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  • Jetez-la aux lions !


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    Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien Démocrate français, a estimé lundi 24 décembre sur iTélé que les homosexuels ne sont pas des citoyens discriminés. Elle a fait valoir qu'ils "peuvent se marier naturellement : mais il faut qu'ils se marient avec une autre personne d'un autre sexe, pas avec le même sexe".

    En clair, que les homosexuels se marient de manière hétérosexuelle.

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    "Pour quelle raison? Parce que le mariage assure par la relation charnelle qui existera après l'espérance de la naissance. C'est ça le mariage, ce n'est pas du tout une question d'amour", continue la présidente du Parti chrétien-démocrate, mouvement associé à l'UMP. "Ce n'est pas une question d'amour le mariage civil, c'est le mariage religieux qui est une question d'amour", conclut-elle.

  • Léonardises

    Quand André-Mutien-Joseph Léonard s'exprime, qui représente-t-il ?

    Les 57 % de Belges qui disent croire encore en dieu ?

    Parle-t-il au nom des 50 % de Belges qui se disent catholiques ?

    Ou au nom des 7 % qui disent aller à la messe le dimanche ?

    Ou des 54 % qui n'envisagent pas qu'il soit possible d'entrer ou de sortir

    de la vie terrestre sans un obligatoire passage par la case "Eglise" ?

    Ou bien n'est-il que la caisse de résonance (raisonnance ?) de Monsieur

    Seize Benoit et de sa kyrielle de curistes & consultants romains ?

    Ou plus simplement, n'exprime-t-il que les fantasmes de ses convictions personnelles ?

    Toujours est-il que la RTBF télé en a fait la vedette de son "Indiscret" du dimanche 23 décembre.

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    À propos du mariage homosexuel, il a déclaré :

    "Nous pensons avec d’autres, pas forcément des chrétiens, que le mariage est fondamentalement, par définition et par nature, l’union, capable éventuellement de transmettre la vie, d’un homme et d’une femme et qu’il y a intérêt à respecter cette réalité. Nous ne refusons à personne le droit de cohabiter mais ce que je remets en question c’est qu’on appelle cela un ‘mariage’. Les contrats de vie commune existants suffisent à garantir fiscalement, économiquement, etc., la vie ensemble." 

    Même s'il oublie que les mariages à l'église ont chuté de 83 à 29 % de 1967 à 2008,

    il laisse toujours affleurer le côté "contre nature" de certaines relations.

    Considérant, en revanche, implicitement comme "naturel" le célibat forcé des prêtres. 

    Comme si le passage de jeunes hommes au grand séminaire équivalait à un traitement hormonal préventif. Sans généraliser la tendance pédophilique à tout le clergé, on a vu ce que valait cette castration spirituelle...

    Signe des temps, le lundi, dans "Le Soir", pas une seule ligne au sujet de cette émission.

    Dans La Libre en ligne non plus.

                                                                  +++++

    Le 24 décembre, il a regretté l'absence de Jésus dans la façon dont nous fêtons Noël.

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    "Il est "étrange", a-t-il expliqué, de constater "qu'on fait la fête sans même mentionner celui dont on fête l'anniversaire".

     

    C'est peut-être un juste retour de l'histoire.

    Selon les historiens, Jésus serait né entre 7 et 5... avant Jésus-Christ. Et oui, les voies du seigneur sont… Etc.

    Quant à la date du 25 décembre ? 

    Elle est entièrement conventionnelle, et n'a rien d'un « anniversaire ». 

    Elle aurait été fixée dans l'Occident latin au IVe siècle, peut-être en 354, pour coïncider avec la fête romaine du "Sol Invictus" célébrée pour la naissance du dieu Mithra, né selon la légende un 25 décembre.  Le choix de cette fête permettait une assimilation de la venue du Christ — « Soleil de justice » — à la remontée du soleil après le solstice d'hiver.  Ce bidouillage de l'histoire par l'église, un de plus, visait aussi à mettre fin aux débordements de cette fête païenne, en la faisant correspondre à un anniversaire sacré.

    Avant cette date, la Nativité était fêtée le 6 janvier et l'est encore par l’Église arménienne apostolique. L’église catholique romaine y fête aujourd’hui l'Épiphanie, le baptême de Jésus dans le Jourdain, évènement que les plus anciennes églises pré-romaines utilisaient comme acte de « naissance » du Christ.

     

    Mais que vaut l'histoire face à la foi. Et la raison face aux dogmes promulgués par des hommes en blancs autoproclamés  infaillibles ?

