet.com/la-route-du-cassoulet.html

     

     

    (3) " Le repas gastronomique des Français est une pratique sociale coutumière (…) Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire » (…)  Parmi ses composantes importantes figurent : le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ; l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation (humer et goûter ce qui est servi à table). Le repas gastronomique doit respecter un schéma bien arrêté : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert. " (16 novembre 2010)

  • Citoyenneté

    Ceux qui justifient leur rejet des élections par  "Je ne sais plus pour qui voter !" ou " C'est tous les min-mes, tousses des pourris !", doivent n'avoir ouvert aucun journal imprimé, radiodiffusé ou télévisé au cours de ces dernières semaines.

    L'activité des médias a été jusqu'ici à la hauteur de l'importance de ce triple scrutin.

    Si ma mémoire est bonne, jamais, ni en quantité, ni en qualité surtout, l'électeur -qui le souhaite- n'aura été aussi bien informé.

     

    Je craignais un peu la lassitude après les dix premiers jours de campagne. Mais rien n'en fut. Il faut avouer (et à moitié me pardonner) que les candidats font tout, volontairement ou involontairement, pour apporter le bon grain comme l'ivraie au moulin des journalistes. L'espace aérien a son r(w)oitelet. Le cirque N-VA a son Monsieur Déloyal, et l'extrême droite wallonne son clown blanc-bleu-belge. 

    Ont vu le jour, de nouvelles formes de débats qui évitent autant que possible le show, des reportages participatifs, des études comparatives des programmes, thème par thème. Certains faisant un effort didactique qu'on ne peut que saluer. Avec une mention toute particulière à Pierre Bouillon, du Soir, pour ses "On s'en fiche(s)". Une série de "fiches", consacrées à la machine électorale, dont la limpidité et la pertinence suffisent à plonger le lecteur dans la profondeur de son ignorance en la matière. Ceci sans oublier le "Test électoral", notre chouchou.

    Très instructive aussi, la série de reportages de RTL télé sur la "Campagne flamande en VO" (Version Originale). Des choses croquantes, et plus rugissantes, que les candidats flamands évitent de prononcer devant les micros de la presse francophone. Tout cela présenté dans le style "No comments" de CNN.

     

    Ceci étant dit, il est une autre information plus citoyenne qui échappe au champ des grands médias.

    Ainsi, cette initiative d'un ami brabançon wallon, fidèle lecteur réactif de ce blog.

     

    L'histoire se passe il y a un an. Donc, "in tempore non suspecto", puisque bien avant les escarmouches et autres duels en rase campagne.

     

    Mais laissons la parole à André D. :

     

    " Il y a quelques mois j’avais écrit à tous nos députés européens (francophones) afin de leur faire part de mes doutes et de mes interrogations au sujet de l’efficacité de leur travail.

    Trois sur huit ont eu l’amabilité de me répondre, les autres n’en ont pas pris la peine. Il s'agit de Louis Michel, Frédéric Daerden, Véronique Dekeyser, Isabelle Durant et Frédérique Ries.

     

    Trois députés m'ont donc répondu :

     

    Marc Tarabella (PS) m’a dit que si je voulais savoir quelle avait été son action, il suffisait que j’aille voir son site… Et le ton était un peu « limite »…

     

    Anne Delvaux (CdH) a pris la peine de m’envoyer un long courrier répondant, le mieux possible, à toutes mes questions. 

     

    Philippe Lamberts (ECOLO) a estimé qu’il était difficile de répondre valablement à autant de questions par courrier, aussi il m’a proposé de rassembler quelques amis et connaissances à mon domicile et qu’il pourrait alors répondre, de vive voix, aux attentes de chacun. Nous avons donc fixé une date, et ce soir là 9 personnes étaient présentent chez moi. Aux dires de tous, les échanges furent francs et très fructueux. Bref, chacun a eu le sentiment d’avoir appris une foule de choses et surtout avait compris l’importance du travail de député, face aux lobbies industriels et financiers et aux intérêts partisans des différents pays membres. "

     

    Ceci, pour souligner le volontarisme du citoyen André D., et l'intérêt relatif que certains élus portent aux citoyens hors campagne électorale. 

    Le civisme de base et le militantisme citoyen ne sont donc pas morts. 

    Qu'on se le dise ! Les cons se le disent bien, eux !

     

    Mais nous sommes en démocratie, et le suffrage universel et la voix d'André D. aura  le même poids que celle des amateurs d'idées simples, clé sur porte, et prêtes à colporter. Du comptoir à l'isoloir, il n'y a souvent qu'un pas … de l'oie.

