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  • Coupe des Nations : Israël-Palestine

    images-2.jpegCoupe des Nations : Israël-Palestine : 9 - 138 (41 cartes jaunes).  Israël jouait pourtant sur son terrain.

    " Les neuf pays qui ont voté contre la résolution et se sont prononcés pour des négociations de paix avant la reconnaissance future d’un Etat Palestinien sont les suivants: Israël, Etats-Unis, Canada, la République tchèque, le Panama, Iles Marshall, Micronésie, Nauru et Palau. " (JJS News-blog israélien )

    Ouf ! On a eu chaud !  Le Panama,  les îles Marshall, la Micronésie, Nauru et Palau ont eu le courage de s'opposer au reste du monde. Moins les Etats-Unis. 

    " L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, a averti l’Assemblée générale que « les Palestiniens tournent le dos à la paix » et que l’ONU ne peut pas briser le lien de 4000 ans entre le peuple d’Israël et la terre d’Israël. " (JJS News-blog israélien )

    Blue Helmet (Casque Bleu) chef d'une réserve Apache perdue dans l'Arizona, et pro-palestinien, a réagi : " …  l’ONU ne peut pas briser le lien de 4000 ans entre le peuple apache et la terre apache ".  A la Maison Blanche, on attend avec effroi la réaction des Navajos. ( from Little Cloud, Smoke Com Agency )

    En France : les deux Unions pour un Mouvement Populaire (UMP's) ont publié deux communiqués distincts pour dénoncer la confusion créée par l'Union des Mouvements pro-Palestiniens qui utilise le même sigle.

    La N-VA, étant à la fois contre les excuses au peuple juif et ouvertement anti-islam-arabes-et-tout-le-reste s'est abstenue de tout commentaire. Juste un Tweetje de BDW : "Tant qu'ils gardent leur bordel chez eux..." Son porte parole a toutefois noté que Susan Rice, ambassad-Rice des Etats-Unis auprès des Nations Unies avait une peau un peu trop foncée pour être vraiment crédible. 

    Marine Le Pen a déposé plainte contre Israël. Au pénal et pour plagiat, sivouplé. Elle revendique la maternité de la lutte anti-bandes dans les banlieues. Pour elle, la bande de Gaza ne doit pas faire exception.

    Willy Borsus (vice-président exécutif du Mouvement Réformateur) a accusé André Antoine (futur-bientôt-peut-être-presque-démissionnaire-mon-oeil) d'avoir instrumentalisé Joëlle Milquet afin de transformer l'abstention prévue de la Belgique en vote positif.

    Anne-Marie Lizin a demandé un visa pour la Palestine. Motif : représenter la Belgique lors des cérémonies rituelles de victoire à Gaza. Elle en profitera pour s'arrêter, et mettre un peu d'ordre,images-2.jpeg en Egypte, en Syrie et au Kurdistan. Elle devrait être rentrée à temps pour diriger la logistique d'une équipe hutoise de colleurs d'affiches en vue du scrutin de 2014.

     

     

  • Permeke, rétrospective.

    images-1.jpeg 

    Bozar. Bruxelles.

    Un groep de babelende madamekes et leur guide. 

    On dirait que ce soixantenaire dynamique s'est trompé de troupe. Il a dû penser qu'il était affrété par un groupe de malentendants. 

    Même en montant le son de l'audio-guide, pas moyen de se laisser prendre

    par le très beau texte du commentaire. Son ton perce la protection mousse des écouteurs.

     

    Bon. OK. S'il s'agissait d'un groupe de métallos liégeois ou louviérois et de leur accompagnateur FGTB, le résultat serait semblable. Même sans mégaphone. Mais les pauvres ont autre chose en tête pour le moment.

     

    Deux solutions. Un : prendre une salle d'avance. Pas possible, tellement ce guide va, vient et revient, virevoltant d'une toile à l'autre. Deux : les laisser filer en revenant une salle en arrière. Le temps de se calmer et de se replonger dans la terre, la chair et la mer, pétrissables matières premières de l'œuvre de maître Constant. Est-ce un hasard, mais ce mot "constance" revient souvent dans les commentaires enregistrés. 

