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  • Rayons de couleurs

    Je rêve parfois de pouvoir visualiser en couleurs tous les rayonnements des émetteurs qui nous entourent.

     

    En bleu pétant, les ondes FM des autoradios, en rouge écarlate celles des GSM. En rose, les SMS gentils. En brun-marron, les fréquences de la police. En pointillés fuschia les wi-fi. En orangé fluo, les GPS. En jaune canari, les smartphones. En mauve, les tablettes, et les laptops en bleu marine. En gris les mails du bureau. En vert pomme les "J'aime" de Facebook. Et les tweets en argenté.

    Et tout ça qui bougerait, fluoterait le jour et scintillerait la nuit. Arc-en-ciel irisé et mouvant d'un Pollock plus allumé que d'habitude. Feu d'artifice calligraphié au tire-lignes. Épure labyrintique éthiliquement griffonnée sur le sous-bock du ciel.

    On irait en vacances là où il n'y aurait que quelques traits rose et presque pas d'orange. En ville, on traverserait une grisaille dense zébrée d'une pluie virtuelle de toutes les couleurs. En évitant toutefois, ou en recherchant c'est selon, les zones trop brunes. Le soir, sur les autoroutes, on suivrait un chemin bleu-orangé comme une aurore boréale. Toute l'année, les relais GSM seraient des arbres de Noël rose et rouge hérissés d'aiguilles infinies. Et imaginez cela le 31 décembre ! Le 14 février ! Les satellites seraient reliés à la terre par de gigantesques triangles roses se mouvant. Vue d'en haut la terre ne serait plus qu'un gros oursin rosé. Les petits hommes verts en perdraient leur martien...


    Mais à travers la vitre, le ciel reste gris. Comme si, seuls, les mails sérieux avaient le droit de traverser les nuages.

    Discrets dans leur costume trois pièces. Aussi invisibles qu'efficaces. Laissant les rêveurs à leurs couleurs. Et les glandeurs à leur bonheur.

  • Cent et une nouvelles façons de s'en foutre...

    Hépatique : "Je m'en débile la vésicule"

    Coquette : "Je m'en pomponne le berlingot"

    Belge : "Je m'en noie la frite avec de l'andalouse"

    Hygiénique : "Je m'en javelle la cuvette"

    Ecolier : "Je m'en farine les gaufrettes "

    Psychanalytique : "Je m'en frictionne le subconscient"

    Neurologique : "Je m'en rince le cortex"

    Musical : "Je m'en arpège le concerto"

    Onnaniste : "Je m'en astique le joy-stick"

    Masturbatoire : "Je m'en ripoline le turgescent"

    Beauf : "Je m'en torchonne les bidochons"

    Automobile : "Je m'en simonise le capot"

    Artistique : "Je m'en ésotérise le concept"

    Urologique : "Je m'en siphonne la prostate"

    Post coïtal : "Je m'en bidette l'hémishère sud"

    Gourmand : "Je m'en encassonade la crêpe"

    Raffiné : "Je m'en tamponne les commissures avec de la dentelle de Bruges"

    Cosmétique : "Je m'en talque les roubignolles"

    Douloureux : "Je m'en bats la quenelle avec une pelle à tarte"

    Culinaire : "Je m'en gratine le camembert"

    Athée : "Je m'en torche les indulgences avec du papier bible"

    Pédiatrique : "Je m'en tartine le pampers"

    Gériatrique : "Je m'en trempe la couette"

    Écolo : "Je m'en composte le Tihange Trois"

    Syndicaliste : "Je m'en brûle les palettes"

    Agricole : "Je m'en hormone le blanc-bleu"

    Bureautique : "Je m'en copie le coller" ou "Je m'en maque le windows"

    Coquine et matinale : "Je m'en potronne la minette" 

     
  • Oups !

    "Au lieu de perdre de l'énergie à nous demander pourquoi les mauvaises choses nous arrivent, et si on se demandait comment nous faisons pour laisser les belles s'échapper."

  • L'homme joue

    L’homme joue.

    Il dépense tout son être pour acheter de l’avoir.

    Il se mondialise pendant que son monde se riquiquifie.

    Il se perd pour gagner du temps,

    il gagne son temps à la sueur de son ego,

    se stresse à mort sur l’autel de la zénitude.

