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  • Petites phrases tweetiques, qui piquent et niquent.

    Les Français ne parlent plus la langue de Molière, ni celle de Hollande.

    Ils parlent le "TF1" ou  le "jemelapète".

    Les Flamands n'ont jamais parlé la langue Vondel . 

    Il ne parleront jamais non plus celle de Hollande.

     

    Les gens préfèrent toujours une injustice à un désordre, voilà pourquoi le conservatisme triomphe partout.

     

    La tolérance, c'est éradiquer radicalement la radicalisation.

     

    Tant que les représentants de l'ordre seront de droite, et les contestataires de gauche, on n'aura jamais la paix.

     

    J'ai rencontré deux anges. Ils vont se marier et adopter un enfant. Ils n'ont pas d'ailes mais ils ont des couilles. Chacun deux. Chacun d'eux.

     

    Le droit va de gauche à droite et même un peu au-dessus. Le droit du plus fort est parfois un peu gauche.

     

    Un des devoirs de la droite est d'assumer les droits de la gauche. (Et vice versa) Sinon ça pète. (Merci ThFio)

     

    NieuwVlaamse Leeuw":"De Wever est mon berger, rien ne saurait me manquer". Aux antiBDW: pas tirer sur le berger, moutons pas comprendre.

     

    L'alternance gauche-droite correspond à l'alternance "espoir-oubli" chez l'électeur.

     

    Automne arabe : ne jamais recongeler une démocratie laïque après dégel sous peine de guerre intestine.

     

    La grandparence est un métier qui s'apprend quand on est petit et qu'on parle en marchant la main dans celle de son grand-père. 

  • Cons, conneries & Co

     

    Il semblerait que tout le monde soit d'accord pour dire que ce qui fait

    la particularité de l'être humain est sa forme évoluée d'intelligence.

    Tout au moins son potentiel en la matière.

    Il semblerait aussi que personne ne conteste la nécessité de l'enseignement.

    Bien que, certains, que je ne nommerai pas, trouvent que pour les filles, c'est quand même assez superflu.

     

    Mais chaque chose en son temps. Poursuivons.

     

    Dès la naissance, l'être humain va progressivement dépasser le stade de l'apprentissage pour développer son intelligence, sa raison et sa capacité de raisonner.

    Le but de cet enseignement, de cette formation de l'intelligence, n'est-il pas, au fond, de lutter, contre la bêtise et l'obscurantisme ?

    De permettre à la personnalité humaine de différencier le vrai du faux, le bien du mal.

    Donc, de ne pas suivre le troupeau et le berger  qui l'accompagne dans ses errances alimentaires et mâchonnantes.

     

    Mais, là aussi, chaque chose en son temps.

     

    Si l'encyclopédie Larousse vous renvoie à "con", quand vous regardez à "conne",

    elle vous dirige aussi vers "conard, conasse" quand vous vous arrêtez à "connard, connasse". Comme si un seul "n" ne suffisait pas. 

    Pour "connerie", en revanche, elle donne directement la traduction : "stupidité".

    Et à "stupidité" correspond "qui manque d'intelligence, de jugement, de réflexion".

    Donc, à la limite, quelqu'un d'intelligent qui, soudain, ne réfléchit plus peut être amené à pratiquer l'art de la connerie avec dextérité.

    L'inverse est-il vraisemblable ? Un con qui se mettrait à réfléchir serait-il capable d'accéder

    à l'univers de la jugeote ? Espérons toujours.

     

    Revenons donc à nos moutons. Et aux bergers qui les suivent.

     

    Le problème dans le combat contre la stupidité, c'est que cela heurte, blesse et met les stupides dans des états pas possibles. Parce que, dire à un stupide qu'il est stupide, ne se fait en général pas dans la sérénité. Surtout que le stupide entend souvent mieux les synonymes moins élégants correspondant à sa stupidité.

     

    Rappelez-vous la colère de certains enfants quand vous leur annoncez que saint Nicolas, le père Noël, la poule et les cloches de Rome n'existent pas.

    Mais en raisonnant avec eux, ils comprennent vite que c'était en effet un peu trop gros comme canular. Et ils s'en font une raison.

    Raisonner, raison. Faire la différence entre la poésie et la matérialité. Entre le merveilleux et la réalité. 

    Et, à partir de ce moment-là, il est possible de voir d'autres se moquer de saint Nicolas et de ses semblables, sans en faire un caca nerveux. L'humour, et son bon sens, ne seraient-ils pas l'aube de l'intelligence ? 

     

    Mais les croyances, et pire, les intégrismes qui leurs servent de tuteurs, n'ont que faire de l'humour et de l'intelligence.

     

    On se demandera toujours quel crédit attribuer à un historien ou un biologiste qui affichent leur religiosité. Par quelle contorsion schizophrénétique réussissent-ils à faire la part des choses ?

     

    C'est par l'intelligence et sa culture que l'humanité a progressé. Et on peut comprendre que certains esprits moins formés préfèrent la sécurité de l'immobilisme, que leur procurent leurs croyances, aux incertitudes d'un monde anxiogène. 

     

    "Suis le berger, Ginette ! Rien ne saura nous manquer !"

     

    Endormeurs ou exciteurs de foules, selon les vents, leurs intérêts, leurs humeurs,

    ou, le plus souvent, suivant les besoins primaires de leur public, ces "commandeurs des croyants" conduisent -et suivent- ces troupeaux, séduits d'avance, vers les ruminances flatulantes et prometteuses de paradis insouciants autant qu'éternels.

     

    Ils ont leurs temples, leurs chapelles, leurs bibles et leurs corans , mais aussi leurs journaux, leurs chaînes de télé. Ils ont des déguisements et des écritures différents. Mais ils parlent tous le même langage et prêchent tous la même parole hypnotisante- "Aie confiance ! "- tout en nous foutant la trouille dans une fausse jungle qu'ils s'ingénient à rendre encore plus hostile. Enfin, gâteau écoeurant sous la cerise, ils pratiquent tous le même art de la culpabilisation.

     

    Je les entends déjà : "Mon pauvre ! Quel manque d'humilité ! Mais comment peux-tu vivre ainsi en te complaisant dans les ballonnements et les coliques de ton orgueil triomphant ?" 

     

    N'ayez crainte, ils ont réponse à tout ces gens-là.