     

     

  • Magic Christmas Circus

     Unknown.jpeg    "Mésanges dans nos campagnes"

     

    Dehors, les mésanges picorent les grasses boules de graines qui pendouillent dans

    le collant de résille verte accroché au balcon.

    Pour elles c'est tous les jours Noël.

     

    Dedans, les frigos débordent de culpabilité, frôlant l'indigestion.

    Alka et Setzer, en embuscade, sont prêts à bondir.

    Entre le filet de boeuf et le poilâne gris (spécial huîtres !)

    "Dinde dong ! Dinde dong !"

    Les Enfants sont là ! Avec Hélène et Ludivine !

    Et les cadeaux ?

    "À minuit ! Crétin !"

     

    "Jouez hautbois, résonnez calculettes"

     

    En Belgique, le 24 décembre 2011 à 11 h 42, le record des paiements électroniques

    a été battu : 11 072 transactions par minute. 

    Le record précédent, 9 766, datait de la veille. 

    Ferons-nous mieux cette année, en cette veille d'austérité ? *

     

    "Mon beau sapin, roi des forêts."

     

    Au moment où un certain mec de Nazareth, mais créchant ailleurs, s'apprête 

    à souffler ses cierges d'anniversaire, on apprend qu'en France, près de 6 millions

    de sapins ont quitté leurs forêts et pépinières pour venir mourir sous les guirlandes.

    En Belgique, on en coupe 5 millions chaque année.

    C'est vrai qu'on les a plantés pour ça. 

    Comme les canards qu'on gave et les huîtres qu'on égorge.

    Et vivantes, s'il vous plait. (Publicité Gaia)

    Les Français vont engloutir aussi 40.000 tonnes de chocolat.

    La crise de foie pour oublier la crise tout court ?

    Le ministre français du Travail, Michel Sapin, a prédit que les chiffres du chômage 

    seraient "mauvais encore plusieurs mois", 

    en raison des nombreux plans sociaux en cours ou à venir.

     

    "Holly night ! Business night !"

     

     Tapez "crédit noël" sur Google et vous trouverez :

    "Bureau Noël, une division de Silver Finance S.A., regroupe des sociétés et courtiers de crédit répartis dans toute la Belgique. Appelez Bureau Noël. Tarif réduit : 9,9 % d'intérêt ! "  

    Quand on sait qu'un livret d'épargne rapporte du 1 % à tout casser.

    En matière de dépenses de Noël, avec 538 €, les Français sont parmi les moins généreux. 

    Les Irlandais dépensent 1339 euros pour l'occasion, suivis des Chypriotes (1103 euros) et des Anglais (1057 euros) : 65% de ces dépenses sont allouées aux cadeaux, 22 % à la nourriture, et 12 % aux divertissements.

    Chaque Français va offrir 11,3 cadeaux. Le 0,3 ? Qui le recevra ? Belle mamy ou la part du pauvre ?

    L'Américain s'en fendra de 22 (long riffle ?) par personne.

    Mutlipliez par 315 millions !

    Cette année, les familles belges prévoient un budget de 559 euros pour les cadeaux, la nourriture, les boissons et les activités sociales. Il s'agit du montant le plus faible depuis le début de la crise économique en 2008.

     

    "Dure nuit. Sainte nuit."

     

     L’an dernier, les 63 000 bénévoles des "Restos du coeur" (France)  se sont mobilisés  pour venir en aide à 870 000 victimes de la crise.

    En Belgique, la Direction générale Statistique du SPF Economie a publié récemment les nouveaux chiffres sur la pauvreté, après une enquête EU‐SILC réalisée en 2011. Il en ressort que la pauvreté monétaire stagne toujours autour des 15% de la population, et que le seuil de pauvreté s’élève à présent à 1.000 euros par mois pour une personne isolée contre 973 euros en 2010.

    Moins 559 € de budget de Noël ?

    Dans les 15% de la population considérée comme à risque de pauvreté, sont concernées des personnes vivant dans un ménage dont le revenu total disponible est inférieur à 2.101 euros par mois (pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants). A côté de cela, 6% de la population souffre de privation matérielle grave.

     

    Jos & Mary Christmas

     

    C'est ça la magie de Noël. Oublier les chiffres qui tuent parfois, à coups de pourquois, le coeur du bonheur.

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    Oublier les hommes et leurs misères en s'enfermant au chaud de l'utérus familial. 