     

    Rudes et lourds pêcheurs et paysans flamands des années vingt. Leurs silhouettes massives semblent soutenir les murs où elles sont accrochées. Idem pour ces nus  ossus et charnus comme des charpentes de chalutiers, ou mollement abandonnés à leurs songes tourmentés.

    Comme cela contraste avec ces madamekes flamandes de la hyper-classe moyenne d'aujourd'hui.  Au fil des salles leur groep s'effrite. Celles qui sont larguées parlent de tout sauf de peinture. Mais, de loin, on entend toujours la forte voix du guide qui continue de sautiller entre les quelques rescapées. Attentives et pénétrées. Impassibles comme des dentellières. Dentellière, le métier de Marietje, Maria Delaere, la femme de la vie de Permeke.

     

    Dire qu'aux mêmes instants, d'autres agriculteurs aspergent de lait frais les murs des institutions européennes. 

    Alors que sur les murs des Bozar il semble qu'aucune miette de pain ne peut se perdre, d'autres jettent leur lait pour sauver leur croute.

    Drôle d'époque. 

     

    Si son trait se révèle sûr et précis dans ses dessins, Permeke laboure ses toiles, comme les étraves des pêcheurs labourent une mer sans fin et sans espoir. Comme l'étrave d'un soc charruant le polder, il malaxe sa pâte à la bêche de terrassier. Il surcouche des tons sourds. Il broie du fusain noir sur la râpe des joues mal rasées. Mais les corps de ses femmes houleuses se font plus marins. Et la pâte s'efface devant l'empâtement transparent des chairs généreuses et claires. Quant aux sculptures monumentales, elles en imposent à peine moins que les toiles.

     

    "Je ne peins pas ce que je vois, mais ce que je pense avoir vu." 

    Son oeil devait être plus perçant que le nôtre pour sonder les âmes à travers les couches multiples. 

    Dans les oreilles, le  commentaire colle aux oeuvres en les replaçant chaque fois dans le contexte temporel. Historique et social. Parfois, il change de voix pour faire parler les personnages. Des monologues rédigés par des plumes contemporaines, mais non flamandes. Surprenants de vie, pour certains, plus intériorisés pour d'autres.

     

    On ressort de là avec du polder gras collant aux semelles. Mais les idées claires, comme un trait de porte-mine sur du papier de riz. Comme si la noirceur des toiles s'était aussi chargée de la nôtre. Comme si la misère de ces gens terre-à-mer, avait exorcisé celle des tracteurs déçus qui abandonnent le quartier européen à ses règlements obscurs.

     

    Par la fenêtre d'un resto, on voit les madamekes qui s'encanaillent devant un stoemp-chicons-saucisse. Leur guide se tait. La bouche pleine. Enfin aphone.

  • Croire


     

    "Ce truc-là ! C'est blanc ou noir ?"

    - Blanc ! Je crois !

     

    Si celui ou celle qui vous répond ajoute : " Je crois ! ", c'est que c'est pas sûr.

    C'est comme s'il y avait un doute.

    Sinon il vous répondrait blanc ou noir.

    On s'en doutait, croire c'est aussi douter.

    Mais ne pas croire, c'est aussi n'être pas certain.

    Donc croyants et non-croyants partagent ce sentiment troublant qu'est le doute.

     

    Transposé sur le terrain des fois, ce raisonnement à un euro cinquante, a l'air de tenir la route.

    Il fut un temps où les chrétiens aussi étaient un peu salafistes. Fanatiques et tout et tout. 

    Mais ce temps fut, si l'on en croit les statistiques. 

    Quoique... Quand il s'agit de mariages "contre nature"...

    Ou quand une édile bruxelloise mélange sapin et religion, c'est la folie. Et, prenant un symbole païen (le sapin) pour bannière, on voit tous les amalgameurs sortir du confessionnal en se signant le noir-jaune-rouge. Il suffit d'un bon petit Pierre l'Ermite de comptoir et Facebook s'enflamme la pétition.