     

    Sa tête d’autruche est ensablée.

    Googlenlisé le cul en l’air,

    cyber arrières à découvert,

    il ne voit pas l’orage venir,

    braguette ouverte,

    joy stick au clair.

     

    Il se belvinte la météo,  se caquequarante la libido.

    Il se gueuledeboise en riant à l’avance,

    et se deudoidanslabouche pour en reprendre encore

     

    Son cocktail s’appelle titanic :

    un verre d’amer à boire et un très gros glaçon.

    Les lames et les embruns d’abord,

    les larmes et les emprunts après

     

    La banquise fond, la banque aussi.

    Elle fond, fond, fond la petite malhonnête.

     

    Il fellationne la planète

    un paille coincée entre ses dents de requin.

    Il y puise. Il l’épuise.

    Un oeil sur la bourse,

    une main sur les siennes.

     

    Il détourne l’utile pour en jouir,

    il détourne l’outil pour en jouet.

     

    Il transformise tout ce qu’il touche,

    transexe son auto en la touterrant,

    saunatise ses relations.

    Il photographie avec son téléphone,

    téléphone avec son agenda,

    filme avec son appareil photo.

     

    Il s’ipode les oreilles en bord de mer

    sur des airs dévinylisés.

    Il se robinsonne au MP4

    ou s’itouche en solitaire.

    Il se siphone l’iphone à coups de textos désorthographiés.

    Chaque double-pet de sa souris empeste le net

    Il lui faut une tablette-miroir pour se regarder en Face

    Son facteur, ses amis sont virtuels,

    ses amours mégabités sont vertueux.

     

    Il veut gagner des millions

    pour oublier les doubles claques

    et devenir la nouvelle star.

    Il se lofte, se kolanthise,

    se tente sur l’île

    Il se çacediscute pour jouer à pleurer dans sa chaumière.

    Il joue à se mentir au jeu des quatre vérités,

    se questionne pour un champion,

    se foote en se canettant sur un divan.

     

    Il dribble en chipsant.

    Il zape en pizzant.

    Se pénaltise en se régimant.

    Il se weigtwatche devant la glace.

    Se lighte le coke.

    S’omégatroise en se danacolisant.

    Il se fittfesses la couche de graisse

    et se botoxe la peau d’aînesse.

     

     

    Il joue avec son corps,

    il l’epéote, l’épile,

    le pierce, le tatoue

    «au plaisir pour la vie»

    à l’encre bleudébile.

     

    Il se  lignedecoke,

    se fumette,

    se tonifilles.

    Il se photégophie, se magnifie.

    Il se pressbooke,

    se photochope,

    se dore la plilule,

    s’insomnise

    et dort à la gellule .

     

    Il voyeurise les misères du monde 

    et les galères pipolaires

    les jumelles à l’envers

    à la fenêtre de son écran plat.

    Son judas vasistas,

    son touvuniconnu,

    son filtre sans amour,

    qui aseptise le regard

    et cicatrise les plaies

    avant les trous des balles.

     

    Et puis il télétonne

    et il capquarantuite.

    Et il se télérevie,

    se dédouane, se démorve

    et se klinexe les remords.

    Et il se jeanpoldeuze et il se damiennise,

    il se benoisseize, se déculpabilise.

    Et v'la qu'il se françoise.

    Et se méaculpase et se viergemarise.

    Se signedecroise trois fois

    en embrassant la pelouse.

     

    Ressort de son apnée

    en Gucci rolexor.

    Prêt à referrariser la vie,

    à redépenser son futur.

    Á retuer ses morts

    en resniffant ses torts.

     

    Il joue.

    Il joue à l’homme tout simplement.

    Étranger à son univers laborieux.

    Les yeux ouverts à l’envers.

    Pour ne pas voir la fin qui vient.         (Jacques Maget)

  • Couleurs en demi-teintes

    Ce  matin, la pluie relie le ciel à la planète.

    Les nuages ont branché leur prise de terre.

    Une pluie lourde, droite et souple comme l'

    écharpe argentée d'une fêtarde trempée.

    Un voile intime qui se colle au corps du paysage

    invisible. Un décor crayonné qui attend 

    l'aube pour tomber le voile noir de ses incertitudes.

     

    Noir comme...

