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  • Bonne fin de semaine !

    Hommage à Geluck

     

     

    bonhomme+chat.jpg

     

    Vie

     

    Ce n'est pas parce que la vie n'est plus ce qu'elle était qu'il faut croire que cela va empirer.

     

    Perversités

     

    Existe-t-il des enfants prêtrophiles ?

     

    Manque d'instruction.

     

    Les réseaux sociaux rendent leurs verdicts avant les procès.

    Et font le procès des présumés innocents avant la fin de l'instruction.

     

    Révolution.

     

    Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

    Il suffit parfois que tous le monde se lève en même temps.

     

    Et voilà le travail !

     

    1. Il y a des gens dont c'est l'argent qui travaille.

    2. Il y a des des gens sans argent et sans travail.

    3. Il y a des gens qui vivent de l'argent de leur ancien travail.

    4. Il y a des gens qui travaillent pour que 1 et 2 aient de l'argent sans travailler.

    5. Il y a des politiques qui sont payés pour arranger tout ça.

     

    Dieudonné.

     

    Je nauserais pas en parler.

     

    Humour.

     

    En humour, on peut être bête et méchant.

    Mais pas les deux en même temps.

     

    Selfish blue

     

    Quand le président du parti libéral dit à la télé : "Nous détestons les égoïsmes !",

    les élections ne sont pas loin.

     

    Scoop

     

    Un journaliste au JT  RTBF : "On paye de plus en plus avec des cartes bancaires, parce que cela évite d'avoir de l'argent sur soi." (sic).

     

    Bullshits

     

    Le problème avec les cons qui parlent, c'est qu'ils sont facile à comprendre par d'autres cons qui vont vite le répéter pour montrer qu'ils ont tout compris.

     

    Bad world

     

    Les vieux deviennent gourmands parce qu'ils ont de moins en moins de temps,

    et aussi, hélas, de moins en moins de dents.

     

    Racines

     

    On passe la moitié de sa vie à essayer de fuir ses origines, et l'autre moitié à essayer de la retrouver.

     

    A+B

     

    L'orgueil mal placé est le plus court chemin d'un poing à un autre.

     

    Confessions

     

    Il faut parfois en écrire des pages avant de pouvoir tourner la sienne.

     

    Bad love

     

    Il est des jours où l'on aime mal à force de se croire mal aimé.

     

    Son et lumière

     

    J'ai écouté un feu d'artifice pour aveugles. Les sourds n'y ont vu que du feu.

     

    Instinct de survie

     

    C'est parce que la vie a parfois l'odeur, la consistance et la couleur de ce à quoi vous pensez qu'elle nous colle si bien aux semelles.

     
  • Chaîne de vie

    Les jours sont de petits outils bien pratiques
    pour user doucettement la vie.

    La vie.
    Infatigable, implacable.
    Cent douze heures à la petite semaine.
    Avec des congés impayables.
    Comme une chaîne de montage.
    Une journée.
    Une carcasse qui déboule le matin, vide.
    Nue en apparence.
    Souvent déjà marquée de traces d'hiers que l'on voudrait effacer.
    Ou de couleurs tenaces qu'on voudrait ne jamais oublier.
    Une esquisse qu'il faut meubler, animer, enrichir.
    Rendre inoubliable ou juste présentable.
    Seul au poste ou en équipe.
    Sans délégué syndical ni droit de grève.
    Sans trop se mouiller ou en tachant sa salopette.
    Avec tout son cœur, ou en regardant l'heure.
    Mais quand fini journée, la bande transporteuse
    ne s'arrête pas de l'autre côté du mur.
    Dans l'usine d'à côté,
    une équipe de nuit s'active sur une chaîne parallèle.
    Une chaîne de démontage.
    Qui, tant bien que mal, se décarcasse pour nous ramener matin
    une  cellule assez semblable.
    Plus ou moins nue.
    Plus ou moins nette.
    Différente en tout cas.
    Colorée d'un ADN plus ou moins modifié.
    Mais encore vide de nous.
    Et qu'il faut meubler, animer, enrichir.
    Pour en faire une prototype ou une pâle copie.
    Un aujourd'hui peaufiné et fini.
    Breloque strass et toc.
    Perle ou bijou.
    Avec nos petites mains, notre petite tête,
    notre petit cœur et nos projets d'ingénieur fou.