     

    En 1967, 93 % des Wallons se faisaient baptiser, 83 % se mariaient à l'église, 79 % y passaient avant le cimetière et 34 % y assistaient à la sacro-sainte messe dominicale. 

    En 2008, ces chiffres sont  passés à  29 pour les mariages et 7 pour la messe du dimanche.  En revanche, et c'est là que ça devient intéressant, ils sont encore à 54 % pour les baptêmes et les funérailles.

    Pourquoi ? 

    Là, on dirait bien qu'il y a du " On ne sait jamais. " dans l'air.

    D'abord pour donner un bon coup de Cilllit Bang Bang au coeur de ce nourrisson

    mystérieusement souillé depuis son état fœtusien. Merci Ève ! Bien fait pour sa pomme.

    Ensuite, une ultime petite clouche de Vanish-Dash avant d'aller voir ailleurs si c'est vrai.

    Entre les deux.

    Le mariage ? On peut baiser sans.

    La messe ? Les parents et les copains n'y vont plus…. Alors...

     

    Parce que, soyons sérieux, le but du jeu, c'est là qu'il gît : quid après la fin ?

    Ce que les philosophies antiques n'ont jamais promis, le christianisme l'a fait.

    Vie éternelle assurée après le jugement dernier. À condition de ... , etc.

     

    Il y a 30 ans, 77 % des Belges disaient croire en dieu. Ils sont 57 % aujourd'hui.

    Et si 18 % le voient comme une personne,   37 %  le considèrent comme étant une force.

    Il y a 30 ans, 72 % des Belges se disaient catholiques. Cinquante pour cent aujourd'hui.

    Par comparaison, 9 % se disent athées convaincus, 5 % musulmans,  2,5 % autres chrétiens, 0,4 % juifs, 

    0,3 % bouddhistes et ... 32,6 %sans appartenance religieuse ! 

    En revanche, le nombre d'athées "déclarés" est passé de 4 à 9 % en trente ans.

     

    Les catholiques "actifs", qui vont à l'église au moins une fois par mois, ne représentent plus que 4% de la population (3 % en Wallonie). 

    On dirait que c'est tout ce qu'il reste lorsque l'on a ôté la part de la superstition du pourcentage des " croyants ".

    Ah ! Cette sombre perspective de ne retrouver personne au grand banquet éternel.

     

    La peur de l'après ne semble pas morte. Mais peut-on vivre avec sa tête tout en "croyant" avec sa peur ?

    Ce qui fout vraiment la trouille, c'est de voir que l'on pourra survivre à la mort définitive d'un autre aimé.

    Et de se dire que donc, un jour,  les autres pourront très bien survivre sans nous.

    Alors, on ne sait jamais, si, quelque part, c'était pas tout à fait faux...

     
  • Le déficit du doute.

     

    Peu importe la volonté du médiateur

    dans la mauvaise manipulation de son smartphone

    pendant l'entrevue entre Martin et Lejeune.

    Nous lui laissons le déficit du doute.

     

    Il reste que la volonté de la rédaction de Sud-Presse de publier

    de extraits d'une conversation privée était elle indubitable.

    Tout ça pour ça.

     

    On dirait bien que l'information à tout prix se confond une fois de plus avec

    la vente à tout prix.

    Peu importent les moyens nécessaires à faire sortir un euro cinquante de la

    poche du voyeur. Où de chouchouter l'égo d'un rédac'chef.

    Les mêmes qui pilorisent Lance Amstrong utilisent les mêmes moyens aussi

    peu équitables pour être les premiers. Les seuls.

     

    Tout ça pour une conversation intime dont l'existence même

    aurait dû rester secrète.

    Mais là, il serait intéressant de savoir qui a fuité…

    Certain protagoniste n'étant pas frileux en matière de médiatisation.

  • Divorce.be

     

    Mercredi. 

    Les cheminots wallons se croisent les rails pendant que leurs collègues flamands

    se contentent de distribuer quelques tracts. 

    Ils travaillent pourtant pour le même patron. 

    C'est pas nouveau.

     

    Idem dans les négociations budgétaires.