    Et voilà que le piège à loups des comparaisons

    écarte à nouveau ses mâchoires gourmandes.

    Noir comme du charbon. Pourquoi pas noir tout seul.

    Puisque tout le monde sait la couleur du charbon.

    De la suie, du corbeau, de l'ébène, du cachou, … aussi.

    Une couleur qui, aux dires de certains, n'en serait pas une d'ailleurs.

    Idem du "blanc comme neige", comme un cachet d'aspirine, un linge… Oui mais, lavé avec quoi ?

    Pourquoi le blanc cassé se suffit-il à lui-même ?

    Gris, serait-ce du noir fêlé ?

    Et le beige pâle du blanc sale ?

     

    Ces comparaisons pléonastiques ne seraient-elles pas un

    geste de solidarité à la rencontre des daltoniens ?

    Vert-pomme. Orange. Violette. Bleu-ciel. Marron. Aubergine.

    Jaune-citron... Un nuancier imagé qui leur dirait les couleurs. 

    Un abécédaire illustré,

    qui leur permettrait de discerner les vertes des pas mûres.

     

    Et plus loin, ça se complique encore.

    Rouge comme une pivoine. OK. Mais il existe aussi des pivoines blanches.

    Alors, faut-il rectifier par un "Rouge comme une pivoine rouge" ?

    Idem pour la tomate, verte de rage, jalouse de voir

    sa couleur volée par la pivoine.

    Rouge comme un coq ? Wallon sur un air de Fourons ?

    Rouge comme un homard, une écrevisse… cuits ?

    Mais rose ? Est-elle blanche pour ma jolie maman ?

    Ou comme une rose rouge qui rosit le teint clair de celle qui la reçoit ?

     

    Comme le langage populaire

    est pauvre dans toute sa candeur naïve. Native.

    Où sont la truculence et la savourosité dont légendairement on l'affuble ?

    Un petit tour par les dialectes serait revigorant. Mais peu universel !

     

    Entre nous, mis-à-part un Martien capturé par des schtroumpfs,

    qui a déjà vu quelqu'un vraiment vert de rage ?

    Et vert de peur aussi. Couleur de sortie d'une descente

    verte-igineuse.  Le vert-tige, on y revient.

    Manquerait plus que ce farceur de Rimbaud 

    ne se ramène avec ses voyelles de buveur d'absinthe.

    La déesse verte. On n'en sortira jamais.

    Même quand elle est joyeuse, ma voisine rit jaune.

    Deux paquets par jour, ça laisse des traces. Mais je m'égare...

     

    Libérons les images. Déclichons les lieux communs.

    Iconoclastons les comparaisons prêtes-à-porter.

    Déboulonnons la cerise de dessus le gâteau.

    Colorons les chères petites têtes blondes. Dévondellisons le flamand.

    Dévoltairisons le français. 

     

    Lançons-nous ! Levons l'encre. Osons.

     

    Verte comme les blés de sa jeunesse acide. 

    Blonde comme une Duvel un soir de mépris.

    Noire comme l'ombre d'un curé romain.

    Gris-douteux comme une culotte de scoute.

    Verte comme la main d'un schtroumpf jardinier.

    Blanchi comme un travailleur au noir innocent.

    Invisible comme un éléphant rose  dans un carré de fraises.

    Caméléoné comme un diable rouge devant un mur de canettes de Jupiler ?

    Seul comme un soutien qui sèche.

    Triste comme un lendemain de cafard noyé.

    Rose comme les mollets gercés d'une fermière en hiver.

    Rutilant comme un cardinal pompette...

     

    On ne remerciera jamais assez l'inventeur méconnu du "bronzé comme un petit-suisse".


    À vous, les dialoguistes, sketcheurs, polardeux et romanceurs.

    A vous les chantres du vocablement incorrect, qui réjouissez l'oreille et le cœur de ceux qui dégustent vos trouvailles.

    À vous les navetteurs, ouvriers, pastiseurs rubiconds, malaxeurs d'images fortes, barioleurs de la langue. 

    À vous les poètes dardiens, san-antoniesques et audiardiens.

    À vous les woodinalesques et desprogiens, coluchistes et solesques.

    Morts, présents et à venir. Merci.

  • Mécréances

    " Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire au bon dieu pour naître athée ? "

  • Touche pas à mon roi

     

     

    Toucher à un royal cheveu restera toujours chose délicate.