    "Et in terra pax hominibus bonae voluntatis - Paix sur terre aux hommes de bonne volonté" !

    Faire semblant d'y croire, le temps de déballer les cadeaux.

    En se disant que la terre, le monde, c'est ici, maintenant.

     

    C'est sous notre sapin que nous carpons notre diem.

    Et djingle bells !

    Et jonglez bulles !

    Résonnez foies gras. Oubliez disettes. E basta cosi ! 


    * Eh ! Oui ! Bingo ! Record battu ! Au total, ce sont 5.314.820 transactions qui ont été enregistrées, soit 8,9% de plus que lors du record précédent, qui remonte au 23 décembre 2011.

    A 11h50, un pic de 10.908 transactions en une minute a été constaté. C’est juste un peu moins que le record absolu de 11.000 transactions en une minute enregistré le 24 décembre dernier. Le record de transactions pourrait à nouveau être battu lundi.

  • En vrac

    *  Mariage lesbien : Mieux vaut une paire de mères, qu'un père de merde !

     ( Calicot )

     

    *  République Française : Une droite maladroite et une gauche gauche.

    Et un centre triste.

     

    *  La liberté est-elle possible sans égalité ni fraternité ?

    Aux banques alimentaires, on est tous égaux, tous frères et libres

    de manger ce qu'on nous donne. À la Banque mondiale aussi.

    À la banque du sperme, c'est déja foutu !

     

    *  Pour le réveillon : Monsieur et Madame Champagne ont une fille : Delphine.

     

    *  Nouvelles de Normandie : Maud, la fille de Monsieur et Madame Decamps est strip-teaseuse.

    Ah ! Un bon strip à la Maud Decamps !

     

    *  La braguette est une fleur en boutons que la tirette éclaire.

     

    C'est aussi une mâle cicatrice sur le pantalon émasculé d'une féministe en fureur.

  • Soins palliatifs



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    On ne nous apprend pas.

     

    Le jour des funérailles de sa mère, un ami athée dit a son père croyant : 

     

     

     

     

    "Si c'est moi qui ai raison, et qu'il n'y a rien après, on ne se reverra pas. 

     

    Mais si c'est toi qui a raison, on se reverra, et c'est moi qui aurai l'air con… "

     

     

    L'esprit enc

    ombré (pollué ?) de moments littéraires, théâtraux, ou cinochiens,

     

    on ne sait rien de ce qui se passe vraiment dans la tête de ceux qui partent.

     

    Qui se sentent partir.

     

    Ont-ils l'impression de se rapprocher d'un mur ? Ou de l'entrée d'un tunnel ?

     

    Ou d'un passage inconnu dont la vie à sa fin ouvre enfin le secret ?

     

    On ne sait pas si le temps s'élargit alors qu'il diminue.

     

    On ne sait pas si l'envie leur prend de se montrer magnanimes.

     

    Et, s'ils le font, si ça leur fait du bien.

     

    Ni ce qui compte encore pour eux.

     

    Ni si  quelque chose compte encore.

     

    On ne sait pas si l'orgueil est soluble dans ces moments

     

    de suprême humilité.

     

    S'il est encore temps de réparer des torts, d'apaiser le bouillonnement 

     

    de préjudices anciens, de cimenter certaines fissures, 

     

    d'étancher la soif d'excuses de certains malmenés… 

     

    Ou de se contenter de guetter du donjon d'improbables pardons …

     

    On ne sait pas si les regrets résiduels s'effacent d'eux mêmes.

     

    Ou si c'est encore à nous de donner l'ultime coup de gomme.

     

    On ne sait pas si l'esprit devine qu'il se sentira plus léger 

     

    au moment de brûler certaines rances rancunes. 

     

    On ne sait pas si le vieil inacceptable devient plus fréquentable

     

    quand on lui fait enfin une place à table.

     

    On ne sait pas si l'on se dit qu'avoir rempli sa mission de passeur

     

    nous a rendu meilleur.

     

    Passeur d'amour. Passeur de savoir. Passeur de colères. 

     

    Passeur de gènes, enfin.

     

    Un patrimoine plus ou moins utile qui prospère dans les yeux des enfants

     

    qui nous tiennent la main.

     

    Et que c'est bien ainsi. Et que cela suffit.

     

    Ou bien qu'il est grand temps de changer deux ou trois choses.

     

    Ou bien s'il l'on s'accepte enfin. Tout nu de vérité.