  • Carnets de campagne

     

    Hollande-France: 1-0

     

    Avec 700.000 inscrit(e)s sur le site de rencontres extra-conjugales Gleeden.com,

    la France devance l'Italie (300.000) et la Belgique (100.000). Ainsi, la France serait donc le pays phare de l'infidélité conjugale en Europe.(1) 

    Suivant une étude Sofres, 29 % des Français de plus de quinze ans (quand même !) avouent avoir été infidèles au moins une fois dans leur vie. Soit 15,5 millions de coups d'opinel dans le contrat (quand même !).

    François Hollande est donc un français normal. Hormonal,  certes, mais pas hors-normale ou paranormal.

    Et comme tous les présidents aiment les femmes, celui-ci est un président, encore une fois, normal.

    Et un président qui tient ses promesses. Puisqu'il avait promis qu'il serait un président normal  ?

     

    Dans sa conférence de presse Hollande a changé de gauche. Aurait-il trompé ceux qui avaient voté pour un président de la France d'en bas ? Au premier abord, oui ! Mais il a surtout trompé ses opposants. Il leur a coupé l'herbe sous l'UM-Pied. En cela aussi, il est normal. Une fois confronté aux giga-merdiques réalités du pouvoir, pas imbécile, il a changé d'avis, de point de vue, de méthode, d'action. Il s'est rendu compte qu'il ne pouvait sauver le sort de ceux qui travaillent sans améliorer celui des entreprises pour qui ils travaillent.

    Et ça, avant une élection présidentielle, on peut pas vraiment le savoir. Ou, si on le sait, c'est pas encore le moment de le dire. 

    Il aura d'abord essayé de tenir ses promesses en se rendant vite compte de leur caractère trop optimiste. La crise l'a rattrapé, puis dépassé.

    S'il a trompé une compagne de campagne pour une autre,

    il a changé, enfin, sa tenue de campagne pour une tenue de patron.

    Les nuances du château larose sont infinies.  De l'ex-bon vieux gros rouge popu des familles au champagne rosé des bobos.

     

    ***

    Et pour quelques milliards de plus… ou de moins.

     

    Des qui se sentent trompés aussi, ce sont les Wallons. Leurs ministres annoncent un Budget en équilibre, ouf ! Mais l'opposition MR et son mégaborsuphone dit que - gna, gna, gna - c'est pas vrai. Que la dette à long terme de la Région n'est pas (que !) de 6,25 milliards d’euros, mais qu'il s'agit en fait de11,237 milliards. Mazette ! Un putain de différence avalisée en plus par la Cour des comptes. Et le ministre des Finances wallon explique que son calcul est tout bon. Et la Cour lui rétorque qu'il a tout faux, qu'il y a une dette cachée. Et le ministre wallon dit que la Cour a retourné sa veste. Et l'électeur ne sait plus qui il doit croire. Et comme si ça ne suffisait pas, le ministre des Affaires étrangères fédéral, ex-ministre des Finances, le M(D)R, Reynders (de quoi y se mêle ?) dit que c'est la Cour qui a raison. Et il dit même plus que cette entourloupe wallonne met en péril le budget fédéral.

    Et son collègue le ministre fédéral des Finances, Koen Geens, dit que c'est pas vrai. Que le fédéral a tenu compte des chiffres de la Cour des comptes, pas de ceux des Wallons. 

    Astableef les gamins ! Il s'agit d'une différence de 5 milliards quand même. Allez, le premier qui se dénonce aura trois Mars et deux Bounty.

     

    ***

    Ne dites pas "restructuration". Dites "plan d'avenir".