    Le lecteur aura toujours un côté tartuffe et un côté voyeur.

    Il veut à la fois tout savoir des royales familles. De la première dent

    d'un prince au col du fémur d'un roi.

    Mais, dans le même temps, il faut que les princesses restent pures et que les princes ne chevauchent que des étalons blancs.

    Il veut que l'on respecte la vie privée des monarques tout en achetant des magazines "pipoles".

    Il hait les paparazzi tout en matant leurs images volées.

     

    Pauvres enfants royaux dont les photographes de cour ont volé l'enfance.

    Ces enfances exposées-cachées.

    Petits phénomènes de foire que l'on met en lumière de temps en temps. Juste le temps pour le bon peuple de se rincer l'œil honorablement. Le tout assorti d'une interdiction formelle de jeter l'autre œil dans la roulotte, une fois le spectacle terminé.

    Pauvres enfants célèbres malgré eux. Et soumis aux carcans des protocoles

    et des agendas des gothas.

    Pauvres enfants dont les destins devraient se passer de faux pas.

    Le bon peuple veut tout savoir d'eux, mais ne tolère que les messagers des bonheurs.

    Malheur à ceux qui révèlent. Qui donnent un visage aux rumeurs. Qui montrent la couronne côté pellicules. Qui osent violer le correct "royal head & shoulders".

    À tout ceux qui les traitent de "fouille-merde", rappelons que pour ce faire, il faut qu'il y ait matière à fouiller.

    Mais le bon peuple en a assez de cette "matière" pénible qui l'entoure au quotidien.

    Il a besoin de rêver, la tête sortie de ses royales emmerdes personnelles.

    Alors qu'on ne lui casse pas ses idoles de papier glacé. Ses princesses-barbies et ses princes-petits-poneys.

    Ses prophètes de bonheurs et ses dieux bienveillants prometteurs d'éternités

    joyeuses.

    Le bon peuple a besoin de bons gros pétards royaux anxiolytiques et de cuites princières et virtuelles. Sans gueule de bois.

    Et tant qu'il voudra tout savoir en se voilant la face à demi, le bon peuple aura les nouvelles qu'il demande et les "fouille-merde" qu'il mérite.

    "Et avec ça ma p'tite dame ? Une bonne tranche de cobourg et cent grammes de filet de Saxe ?"

     

  • Le chien vert

    Si l'on s'intéresse au bien-être du troupeau,

    on ne peut négliger la qualité du pâturage.

    À cette fin, quelle que soit la couleur du berger,

    mieux vaut lui adjoindre un chien vert.

    Histoire de lui éviter certains égarements.

    Mais si le berger est vert, direz-vous ?

    Dans ce cas, il existe d'autres chiens colorés

    qui feront bien l'affaire.

    Évitez cependant les "noir-jaune".

    C'est une race qui ne sait que mordre

    et défendre son territoire.

    N'importe quelle couleur excite leur agressivité.

    On en a même vu mordre un arc-en-ciel.

  • 14 octobre : Anvers et contre tout.

     

     

    Un ciel de papier brouillon. Chiffonné et griffonné à la mine de plomb d'un crayon noir tout droit sorti d'un isoloir en deuil.  Une lueur jaune pâle tombant d'un soleil désolé, dépité, déçu, dégoûté,  baigne des affiches électorales désormais inutiles. Jaunissant les peaux photoshopées (chopées ?) de visages dont les sourires aguicheurs apparaissent enfin, et plus que jamais, dans toute leur vanité. 

    À Anvers, plus qu'ailleurs, certains sourires sont tristement jaunes. D'autres triomphalement jaune et noir. Comme de grosses caries sur un tartre séculaire.

    Collage, surcollage, racolage,… fini tout ça.

     

     "Hand werpen". Brabo-Janssens a voulu jeter dans l'Escaut la main du géant Druon-Wever-Antigone qui menaçait de ré-oppresser Anvers. Cette fois-ci, ça n'a plus marché. La lourde pogne lui est retombée sur sa tronche de socialo-efficace.

     

    Il y a quelques années, quand on prenait le tram à Anvers on se disait qu'un passager sur trois était un stukje Vlaamse Blok. Ce matin, on est sûr que quatre sur dix ont été séduits par Doctor Slimste ou Mister Wever.