    On dit que pour renaître il faut avoir vraiment touché le fond.

    Histoire de pousser un bon coup pour remonter vers la surface.

    On dirait que Onkelinkx essaye de repousser ce fond, encore plus bas,

    pour empêcher les Wallons de le toucher.

    Pendant ce temps-là, De Croo monte le niveau de l'eau toujours plus haut.

    Là où flottent paisiblement les fortunés électeurs VLD, CD&V et N-VA.

     

    Sommes-nous encore vraiment faits pour vivre ensemble ?

     

    Ils croient ceux qui nous traitent de sangsues paresseuses. Nous les voyons comme des égoïstes.

    Ils aiment l'écologie mais ne votent pas Groen. Nous votons Écolo tout en râlant parce que ce sont des emmerdeurs.

    Ils n'aiment pas les socialistes. Nous non plus, mais on vote quand même pour eux.

    Nous allons aux concerts des pointures de la chanson française de passage. Ils écoutent Helmut Lotti en boucle et se battent pour "The night of the prom's".

    Pour eux, Jacques Brel est un wallingant qui n'a jamais chanté "Le plat pays".

    Pour nous,  80 % de "Bekende Vlamingen" sont des inconnus.

    À la télé nous regardons la RTBF et RTL, mais aussi les chaînes françaises. 

    Ils regardent "flamand", mis à part les 2 % qui lorgnent -en cachette- du côté hollandais.

    Ils travaillent sans rire. Nous blaguons beaucoup sur notre lieu de travail.

    Ils aiment toujours nos Ardennes. Leur côte n'a plus notre cote.

    Ils veulent leur Code de la route. Nous ne respectons pas nos limitations.

     

    Ils défendent artificiellement une langue géographiquement limitée. Nous nous rengorgeons bêtement du caractère international de la nôtre.

    Quand ils parlent flamand, nous ne les comprenons pas. Quand ils parlent néerlandais non plus. Et quand nous essayons de leur parler dans leur langue, ils nous répondent dans la nôtre.

    Ils vont en vacances en Autriche, nous en France.

    Ils servent des frites dans leurs restos chinois et veulent fabriquer du saucisson d'Ardennes.

    Mais ils ont le plus de restos étoilés.

    Nous cocoriquons sur nos barricades en leur lançant nos boulets sauce lapin. Pendant que  nos chefs survivent grâce à leur clientèle.

    Ils sont génétiquement perfectionnistes. Nous sommes ataviquement bons vivants.

    Ils sont soucieux. Nous insouciants.

    Ils votent pour les plus forts du moment. Nous votons pour ceux qui nous semblent les moins mauvais.

    Ils snobent De Wever en lui faisant du pied sous la table.

    Nous nous moquons de Bart  la tête dans le sable et le cul à l'air.

    Leur patronat flirte avec la N-VA. Le nôtre attaque les socialos.

    Ils votent pour un parti républicain. Nous protégeons une royauté désuète et cimenteuse.

    Ils sont prêts pour la réforme de l'État. Nous en sommes encore à nous chamailler sur les transferts de compétences.

    Ils ont hâte de se retrouver entre eux. Nous avons peur de ne pas pouvoir tirer notre plan B tout seuls.

     

    Décidément, à part Philippe Gilbert, les Diables Rouges, les coups de soleil en Espagne et Sandra Kim, qu'avons-nous encore en commun ?

     

     

     

     

     

  • « Thierry Tacheny repense l’audiovisuel wallon»

    Article de Jean-François Munster (Le Soir 20-11-2012)

     

    Thierry Tacheny, le patron francophone des chaînes flamandes Vier et Vijf, tape à nouveau sur le clou. … L’homme … a été l’un des patrons d’IP (la régie de RTL).

     

    « Entre 18 et 22 h 30, les grandes chaînes flamandes ne programment que des productions locales. Cela fait 10 ou 15 ans que des séries comme Thuis ou Familie animent tous les jours les soirées des Flamands.

     

    JM : "OK ! M. Tacheny, ça attire beaucoup de téléspectateurs flamands mais faut dire que ça ne vole pas très haut !