     

    Privée de recettes provenant de placements pas très catholiques, le syndicat chrétien (CSC) va subir une "restructuration". Oh ! Le vilain mot. Non, au syndicat quand on liquide du personnel via les pré-pensions, on ne "restructure" pas on "planifie l'avenir". Syndicaly plus correct.

    En fait, quand une entreprise normale "prépensionne", elle doit réembaucher pour compenser les départs. Mais, dans le cas présent, la CSC a obtenu une dispense. Ben tiens !

    Ça ne vaudrait pas une bonne petite grève surprise, ça ? Les TEC et la SNCB débrayent pour moins que ça. 

     

    ***

    Réfléchir. Le vilain mot.

     

    On pourrait résumer l'affaire comme ceci : 1. Un médecin annonce à son patient qu'il est atteint d'un cancer et lui propose plusieurs traitements adéquats. 2. Le personnel soignant l'attaque en justice pour exercice illégal de le médecine.

    En fait, Roland Moreau, directeur général de la DG Environnement du Service Public Fédéral (SPF) Santé Publique, a eu l'audace de faire ce pourquoi on le paie. À savoir, rédiger et diffuser un état des lieux, un ensemble de mesures que le prochain gouvernement pourrait prendre en matière d'environnement.

    Et la bête électorale, déjà bien éveillée, rugit. Un obscur député-bourgmestre MR (n'en ratent pas une ceux-là) hurle à la propagande verte d'un administratif sorti de son rôle de gratte-papier. Et le ministre de tutelle CdH de se tailler vite fait. Et le partenaire socialiste de botter en touche. Seul Écolo garde les pieds sur terre : "Un tel document n'engage à rien, sinon à réfléchir."

    Réfléchir ! Oh ! Le vilain mot ! Nous sommes en campagne voyons...

     

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    (1) Quoique en pourcentages de population, cela fasse quand même 9 % des Belges pour seulement 1 % des Français. Chaud(e)s les Belgas…

    Par ailleurs, si l'on sait que 3.700.000 Français mâles avouent avoir été aux putes au moins une fois, on voit que DSK n'est pas tout à fait paranormal.

  • Humoriste ?

    "Si la fille d'un rescapé d'Auschwitz me raconte l'histoire du gars dont le père est tombé d'un mirador, cela me fera sourire.

    Si c'est un tatoué de trente ans au crâne rasé qui la raconte en promenant son pitt-bull, la même histoire me fera grincer des dents." 

     

    Jusqu'à quel point reste-t-on un humoriste ?

    Où se trouve la zone de dérapage qui fait basculer les mots dans le ravin nauséabond de la vulgarité, l'abjection, la malfaisance, l'indignité, l'indécence, l'insupportable ?

    Là se trouve aussi la limite de la liberté d'expression.

    Le fait qu'une apparition publique soit étiquetée "spectacle" donne-t-elle le droit d'y proférer n'importe quoi ?

    L'autocensure, le bon goût, l'humanisme, le respect qui devraient présider à l'expression de la dérision sont le fait de personnes responsables, et, par là, respectables.

    Le respect.

    Un humoriste qui ne respecte rien, ni personne, mérite-t-il qu'on le respecte ? Qu'on respecte son "travail" ?

    S'il est impossible de faire de l'humour en respectant tout, il est possible de le faire dans le respect de tous. Même de ceux qui n'écoutent pas.

    Le public.

    Tout est là.

    Peux-t-on priver un public de son spectacle ? Le fait d'acheter un billet donne-t-il le droit de tout entendre ? Même si on est venu pour entendre tout ?

    Un humoriste qui trouve son public trouve aussi son miroir.

    Et inversement.

    Ce public particulier, ces spectateurs se déplacent et payent leur place parce que quelqu'un dit publiquement ce qu'eux se répètent inlassablement dans la tête ou sur le Net. Et, parfois, à la maison, au bistrot ou dans les vestiaires, pour les plus courageux. Et qu'il le dit fort. Et que ça les fait fort rire.

    Quelqu'un qui se lâche à leur place.