     

    On ne sait pas si les vieilles croyances ressortent de leur placard,

     

    secouent leurs oripeaux et repartent à l'assaut, profitant du doute d'un instant.

     

    Ou si le vide absolu se montre enfin plus rassurant.

     

    On ne sait pas si la peur change de couleur.

     

    Si elle se fait amie.

     

    On ne sait rien des branches auxquelles on se raccroche.

     

    On ne sait pas si l'on veut être seul ou entouré d'amis.

     

    On ne sait rien. On ne nous a que mal appris à attendre ce moment.

     

    En espérant qu'un ressort de l'esprit nous sorte la notice d'un

     

    déclic programmé d'une boîte à malice.

     

    On ne sait rien. On ne veut pas savoir.

     

    Tant qu'il semble rester suffisamment de temps.

     

    Et eux, s'ils le savent, le gardent bien pour eux.

     

    On ne nous apprend pas la langue particulière de ces moments si sourds.

     

    Moments lourds de malentendus, de malentendement.

     

    Ou légers de complice transparence.

     

    Où les mots semblent ne plus avoir cours.

     

    Où la grammaire devient une pression de main.

     

    Où les regards feuillettent le dictionnaire des yeux.

     

    Quand la mémoire déborde. Quand le disque se fait tendre.

     

    Quand la vieille imprimante délivre ses feuilles vierges.

     

    Tirant ses dernières cartouches d'encre sympathique.

     

    Silence immaculé peuplé par les voix blanches des sentiments muets.

     

    Quand on ne s'entend plus mais quand on se comprend.

     

    Enfin.

     

  • Tantôt

    Tantôt  (adverbe) : de tant et tôt.

     

    • Familier. Peu après dans la journée (se dit surtout de l'après-midi par rapport au matin) : Je reviendrai tantôt. À tantôt.
    • Peu auparavant dans la journée (par rapport au soir) : Je suis venu tantôt.

     

     

    Tantôt, c'est presque déjà du demain.

     

    Tantôt, c'est aussi presque déjà de l'hier avec encore un peu le goût de maintenant.

     

    Tantôt, c'est encore le bout du feu rouge qui s'accroche au lent sillage de mon vélo. 

    Et c'est aussi le bout de mon nez rougi qui snife le rail de vent venant à ma rencontre.

     

    C'est du presque pas fait de l'imparfait et du tout à faire de l'infinitif.

    Du pas encore fait à parfaire.

     

    Maintenant c'est de la confiture entre deux tranches de tantôt.

     

    De l'impératif vivant en roue libre.

    De l'apéritif présent prêt à trinquer.

     

    Du temps que l'on mâche en se souvenant d'un goût qui participe déjà au passé.

    En regardant le morceau manquant à la tartine entamée.

    De l'à peine futur presque déjà postérieur.

     

    Le temps d'oublier le plaisir de la bouchée suivante.

    En perdant des miettes de dégustatif présent à se demander 

    si elle aura le même goût que celle qui déjà fait partie de nous.

     

    Maintenant, ce sont des grains d'instants.

    Des atomes de dunes qui s'écoulent entre les orteils libres des enfants bronzés.

     

    Des paroles d'éoliennes quand le soleil se couche.

    Des soupirs de chats contents.

    Des bruits de mots paisibles qui jouent, contrejouent,

    dans l'esprit étale du siesteur qui s'endort.

     

    Maintenant. Participe présent.

    Temps qui suspend la conjugueuse aux lèvres du conjugué.

    Baiser infinitivement prolongé.

    Carré de sucre né pour adoucir mais qui refuse

    à l'amertume le droit de le dissoudre.

     

    Maintenant. Là. Tout de suite.

    En laissant la suite à tantôt.

     

     

     

     

  • Epinglé aujourd'hui.

    Du JT RTBF 6 décembre 2012

     

    *  Saint Nicolas dans une école pose sans arrêt la même question aux enfants :

     

    " Et toi ? Qu'est-ce qu'il t'a apporté saint Nicolas ?"


    Hé banane à mitre ! Tu devrais le savoir, non ?

     

    *  Luc Van der Kelen, éditorialiste à Het Laatste Nieuws :

     

    " Di Rupo gère bien, vu la situation, mais ce qui passe moins bien, c'est sa communication vis-à-vis de la Flandre. Pour se présenter devant les électeurs et se faire élire, il doit convaincre."


    Hé ! Lukske ! Depuis quand Elio doit-il se faire élire en Flandre ?