     

     Au Sud, on n’a qu’un seul producteur indépendant de taille, KNTV. En production locale, les chaînes ne se battent quasiment que sur l’actualité (JT) – pas sur le divertissement – et encore !, à des heures différentes pour plaire aux politiques. Cela a l’air de bouger un peu avec des émissions comme The Voice, Belgium’s got talent mais on a l’impression que le souhait, c’est surtout de paraître français. »

     

    JM : "OK ! M. Tacheny mais vous êtes avant tout un homme d'audimat. Et pendant qu'on programme TheVoice ou Belgium's got Talent, combien de téléspectateurs s'enfuient voir ailleurs ?

     

    Pour ce Namurois, les francophones auraient tout intérêt à prendre exemple sur la Flandre et à dynamiser la production locale. « Dans 10 ans, les Wallons et les Bruxellois vont devoir se prendre en charge. Or il n’existe pas d’identité wallonne et bruxelloise si ce n’est une identité fataliste et complexée à l’image de nos médias. Il faut la créer de toute urgence. Les politiques ont un rôle à jouer en la matière mais aussi les médias…. " 

     

    JM : "OK ! M. Tacheny, mais ce n'est pas avec un "Plus belle la vie" à la sauce lapin qu'on va la créer cette identité. Et puis (procès d'intention) ne seriez-vous pas un homme qui cherche à cacher sa quête d'audimat derrière de faux prétextes identitaires.

     

    " … J’ai vu à quel point la dynamique des médias a participé à la constitution de cette identité et de cette fierté flamande. Au Nord, la télé est un outil de développement culturel et identitaire à travers les programmes produits localement. Elle est le reflet de la population qui y vit. Tout cela est le fruit d’une vision politique. "

     

    JM : " OK ! M.Tacheny, développement culturel et identitaire ? Vous êtes sûr ?  D'abord, laissez tomber le mot "culturel" quand vous citez en exemple "Thuis" ou "Familie". Quant à votre développement identitaire ? Développement du repli sur soi, oui ! Développement des oeillères et de l'indifférence à la culture de l'autre. On a vu le résultat avec la N-VA. C'est beau la préservation du caractère flamand à tout prix.  

    Résultat les Flamands ne connaissent que les BV. Ces Bekende Vlamingen. Flamands pipolisés et célèbres dans un rayons de 50 km autour d'Anvers. Mais le cinéma français ? Connait pas. À l'époque de son succès planétaire, j'ai dû expliquer à une consoeur flamande ce qu'était "Amélie Poulain"…. Un peu comme les câblos flamands qui "zappaient" Télé-Bruxelles

    pour les habitants des communes flamandes de la périphérie. Ça c'est du développement culturel !

    Mais pour vous, du moment que ça fait de l'audience… 

     

    Oui les francophones regardent les chaînes françaises, et c'est ça qui attriste le publicitaire que vous êtes.

    Les Wallons et les Bruxellois n'ont pas besoin d'une identité façonnée artificiellement  par des médias commerciaux. Cette technique s'apparenterait plutôt à celles de la propagande. Et le jour où les politiques wallons interféreront dans le contenu des émissions des médias du Sud, la N-WA ne sera pas loin... 

  • Cent et deux (autres) nouvelles façons de s'en foutre...


    Sanctifiant : "Je m'en canonise le bienheureux"

    Papillonnant : "Je m'en diroupotte la chrysalide"

    Coupable : "Je m'en flagelle le spermato"

    Belmondien : "Je m'en bichonne le chiwawa"

    Francophonissime : "Je m'en capellotte le petit Robert"

    Schettinesque : "Je m'en colmate les écoutilles"

    Haddockien : "Je m'en moule la gaufre "

    Moulinsartesque : "Je m'en mille les sabords"

    Rodwellien : "Je m'en tintine la houpette"

    Tintinesque : "Je m'en ébroue le milou"

    Ferreresque : "Je m'en nutelle le craquelin"

    Pulmonaire : "Je m'en incinère le mégot."