    Quelqu'un qui exprime leurs sentiments cachés et les rend ainsi moins inavouables. Des  sentiment abjects qui deviennent "corrects" parce que partagés avec un public pour qui il semblent acceptables. Sinon estimables. Une relation de maître à disciples.

     

    Faut-il supprimer le fromage d'une maison sous prétexte qu'il attire les souris ?

    Elles n'en resteront pas moins souris pour autant, mais elles iront voir ailleurs. Ou elles resteront chez elles à rêver de fromage. Et ressortiront de leurs univers troubles et simplistes chaque fois que l'odeur puissante sortira de l'armoire entrouverte.

    Mais comment dire aux souris qu'on peut très bien vivre sans fromage ?

     

    Comment leur faire comprendre qu'il est des idées inacceptables ? Partout, pour tous et tout le temps.

    Que ce sont ces idées qu'ils faut s'efforcer d'éliminer des consciences d'abord, de la conscience populaire ensuite. 

    Que ce n'est pas une race, une religion ou une nation qui est responsable de leur mal-être.

     

    La tendance à donner au peuple ce qu'il demande pour avoir la paix et les écus de la pub, n'est pas nouvelle. Le succès des magazines pipoles montre que les possédés aiment toujours plus l'odeur capiteuse du slip des possédants, que celle de leur propre (?) transpiration. Les télés privées se battent à coups de "téléréalités" et de matches de foot pour séduire les ménagères et leurs désaltère-égos.

    On flatte le public, certes, mais sans écorner les valeurs humaines. Sous peine de poursuites.

    La presse écrite aussi est soumise à des choix pour conserver son public et pour survivre. Certains choisissent de faire sept pages sur la "faiblesse" d'un président de la république. D'autres misent sur le respect et assurent le minimum. 

    Mais là encore, c'est le cher lecteur qui a le marché en main. Et le boulimique se laisse gaver. Et en redemande. Et il bouledeneige et il tacheduile sur les réseaux qu'on dit sociaux. Et il "Like", et LOL et il MDR et il "Fwd".

     

    Si un de vos correspondants vous courrielle une ou deux lourdes blagues anti-arabes par semaine, vous saurez ce qui le fait rire.

    Libre à vous d'ouvrir ou de détruire les messages qui suivront.

    Si vous les détruisez, signalez-le à l'expéditeur. Et dites-lui que cela ne vous amuse pas. Dites-lui aussi que c'est un délit pénalement juriceprudencié.

    Si vous ne dites rien, ou que vous les ouvrez et les transférez à d'autres amis supposés sensibles à ce genre d'humour, vous créez ainsi une communauté de goûts et d'idées que vous cautionnez. 

     

    Si vous lisez dans la presse qu'un "humoriste" fait passer un message révisionniste à coups de grosses vannes bien grassement marrantes et que vous réservez votre place pour son prochain One Inhuman Show, faites pas l'innocent, c'est que vous avec choisi votre camp. 

     

    Vous n'achèterez pas "L'équipe" si le sport vous laisse aussi indifférent qu'une présidente du FMI devant une femme de chambre new-yorkaise.

    Vous n'irez pas laisser courir vos yeux sur le journal en ligne du Parti Populaire (Le Peuple !) si les idées poujadistes vous sont allergogènes.

     

    Vous n'achèverez pas non plus la lecture de ce billet d'ailleurs.

     

    (Ce billet comporte treize points d'interrogation… et pas vraiment de réponses.)

     
  • Chiffres

     

    Les gens aiment les chiffres. 

    Du banquier aux "cherstéléspectateursmesdamesmessieursbonsoir". 

    Les chiffres ronds, mais surtout les classements, les podiums, les tops.

    Ah! savoir que les gens d'en bas du dernier Pirette, qu'il fut bon ou mauvais, ont "battu" en audience les voyeurs du JT du 8 novembre (Yesse !), celui des premières images sur le typhon géant aux Philippines. Ça c'est de l'info !

    Les chiffres, les statistiques, ça, c'est parlant. 