     

    Certes, disent certains Wallons Connus en enfonçant leur tête couronnée dans le sable des dunes du Coq ou de La Panne, il ne s'agit que d'élections communales.

    Certes ? Mais rien n'est certain.

     

    Il y a sur le Net un site qui interpelle. Enfin, qui devrait. M'étonnerait que les électeurs flamands en soient de fidèles lecteurs. Mais bon ! 

    Www.balkan.belgium (*) mérite un long détour.

    Ce site décortique (entre autres) le programme de la N-VA. On peut y lire le texte original, tiré du site officiel N-VA, en néerlandais et sa traduction en français. Une traduction due aux bons soins du site "balkan.belgium". 

    Mais là où on se régale, c'est en comparant ce texte aux versions française et anglaise publiées par la N-VA sur son site officiel (**).

     

    Mister Wever a la main plus musclée que le gant de velours du Dr Slimste. Toujours le double discours des maîtres d'une certaine propagande.

     

    "Sur le plan politique, elle (la N-VA) plaide pour une république flamande, état membre d'une Europe confédérale et démocratique." Ceci dans le texte en français du site N-VA. Alors que dans son texte en néerlandais, pas de trace de république flamande. On y préfère : "Dans ses efforts pour améliorer la bonne gouvernance et la démocratie, la N-VA a donc logiquement opté pour une Flandre indépendante, état membre d'une Europe démocratique." Moins effrayant pour les "beste mensen".

    Pas de trace non plus de ce paragraphe dans la version destinée aux "beste mensen" : "En plus, la N-VA défend le droit de l'autodétermination des peuples comme principe de base du droit international public, décrit dans article 1 de la Charte des Nations Unies. La Flandre répond à toutes les normes du droit international pour devenir un état: une population permanente; un territoire avec des frontières extérieures claires (?); un parlement directement élu et un gouvernement désigné par ce parlement et une reconnaissance comme état (membre) grâce à des traités conclus avec d'autres pays." 

    Cela est remplacé par le plus soft : " Dans un monde global complexe et de plus en plus oppressant, et de plus en plus soumis aux règles des marchés, la N-VA offre à chaque flamand une solution confortable. C'est pourquoi la N-VA lutte pour une meilleure vie en société, pour une communauté flamande libre maîtresse de sa destinée dans sa globalité : libre et responsable… Comme région unique et non liée, indépendante des groupes de pression et des pouvoirs financiers, la N-VA se profile comme le syndicat défenseur de l'intérêt général des flamands." Ben tiens !

    Toujours pour les "beste mensen" : " Les questions sociales, économiques et écologiques reçoivent des réponses dans l'intérêt de la communauté [flamande], sans oeillères idéologiques de droite ou de gauche." Et ici, rien dans la version "franco".

    Idem aussi pour ce qui concerne : "… l'individualisation et le déclin des relations sociales, le déficit démocratique de la Belgique et son intégration européenne, migration et intégration, la (sur)puissance des médias, le fonctionnement de la démocratie parlementaire, le vieillissement de la population. "

    Brouillard donc -si pas nuit- à tous les paragraphes. Mais pas de brume dans l'esprit des électeurs qui ont indiqué de quel côté l'intérêt de leur cœur penchait.

    Nieuw-Vlaamse Alliantie. N-VA, c'est de la NiVéA en couche épaisse sur une peau flamande irritée et trop longtemps rougie aux rayons du démon profiteur et socialiste wallon. C'est une brosse qui caresse les poils blonds dans le sens de l'intolérance. C'est une Flandre qui se retourne brutalement dans le lit belge, emportant dans son élan les trois quarts de la couette. 

    Électrices et lecteurs. Électeurs et lectrices. Ne vous faites pas de soucis. Aucun de ceux qui ont voté jaune et noir ne lira ceci. Parce ceux qui aiment les simples certitudes ne lisent pas beaucoup. Parce qu'ils n'ont pas besoin de regarder de l'autre côté du mur pour vérifier si les voisins sont ausisi moches qu'on le leur dit. Parce que entre soi, c'est tellement mieux. 

     

    (*) http://www.balkan-belgium.be/fr/programme-de-la-n-va.html

    (**) http://www.n-va.be/français