    Sauvageon : "Je m'en ébouriffe la cressonnette "

    Initiatique : "Je m'en maçonne les trois points"

    Boursier : "Je m'en belvinte le cac 40"

    Sixtiesque : "Je m'en tirlipote le schmilblick"

    Vibrant : " Je m'en godemiche la migeolle"

    Obsessionnel : "Je m'en feuge la taupinette"

    Jésuite : "Je m'en ensable les tympans"

    Cyclotouriste : "Je m'en chiffonne le scrotum"

    Hygiénique : "Je m'en savonne la touffinette"

    Ch'ti : "Je m'en bistouille la biloutte"

    Papale : "Je m'en shampouine la mosette"

    Pastoral :"Je m'en humecte le goupillon"

    Paupériste : "Je m'en épouille le centre fermé"

    Festif : "Je m'en guirlande le sapin"

    Biblique : "Je m'en expurge le deutéronome"

    Spéléologique : "Je m'en frictionne la stalagmite"

    Maso : "Je m'en passe et des meilleures"

    Homéopatique : "Je m'en rince le cafard à la chimay blues"

    Blasphématoire : "Je m'en tague le coran"

    Tontontapesque : "Je m'en épile la moquette"

  • Vingt-trois, vl'a l'église !

     

    Comme les responsables des principaux cultes en France, le cardinal André Vingt Trois a fustigé samedi le mariage homosexuel, "une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société", et s'est posé comme le défenseur des enfants. Enfin un évêque qui les prend sous son aile ailleurs que dans une sombre sacristie déserte ou dans un vestiaire scout.

    Mgr Vingt Trois s'est aussi interrogé sur ce "mariage pour tous": "Ou bien il s'arrête quelque part et alors il n'est pas pour tous. Ou bien, c'est un mariage pour tous et à ce moment-là, on ne voit pas pourquoi il s'arrêterait quelque part".

    C'est vrai ça ! Où qu'on va s'arrêter à ce train-là ?

    Et pourquoi pas un mariage entre un pâtre grec et un berger allemand, tant qu'on y est ? Ou entre un casque bleu et un chèvrier afghan ? Entre une camionneuse et sa copine en burka ? Entre une nonne et une libérée sous condition ? 

    Vingt Trois voit loin, il faut couper court à tout débordement potentiel d'officialisation de toutes ces stupritudes contre nature.

    Quoique ? Le célibat forcé des prêtres, est-il plus naturel qu'un couple homosexuel ?

    Notez qu'en penchant pour le mariage homo, les autorités cultuelles catholiques auraient pu trouver une solution honorable à leurs problèmes de pédophilie, les abuseurs épousant leurs aimantes petites victimes. Oui, bon, il y a toujours cette foutue obligation célibat. Mais pas de chasteté...

    Ben justement, si un un homo se déclare célibataire, la loi l'autorise à adopter. Parce que bien entendu, il est beaucoup moins malsain pour une petit garçon d'être élevé par un homme seul que par un couple qui s'aime. 

    Aimons-nous les uns les autres ? (Sous-entendu : "Mais ne nous marions pas"). "Ecce homo !". C'est pas moi qui l'ai dit.

    Côté politique, la gauche française, laïque et républicaine, monte au banc de communion en ordre dispersé. Question d'éthique ? Non ! La société française reste hétéro-machiste. Et on ne va pas risquer de perdre des voix mâles et musclées, fleurant bon l'anisette, l'embrocation et le papier maïs pour défendre l'union officielle de quelques fiottes et autres tarlouzes dont on n'est même pas certain qu'ils placent leur rose au poing… Certains électeurs ne comprendraient pas et seraient bien capables de filer chez les gars de la Marine.

    Pour en revenir à Vingt Trois, il devrait se montrer un peu plus jésuitique et pencher en faveur de ces unions chaudement désirées autant que décriées, à condition de passer d'abord devant le saint autel, avant le laïc hôtel. Histoire de regarnir quelque peu le bercail de ces sanctuaires désertés par les hétéros…

     
  • Préserver l'identité...