     

    Baromètre Ipsos/Le Soir, 6 décembre 2012

     

    La politique du gouvernement Di Rupo est-elle de gauche, de droite ou centriste ?

     

    Centriste : 33 % ; de gauche : 26 %; de droite : 8 %. Mais le plus beau : 33 % n'en ont aucune idée !

    Les 8 % seraient-ils des gens de gauche déçus ? Les 26 % sont peut-être des gens de droite pas contents. Quand aux 33 % qui ont répondu "centriste", c'est probablement juste pour dire quelque chose. Bref, on peut conclure que 66 % n'en ont aucune idée.

    Hé ! Lukske ! Bien vu ka même la com' du Premier !

     

    Les élections de 2014 vont-elles apporter :

     

    - Une nouvelle crise politique : Oui : 63 % . Non : 19 %.

    - Le retour à la stabilité politique : Oui : 18 % : Non : 59 %.

    Comme quoi, à questions idiotes, réponses pas idiotes !

  • Rediffusion : Saint-Nicolas : la vérité selon Jackypédia

     

    Jadis, dans nos contrées, le saint patron des enfants sages s'appelait Speculum.  Ce images-2.jpegpédagogue fascinait les enfants par sa curiosité légendaire. Ne disait-on pas à l'époque : " Curieux comme un speculum " . C'est lui qui donna d'ailleurs son nom aux biscuits aux épices connus aujourd'hui sous le nom de spéculoos.

    C'est vers l'an 250, et la première vague d'immigration turque en Europe, qu'il fut remplacé progressivement par saint Nicolas, obscur évêque de Myre, en Asie mineure.

    Symbole de l'interculturalité, ce turc bon teint, s'adjoignit 

    les sévices d'un autre immigré, mais d'Afrique centrale cette fois. Ce joyeux drille du Matonge d'avant Stanley et Livingstone, était connu dans son quartier sous le nom de Père  Fêtard. Son penchant pour le vin de palme et ses tendances sado-maso, provoquèrent son exil en Europe occidentale, où saint Nicolas le recueillit. Devenu moins-bien-entendant avec l'âge, le vieux Nicolas comprit mal son nom : Père Fouettard était né.

    Quel bonheur pour ce SD (pas F) légèrement repentant de se voir alors offrir un martinet

    destiné à tanner les jolis postérieurs des ces sales gosses de riches occidentaux.

    Nicolas promettait et Fouettard menaçait. Cette tactique fut d'ailleurs récupérée bien plus tard par le pouvoir politique français. Avec la paire Nicolas Sarkozy-Brice Hortefeux.

    De nos jours, Nicolas est devenu progressivement le patron des marchands de jouets, faisant croire au parents que les enfants attendaient ce jour-là pour recevoir des choses inutiles en plus grand nombre que d'habitude. Il serait d'ailleurs question que Nicolas prive de son patronage les marchands de jouets si ceux-ci continuaient de froucheler aussi ostensiblement avec le Père Noël. Un préjudice qui vient d'obliger le grand saint à fermer trois chaînes de montage en Europe pour les délocaliser en Chine où le travail des enfants lui permettra de rester dans le vert. 

    Quant aux enfants, plus personne ne fait la distinction entre les sages et les tyrans. Tous ont droit à la même débauche de gâteries. Et le martinet de Fouettard en est devenu bien virtuel. La tendance du moment serait plutôt à une scission entre les enfants -sages et méchants confondus- nés dans des familles riches, et les autres qui se contentent de feuilleter les catalogues toutes-boîtes et en couleurs, en cassant les pieds de leurs parents quart-mondistes. Car ceux-ci, pour avoir la paix leur ont dit dès le plus jeune âge que saint Nicolas n'existait pas. 

    Saint Nicolas eut trois petits enfants qu'il emmena glâner à Auchamp. Doués d'un grand sens du marketing ils fondèrent une multinationale "Mélo-Consulting" à qui l'on doit nombre de succès tels que la fête des mères, des pères, des secrétaires, des grands-mères, ... et "ketchup sur le MacDo", la Saint-Valentin. Cette dernière devant sa popularité au principe de culpabilisation des mâles juste avant les explosions hormonales printanières. 

    Prochain objectif : "Pâques", cette dernière étant toujours dans le portefeuille de la "Vaticano Miracoli Unlimited" et de son alliée "Kinder Surprise".