     

  • Bonne fête Mamert !

    Le dilemme de la mère Michel : " Fêtes des mères le 11 mai ou fête d'MR le 25 ?"

    "Ou", pas "et" !

     

    Cette année la fête des mères tombe pile le jour de la saint Mamert. Le premier des saints de glace, avec ses potes frileux Pancrace et Servais (comme mon boucher de Pontillas !). 

    Mais ne les cherchez pas au calendrier, ils ont été remplacés par Estelle, Achille et Rolande. C'est le Vatican qui a pris cette décision en 1960, afin d'éviter aux brebis du saint troupeau de s'égarer sur les voies du paganisme en honorant des saints vulgairement associés aux "croyances agricoles". 

     

    Mamert, ma mère, mammaire, seins de glace, mère nourricière, mer, mère de toute vie. Ah ! La complicité des mots !

     

    Le jour de la fête des mères, chacun devrait se fleurir le nombril. 

    Cicatrice. Tatouage. Trace de la racine coupée qui nous reliait à celle qui fut notre futur, et qui sera notre passé pour toujours.

     

    L'an passé à la même époque le billet "Bonne fête môman !" (*) avait suscité beaucoup de réactions.

    Facile. Le sujet est universel. 

    Utérinement parlant, tous sont unanimes, la naissance est, avant tout, une histoire de mère. De la conception à l'expulsion, elle était là, la mère. Presque dans la même position. Et pas nécessairement toujours à la fête. Mais elle était là.

    Douce ou autoritaire, fée ou sorcière, cordon bleu ou "rouf-rouf", grognon ou câline, coquette ou cache-poussière, jersey ou Diolen, lavande ou patchouli, chaud giron ou cœur de glace, injuste ou conciliante, bigotte ou libertine, amoureuse ou frustrée, tasse de thé ou Jupiler, judéo-envahissante ou rigido-protestante, cigale ou fourmi, romans de gare ou Nouvel Obs', ... 

    Chaque femme, chaque homme, même s'il n'a pas d'enfant, a une mère naturelle. Quelque part dans un coin de sa tête, dans une cuisine, dans une usine, dans un bureau, dans un home-hospice, dans la terre, dans un fauteuil, dans la pièce d'à côté ou au bout du monde. Seuls les pères ont deux mères : la leur et celle à qui ils ont fait des petits.

     

    Une mère reste une image complexe et sans âges. Pas une photo, mais un album façon scrapbooking. 

    Des odeurs de cuisine, des leçons récitées, des bêtises "qu'on-n'en-dira-rien-à-papa-si-tu-promets-de-ne-jamais-recommencer", …  

    A chacun de nos âges correspond une mère différente. Présence permanente d'une figure qui ne veut pas vieillir. Qui ne peut pas vieillir. Pour moi, c'était un bouillon de souvenirs qui mijotent à petits rots et tapes dans le dos. Un livre de recettes faciles pour débutants, petits trucs pour échapper aux petits pièges de la vie. C'était aussi un monument de confiance derrière un tablier à fleurs. Une assurance-vie, un airbag, un confessionnal, une seconde mémoire. 

    Un conteneur souriant de toutes les inquiétudes. Une éponge à soucis.

    Une armoire à secrets aussi. Parfois. Et ça, c'est souvent plus dur à digérer. Surtout quand le sieur Alzheimer vient tout effacer avant que les éventuels non-dits n'aient pris le temps de s'exprimer…

     

    Le hasard a voulu que nous achetions un caméscope alors que maman commençait à se faire vieille. On l'a filmée un peu. Pas trop, parce que à chaque fois elle nous disait en riant : "C'est parce que tu crois que je vais bientôt mourir que tu me filmes !".

    Un jour, sa sœur jumelle s'est éteinte.  Encore une histoire utérine… Et alors, doucement, son esprit s'est évadé de notre monde. Et nous n'avons plus filmé du tout. Cela fera bientôt vingt ans que les cassettes vidéo sont dans une armoire. Je n'ai toujours pas eu envie d'y jeter un coup d'œil. Comme si cette maman-là ne me concernait plus.

     

    Dans Le Soir de samedi, Benoît Lutgen s'est payé une demi-page de pub pour souhaiter une bonne fête à toutes les mamans. Dont coût approximatif de 25.000 €. Doux Jésus !

    Serait-ce de la propagande électorale ? Un peu comme Vanden Borre : "Vous allez bien choisir !". 

     

     

     

    (*) http://commecaenpassant.blogs.lalibre.be/archives/2013/05/index-1.html