     

    À Deux-Acren, commune de Lessines, c'est la Dendre qui fait office de frontière linguistique. Sur la berge wallonne, on peut pêcher la truite à partir de la mi-mars, alors que sur la rive flamande les pêcheurs doivent attendre le début juin. 

    Un dossier chaud qui a échappé à la N-VA. Une truite certifiée flamande, capturée, avant la date flamande d'ouverture, par un pêcheur wallon, doit-elle être rejetée ? La Région wallonne doit-elle, de son côté, verbaliser le pêcheur flamand qui traverse la rivière afin de gagner plus de deux mois de pêche ?  Et comment s'assurer que ce dernier ne taquine que les poissons wallons ? Existe-t-il dans ce cas des accords d'extradition de pêcheurs (pécheurs ?) entre régions ? Comment préserver les caractère flamand des salmonidés riverains du nord ? Comment s'assurer qu'ils ne frayent pas transfrontalièrement entre-eux, menaçant ainsi la traçabilité linguistique de l'espèce ? Pourrait-on imaginer la construction d'un mur-digue muni de check-points et rehaussé de grillages électrifiés au milieu du lit de ce cours d'eau particulier ?

    Et les apiculteurs frontaliers ne sont pas à l'abri de ce genre de tracasseries en matière de traçabilité linguistique. Afin d'éviter la tache d'huile du butinage pirate d'abeilles francophones en territoire flamand, ne suffirait-t-il pas d'interdire toute culture florale à une distance scientifiquement calculée par rapport au tracé de 1962 ? Et que dire du droit d'asile des abeilles à facilité ? Combien coûteront les analyses ADN nécessaires en cas de conflit armé ? Sans parler du tatouage obligatoire des insectes. Quant au miel contaminé on n'ose même pas y songer.

    Dans le même ordre d'idées, le tout frais bourgmestre bourgmestre N-VA d'Alost s'est dépêché de nommer Karim Van Overmeire (N-VA)  échevin des Affaires flamandes. Pour (sinistre) mémoire, il était l'un des auteurs du plan en 70 points contre l'immigration porté par son ancien parti le Vlaams Belang. Ici, la traçabilité ne pose pas de problème. La souche est pure… et dure. Rôle de ce nouvel échevinat : "… préserver le caractère flamand de la commune." … qui aurait un peu trop tendance à devenir le "trop-plein" de Bruxelles. "Trop-plein", ici, ce n'est plus d'hydrographie, mais carrément d'égouttage qu'il s'agit. Voire d'épidémiologie. Une langue étrangère serait-elle vecteur de maladies honteuses ?

    Préserver le caractère d'une ville, d'une région, d'un état. Lutter contre une évolution naturelle. Casser une dynamique. D'autres ont essayé dans les années trente, avec la manière qu'on sait et les dégâts collatéraux qu'on sait aussi.

    Que la N-VA lutte donc contre la "francisation" de ces fertiles terres flamandes. OK, on a compris. Même si c'est de bonne guerre, ce n'est pas une bonne guerre. Mais oser parler de "wallonisation" quand une entreprise flamande ferme boutique cela devient de la calomnie. Calomnier : porter atteinte sans preuves à l'honneur d'un tiers. Mais ce langage de propagande n'a que faire de l'honneur et des tiers. Des quarts non plus d'ailleurs. L'horreur lui suffit. 

    Les "braves gens" qui ont offert leurs voix à ces gestionnaires épris de vaccination n'ont-ils pas perçu la métamorphose de leur idole ? Du débonnaire rondouillardement et extérieurement inoffensif  au quasi-militaire svelte et cassant ? Une gestuelle qui rappelle aussi de glauques souvenirs. 

    Tant que la presse sera là pour pointer les dérapages, et non se contenter de rapporter les bons mots et les petites phrases qui font la joie d'un peuple conquis et le beurre des conquérants, le bon sens aura encore un espoir devant lui. Encore faudrait-il que ces "braves gens" croient de que leur disent les gazettes... 