    Surtout que dès qu'un gouvernement en publie une, l'opposition en sort une autre en critiquant la méthode de calcul qui a conduit à la première. Voir la lamentable querelle sur le budget wallon, dû à la non moins lamentable opposition destructrice du MR Willy Borsus. Celui qui se dit à la fois "Vrai Namurois" et "Vrai Luxembourgeois", pour raisons électorales. Pas très crédible Will !

    Justement, le "cherélecteuronvatembrouiller" il en est tout perdu. Et le peu de crédit qu'il accorde encore au politique s'en effrite un peu plus à chacune de ces bacasablesques et non moins abracadabrantes joutes arithmétiques.

    Et les sondages ! Préparez-vous les gars, d'ici le 25 mai ça va dracher !

    "Pensez-vous qu'une coalition de droite-centre aurait une influence sur les petites pensions des Ardennais qui ont voté Écolo en 2010 ?"

    "Votre futur vote sera-t-il influencé si plus de 50 % des sondés répondent "Sans opinion" à cette question ?"

    Je m'en tape : un peu, tout à fait, profond, presque un peu, à moitié pas du tout, répondez à ma place j'ai un appel entrant.

    De toutes façons : "La raison d'être des statistiques, c'est de vous donner raison." (Abe Burrow) (1)

     

    ***

     

    Monseigneur Léonard touche (sainte ?) un salaire de près de 110.000 €.

    "Oui ! Mais il donne presque tout à des œuvres de charité ! ", rétorque l'évêché.

    Alors question : Pourquoi lui verser un tel salaire ? Puisque, apparemment tous ses besoins, sont satisfaits.

    On a limité le salaire des grands patrons (CEO = Chief Executive Officer, soit en bref, Big Boss, et non pas : Cherche Emploi Outre-payé) de nos entreprises publiques à 650.000 € brut. Et si l'on retire l'ONSS et les impôts, on en arrive à 250.000 € net. 

    " Hein ! Camarade ! On fait déjà moins de son fier, hein !"

    Alors question : Pourquoi l'Etat (et les médias qui n'ont pas "eux" le temps de calculer) donnent-t-il de tels montants bruts, alors qu'il sait qu'au total, il n'en verse que 38 % ? Le reste lui revenant de toutes façons. Déjà que 250.000 net ça fait pas mal de dégoûtés, alors pensez… en brut. On dirait qu'ils le font exprès pour permettre aux gagne-petit de poujader encore un peu plus.

     

    ***


    4.366,3 fonctionnaires (équivalents plein temps) vont "glisser" du fédéral vers les entités fédérées (les régions). On imagine la tête de celui (le 0,3) dont on ne va transférer que les 3 dixièmes du temps plein. Problème de mobilité en vue.

    Faux problème, puisqu'il qu'il faut détailler secteur par secteur.

    Détaillons.

    Ainsi, dans les secteurs de l'emploi ils seront 896,3 à venir en province. Oui, il y en 0,7 qui reste à Bruxelles avec ses anciens collègues.

    Pour la "famille" : 1241,2. Soins de santé : 179,5. Etc.

    Pour ce dernier exemple on peut tenter d'imaginer l'emploi du temps de ce demi-fonctionnaire.

    Ses deux moitiés travailleront-t-elles simultanément à Bruxelles et à Namur ?

    Ou à tour de rôle ? 

    En fouillant le terrain statistique on note que la Région bruxelloise "touchera" 0,4 fonctionnaire pour l'outplacement;  0,8 pour l'interruption de carrière; et 0,3 pour la gestion des bonus-stage et premier emploi. 

    Prenons le dernier cas. Comment ces trois dixièmes de fonctionnaire vont-ils organiser leur travail entre ces deux secteurs de première importance pour une région où le taux de chômage atteint 20,6 % ?

    Ces trois dixièmes auront-ils droit à deux bureaux ou un seul ? 

    Et comment réagiront les sept dixièmes du même serviteur de l'Etat restés attachés au Fédéral ?