     

    Rap de saint Nicolas ( d'après Pervers et Cosma) : "Ô grand saint Nicolas patron des boutiquiers, apportez-moi de la tunne dans mes petits baskets. Je serai toujours vache comme un petit mutant. Je ne dis plus de prières, je triche depuis longtemps. Venez, venez..."

     
  • Compte de Noël

    masque-pere-noel-monstrueux-adulte-halloween_205934.jpgOn a à peine eu le temps de débarrasser les rayons des

    fournitures scolaires de la rentrée, que les jouets et les chocolats

    débordaient déjà des rayons.

    Le six décembre est à peine en vue que les boulangers proposent déjà des cougnous pour Noël. 

    Et les "hard-discounters", pourtant réputés "magasins de pauvres",

    nous lancent à la tête des produits habillés de fête un mois avant l'anniversaire d'un certain Jésus.

    Délicatesses dont certaines seront d'ailleurs périmées bien avant le réveillon.

    Encore un des mystères d'un marketing dévoué à la tentation permanente.

     

    Les temps sont durs pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir ces extras. À moins de venir grossir la troupe des surendettés victimes du crédit trop facile.

    Durs aussi pour les nantis forcés au régime hypocalorique et les alcooliques en début d'abstinence.

    Ces croulaisons de victuailles aux pieds des pyramides de bouteilles en ont fait, et en feront, craquer plus d'un. Et l'étalement des festivités entre les milieux, professionnels, sociaux et familiaux, poussé par des codes surmédiatisés, fera le reste. Car les fêtes ce n'est pas un ou deux réveillons, mais dix jours d'excès. Faut bien finir les restes. Non ?

     

    Cela contribue sans doute à l'augmentation saisonnière des cambriolages.

    Cela contribue aussi au blues pernicieux qui habite bon nombres d'êtres humains à l'approche des fêtes. 

    Rien déjà qu'à l'idée de voir tous les gugusses de la télé en smoking et lamés dorés sourire faussement avant et après les pubs…

     

    Les fêtes ?  Un mot vidé de son sens par la normativité qui veut que l'on remplisse son frigo de produits hors de prix, que l'on habille son corps de paillettes codées, que l'on use sa carte de crédit pour réchauffer les pieds du sapin d'une couette de paquets en uniforme.

    Une fête, ça ne s'improvise plus. La bonne franquette et ces bons moments à trois euros cinquante sont tagués à la bombe du bancablement incorrect. Coûte que coûte, faut que ça coûte coco !

     

    J'étais en train de sombrer dans le black le plus blues. En imaginant comment j'allais m'y prendre pour refuser les tranches de foie gras et de buche-crème-au beurre qui allaient me plomber les bonnes résolutions d'après-vacances… Et ma balance, du même coup.

    En maudissant ces boutiquiers qui vous mettent la brioche à la bouche.

    Qui vous gavent l'esprit d'envies avant de vous farcir le corps.

    En pestant contre ce conformisme de fin d'année. En râlant parce que les banquiers allaient encore, quoiqu'il arrive, faire changer inutilement des milliards de poche. 

    Je ruminais hard quoi, quand, au détour d'un vieil épisode de Monk, je me suis laissé embuer l'oeil par un chant de Noël. Il faut dire que le duo formé par le capitaine Leland Stottlemayer et le lieutenant Randy Disher était irrésistible de spontanéité et de retenue. Et voilà que la fichue magie de Noël me rattrapait. Moi qui me croyais vacciné contre le virus crèchesapin 2012. Moi, l'inoxydable, le vieil anticonformiste cynique grognon-grincheux, je me faisais chopper comme une bluette par un coin du mélo. 

    Je craquais comme un sachet de la Fnac trop bourré. Percé par le coin innocent d'un bouquin pour enfant. 

    Le vieux fond culturel hérité des ancêtres refaisait surface. À l'improviste. Cueilli comme un gamin. À la fois pas content, ému et honteux.  Comme au "ni-oui-ni-non" quand on est distrait. Noël s'imposait à moi. Une fois de plus. 

    "Tiens, tu vois bien que tu crois encore un peu au père Noël !" 

    Et, ça, j'aime pas qu'on me le dise.

     

    Vivement la fête des rois, qu'on démonte ce fichu sapin. 

    Cela laissera le temps au chocolatiers de refondre leurs saints Nicolas invendus pour en faire des oeufs de Pâques.

    Chiche que cette année ils battront d'une longueur les modestes crêpes de la chandeleur ? Suchard contre Téfal ! Combat inégal ! Les actionnaires compteront les points.