    Quand berger dire 'journalistes menteurs', moutons gober paroles berger. Et berger dire aussi : "Tous devoir parler mouton blanc pour brouter terre des ancêtres. Parler mouton noir pas bon. Mouton noir être langue grand-paresseux-méchant loup ami de traître chaperon rouge." (1)

    (1) Traduction : "Begrepen ? Gruppiert, dan !" 

     

     
  • Tous saints ?

     

    Comment appelle-t-on la figure de style qui permet d'ajouter des couilles à un mot, de le transformiser en tour de clavier ?

    Exemple : "Ma femme est-elle une sainte parce que je n'en fus pas un ?"

     

    Toussaint. La fête de tous les saints ?

    Ceux qu'on canonifie ou ceux qu'on fusille ?

    Parmi les derniers jeanpauldeuzés, on trouve le fondateur de la multinationale extrémiste de la foi catholique-chrétienne, une certaine Opus Dei. (*)

    Mais bon, le pape polonais ne faisait que de renvoyer un ascenseur posthume.

    Bien plus avant, un certain Dominique, chanté par soeur Sourire, dont le tableau d'honneur est un tableau de chasse. Celle aux sympathiques hérétiques cathares qu'il inquisitionna par centaines. "Tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens !" Il suffit de voir son tombeau à Bologne, décoré notamment d'un superbe bûcher où rissolent les idéalistes Albigeois.

    Tolérante charité chrétienne, quand tu nous tiens !

    Entre les deux, si l'on retire quelques belles âmes, il reste un fameux paquet de vierges et martyrs de l'époque romaine. Ces fous de dieu qui couraient volontairement au sacrifice pour avoir droit au paradis tout de suite. Les Romains ne savaient plus où donner du glaive, et les lions crevaient d'indigestion. Ça ne s'appellerait pas du suicide, ça ? Et qui dit suicide dit "pas de paradis". Mais revenons à nos auréoles.

    Ces vierges et martyrs qui feraient aujourd'hui de braves petits djihadistes. Ceux qui se font sauter avec une ceinture d'explosifs pour avoir droit à un aller simple et direct aux septante deux vierges promises par le coran.

    Désolé les gars, mais c'est une erreur de traduction. Il fallait lire "septante-deux grains de raisin", image évoquant les nourritures célestes et non pas la big partouze du dépucelage sauvage sur fond d'angéliques danseuses du ventre. The holly belly dancers fucking paradise. 

    Une erreur de traduction, une de plus, nous a aussi valu la virginité de la mère d'un certain Jésus. En hébreu en effet, on confond facilement le vocable "jeune fille" et "vierge". Mais laissons le débat aux théologiens. Faut bien qu'ils s'occupent. 

     

    Rayon belles âmes, ma grand-mère, native de Malonne, a bien connu le frère Mutien. Pardon ! Saint Mutien-Marie Wiaux depuis 1989.  Un homme tout simple, tellement simple qu'on ne lui confiait que des tâches humbles. Un saint pathique quoi.

     

    Et Benoît numero seidicci veut continuer la sanctomania de Gian Paolo numero due pour que l'église se dote de nouvelles icônes attractives. Ce serait pas du sancto-marketing ça ? Mais la chose n'est pas neuve. Au Moyen Âge, pour avoir des sous pour bâtir cathédrales et abbayes, églises et basiliques, il fallait attirer des pèlerins. Et pour cela, rien de tel que quelque sainte relique réputée miraculeuse. Un "osso sancto" et par ici la bonne soupe ! La misère humaine et les malheurs du temps faisaient le reste. Foule sentimentale et crédule, on n'a pas fini de te mener à la carotte. Vers les paradis ou les abattoirs ? Pas grave, c'est le chemin qui compte...

     

    Voilà ! J'ai craché au ciel encore une fois. Faut dire qu'il l'a bien cherché, avec les draches qu'il nous balance sur la tronche en ce jour férié.

     

    À part ça, je crois qu'aujourd'hui je me contenterai de planter quelques potées dans le cimetière de ma mémoire, là où mes vieux et mes amis sont toujours jeunes, souriants et bien au chaud.

     

     

    (*) http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804

     

    http://www.vigi-sectes.org/catholicisme/opus-dei.html