    Autre exemple, le service fédéral gérant la "formation professionnelle" disposera de 12,1 personnes. Heureusement, ce chiffre se monte à 14,9 pour les "interruptions de carrières". Là, en prenant le dixième d'un et les neuf dixièmes de l'autre, on n'en fera qu'un.  N'a qu'à s'arranger entre lui !

     

    On se pose vraiment des questions sur la façon de calculer de nos instances administratives.

    2014 commence bien, braves gens. Dormez tranquilles, la sixième réforme de l'Etat 

    est presque terminée. Et ce presque nous promet bien du plaisir.

     

    ***

    Comme ça juste en finissant de passer… Il est impossible de comparer les résultats des tests d'alcoolémie 2013-2014 à ceux des années précédentes tout simplement parce que ceux de 2012-2013 et ceux de 2011-2012, n'ont toujours pas été analysés. Le retard serait-ils dû aux fêtes ?

    Par ailleurs, l'ineffable Benoît Godart, porte-parole de l'IBSR affirme :

    " 90 % des Belges sont favorables à plus de contrôles parce que certains ne parviennent pas à gérer eux-mêmes leur consommation d'alcool et sont donc favorables à ce que la police gère cette consommation pour eux." 

    Ben, tiens ! Va falloir ajouter de tabourets au comptoir et prévoir une place pour garer le combi !

     

     

    ( 1 ) http://evene.lefigaro.fr/citations/mot.php?mot=statistiques

     

     

  • Résolutions

    Résolutions

     

    Réserver un paquet de pages blanches dans l’agenda.

     

    Vivre et laisser sourire. 

     

    Cesser de se ronger les ongles des autres.

     

    Ne plus vider les verres à moitié vides. Choisir la bonne moitié.

     

    Pendant les vacances, arrêter de penser aux prochaines vacances.

     

    Vivre en 45, même si l’on ne chausse que du 44.

     

    Dire et laisser taire. Ou l’inverse.

     

    Ne plus attendre que ceux qui n’ont rien à dire aient fini de le dire pour cesser d’écouter.

     

    Ne commencer à lire que de bons livres.

     

    Rajouter quelques pages blanches dans l’agenda.

     

    Essayer de ne pas se faire de mauvais sang. Les autres s’en chargent très bien pour nous.

     

    Supprimer  « bon », dans « bon vieux temps ».

     

    Renoncer à faire la peau à Monsieur Météo.

     

    Arrêter de croire que le climat est meilleur quand il est réchauffé.

     

    Essayer d’arrêter de se faire du souci à propos de ceux qui ne se soucient pas de nous. Mais comment les reconnaître ?

     

    Accepter l’idée que glander ne signifie pas ne rien faire.

     

    Vivre aujourd’hui sans penser que demain ressemblera peut-être à hier.

     

    Se dire que si les montres sont rondes, c’est pour qu’on n’y ajoute pas d’heures.

     

    Essayer de ne plus prendre que de mauvaises résolutions,

    vu que les bonnes, on ne s’y tient jamais.

     

     

  • 2014

     

    Nous revenons du cimetière

    Où repose l'année dernière

    Paix à ses cendres

    En tamisant

    On trouvera bien

    Deux ou trois trucs inoubliables

    Des petits riens

    Qui font un tout

    Mis bouts à bouts

    Quant au reste ?

    Des restes racontables ou pas

    Qu'on (r)accommodera

    En faisant ses devoirs

    De mémoire

    Pour retenir la leçon

    Pour avoir l'impression

    D'avoir laissé dans l'histoire

    La trace de nos chaussons

     

    Demain est une autre histoire

     

    Une feuille blanche

    Un crayon noir 

    Pour les grandes lignes

    Des marqueurs de couleurs

    Pour les frissons

    Pas besoin de gomme

    Pas une image, pas un son

    Rien que des peut-être

    Pas sûrs du tout

    L'important sera d'avoir sous la main

    Ce qu'il faudra pour habiller

    Chaque matin nu

    Du costume qu'il choisira.